Un nouveau centre départemental de vaccination à Tremblay
Jeudi 11 mars, un nouveau centre départemental de vaccination contre le Covid a ouvert à Tremblay-en-France. Ce qui porte à 25 le nombre de centres de vaccination ouverts en Seine-Saint-Denis. Comme les deux autres centres départementaux et le bus, ce nouveau vaccinodrome s’efforce aussi d’assurer des créneaux pour les personnes isolées, afin de limiter les effets de la fracture numérique dans le département.
« Ce vaccin, c’est un soulagement pour moi et mes frères et sœurs. Au moins, on sait notre mère un peu plus protégée. » Ce jeudi, Jean-Jacques, venu pour sa maman Thi Hai, 98 ans, était parmi les premiers à pousser la porte du nouveau centre départemental de Tremblay, établi au gymnase Guimier.
« Soulagement », c’est un mot qui revenait régulièrement hier dans la bouche des habitants – des personnes de plus de 75 ans et des personnes à risques comme le veut le plan national – venus se faire vacciner. Claude et Claudine, un couple de 82 et 78 ans, l’employaient aussi. « Avec ce vaccin, on espère lentement un retour à la vie normale. Déjà, on sait qu’il devrait nous éviter une forme grave de la maladie. » Le sourire aux lèvres, ces Tremblaysiens en oubliaient presque l’attente « assez longue, 2 mois peut-être » ayant séparé leur première demande de leur vaccination effective. « On ne s’est pas angoissé outre mesure. On sait bien que tout le monde ou presque veut être vacciné et que les doses tardent à arriver. »
Ouverte du lundi au samedi sur prise de rendez-vous préalable, la structure comptait pour ce premier jour vacciner 40 personnes, en espérant très vite monter en puissance, avec 100 vaccinations par jour. Comptant des médecins - pour la consultation préalable - et des infirmières – pour la vaccination - elle est, à l’image des deux autres centres départementaux ouverts eux le 18 janvier, un bon exemple de la grande mobilisation des personnels municipaux et départementaux. « Ça me tenait à coeur de participer à cet effort, témoignait Peggy Alonso, infirmière dans une PMI du Département à Bobigny. On sent une réelle satisfaction chez les personnes qu’on vaccine. Beaucoup me disent : « Je vais enfin pouvoir revoir mes petits enfants ». En les écoutant, on mesure une nouvelle fois à quel point certains isolements ont été forcés, douloureux. Du coup, contribuer à ce retour à la normalité, ça fait du bien. On se sent utiles, et ça booste aussi personnellement. », expliquait cette professionnelle de santé entre deux injections de Moderna, le vaccin livré ces jours-ci.
Effort adapté à la situation du Département
Avec Tremblay, voici le nombre de centres de vaccination sur le territoire porté à 24 (et même 25, si on y ajoute le bus de vaccination lancé par le Département le 1er mars). « J’ai souhaité que le Département prenne une part très active dans la vaccination , rappelait hier le président de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel. Il faut avoir une accélération durable, en particulier en direction de certains habitants de Seine-Saint-Denis qui n’ont pas accès aux plateformes en ligne. Cela suppose de développer d’autres stratégies : en passant par les CCAS, les résidences autonomie, ou encore via des sms en direction des titulaires de la cartes Améthystes ou de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie). » Pierre Laporte, vice-président chargé des questions de santé renchérissait : « C’est un effort adapté qui correspond à la situation du Département, qui consiste à cibler des personnes qui sont éloignées du système de santé, et dont Doctolib n’est pas l’outil privilégié. » Une réponse à l’inégalité face au vaccin observée dans les premiers temps : en janvier, des populations franciliennes étaient venues se faire vacciner en Seine-Saint-Denis quand d’autres populations, totalement étrangères aux plateformes en ligne, restaient hors des radars de la vaccination.
L’enjeu étant maintenant d’ouvrir encore davantage de centres, ce qui reste toutefois lié à l’arrivage de nouvelles doses du vaccin pour l’Ile-de-France. « Un comité départemental de vaccination s’est tenu mercredi matin, confiait Stéphane Troussel, et la réflexion du préfet, c’est d’avoir des centres qui soient en capacité d’accueillir de plus en plus largement, où l’on puisse tourner à 150-200 vaccinations par jour. On espère que cela sera mis en œuvre rapidement, en fonction des doses qui nous parviennent. Le mot d’ordre doit être : une possibilité de vaccination à deux pas de chez soi. »
Christophe Lehousse
Photos : ©Mara Mazzanti et ©Sylvain Hitau
https://seinesaintdenis.fr/solidarite/prevention/article/tou-te-s-engage-e-s-contre-la-covid-19#Ou-se-faire-vacciner
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