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En Seine-Saint-Denis, les collégiens ont la flamme

Mercredi 22 mars, les collégiens Alfred-Sisley à l’Ile-Saint-Denis et Robespierre à Épinay ont organisé une course reliant leurs deux établissements, en soutien à la candidature de Paris et de la Seine-Saint-Denis aux JO 2024. Un exemple de « relais olympique » lancé entre les 125 collèges du département jusqu’à juin. VIDÉO.

Peut-être que dans sept ans, les futurs cadors du monde sportif effectueront le même footing qu’eux. En ce mercredi ensoleillé, les collégiens d’Alfred-Sisley à l’Ile-Saint-Denis et de Robespierre à Épinay ont en effet traversé le Parc départemental pour couvrir les 3 km qui séparent leurs deux établissements. Or, à supposer que Paris et la Seine-Saint-Denis obtiennent les Jeux, le village olympique se dresserait en effet à quelques centaines de mètres de là, à cheval entre l’Ile-Saint-Denis et Saint-Denis.

C’est cette perspective qui a poussé l’équipe de profs d’EPS du collège Alfred-Sisley à lancer un projet de « relais olympique ». Le concept : organiser, de janvier à juin, des événements entre les 125 collèges publics du département pour apporter leur soutien à la candidature de Paris 2024.
« On pense vraiment que les Jeux peuvent être une chance pour nos élèves, explique ainsi Thomas Le Coz, l’un des professeurs d’EPS de Sisley à l’origine de l’idée. Donc on s’est investi dans ce projet pour, d’une part, sensibiliser nos élèves aux valeurs de l’olympisme comme le partage, la solidarité. Ce matin, ils ont par exemple pu découvrir certains sports paralympiques comme le basket-fauteuil ou le cécifoot. Et puis, il s’agit aussi de créer des liens entre établissements pour faire vivre ce projet olympique ».

Pour l’occasion, tout le monde avait donc enfilé maillot et basket de running : élèves, mais aussi profs, et jusqu’au principal du collège Robespierre à Épinay. Au départ, une batucada accompagnait les 60 courageux des deux établissements qui allaient se lancer dans l’aventure. A l’arrivée, il y avait quelques visages fatigués, mais beaucoup de bonne humeur. « La course, c’était pas facile, mais je suis content de l’avoir faite, témoignait ainsi le petit Christopher, en 6e à Épinay. Moi, je fais du basket à l’AS du collège et ce que j’aime dans ce sport, c’est le collectif, gagner ou perdre tous ensemble. J’aimerais bien aller voir le basket en 2024 si on a les Jeux. »

Shannon, qui pratique elle le judo et le foot en club voulait faire porter l’accent sur l’égalité entre filles et garçons. « Je trouve que les filles devraient plus oser faire du foot ou un autre sport réputé masculin. Si les Jeux peuvent nous aider à obtenir ça, c’est tant mieux » argumentait-elle après s’être extirpée d’une nuée d’élèves gravitant autour de Karima Neggaz. L’ancienne participante à l’émission Koh Lanta, présente en tant qu’ambassadrice de l’UNSS de Cross Fit, avait elle aussi chaussé les baskets pour l’occasion et s’adonnait de bonne grâce à une séance d’autographes.

Du côté des profs, on était aussi convaincu de l’intérêt d’avoir les Jeux, qui seront attribués le 13 septembre prochain. « Voir cette mobilisation autour d’un événement, s’identifier à des sportifs de haut niveau les amènera sans doute à pratiquer eux-mêmes un sport en dehors du collège. Pour certains d’entre eux qui ne sont pas toujours motivés, cela peut être précieux », estimait Mme Humblot.

Cette prof d’EPS à Épinay s’empressait d’aller mettre à l’abri la flamme olympique, matérialisée par un trophée aux couleurs du logo de candidature des Jeux. Bientôt, cette torche symbolique passera du collège Robespierre au collège Jean-Vigo et ainsi de suite, jusqu’à faire le tour des 125 collèges du département. Le tout culminant dans une grande journée olympique le 14 juin prochain au parc de sports de Marville. Les collèges de Seine-Saint-Denis, plus vite, plus haut, plus fort !

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