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Semaine de la mobilité Transition écologique

La Seine-Saint-Denis s’implique pour les mobilités durables

A l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité, qui se déroule du 16 au 22 septembre, nous revenons sur les différentes politiques publiques menées récemment par le Département en faveur des circulations douces. Avec 150 millions d’euros débloqués jusqu’en 2024 pour le plan Vélo, la collectivité bichonne particulièrement la petite reine.

SUR LE GRAND PLATEAU

En jargon cycliste, c’est de cette façon, très imagée, que l’on pourrait résumer le plan Vélo que vient de mettre en route le Conseil départemental jusqu’en 2024. Un long sprint d’investissement -150 millions d’euros sur cinq ans- afin de faire une large place au vélo en ville et ne plus le confiner sur un obscur coin de bitume. Dans la continuité du plan Mobilités Durables mené depuis 2016 et qui a déjà permis de réaliser 120 kilomètres d’aménagements cyclables en Seine-Saint-Denis - soit environ 20 % du réseau routier - il s’agit maintenant de faire en sorte que 100 % des 342 km de routes départementales du 93 soient accessibles en toute sécurité aux cyclistes aguerris ou pas. A travers 324 projets d’aménagements, les services de la voirie travaillent donc à étoffer le réseau cyclable du département.

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DANS LE GRAND HUIT

Avec l’ouverture programmées de 68 nouvelles gares du Grand Paris Express, dont près d’un tiers sont situées dans le 93, ce sont de nouveaux quartiers qui vont être pensés et équipés en termes cyclistes. Des aménagements qui prendront toute leur place dans le plan Vélo 2020-2024 : « En 2030, chaque habitant·e de Seine-Saint-Denis se trouvera à moins de deux kilomètres d’une gare ou d’une station, résume Stéphane Troussel, le président du Conseil départemental. Et deux kilomètres, ce sont huit minutes à vélo : On doit donner la possibilité aux habitant·es de Seine-Saint-Denis de couvrir ces deux kilomètres à vélo et en toute sécurité. »

DES ROUTES MIEUX PARTAGEES

Mieux rouler à vélo, c’est aussi pacifier les rues départementales en aménageant des zones limitées à 30 km/h où les cyclistes n’ont plus l’impression de jouer les chiens au milieu d’un jeu de quilles. Partout où la réduction de vitesse sera adaptée, il sera donc proposé aux communes du 93 d’opter vers un passage au 30 à l’heure. Dans cet esprit, le Département va également renforcer la coopération avec les communes et l’ensemble des associations d’usagers du vélo pour mieux mailler les itinéraires cyclables. Bref, il s’agit que tous les projets de pistes cyclables puissent se connecter entre eux pour étendre peu à peu le réseau cyclable. Et en finir avec les improbables gymkhanas pour franchir le moindre rond-point.

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UN BON COUP DE POMPE !

Comme nous ne sommes pas tous forcément des as de la mécanique, le Département va poursuivre son soutien financier à des associations développant des ateliers d’autoréparation. En 2018, par exemple, un budget de 40 000 euros a été consacré au subventionnement de 7 associations qui œuvrent pour la défense du vélo en ville et organisent des ateliers de re-mise en selle pour enfants et adultes. Enfin, pour prendre en compte le problème technique le plus répandu chez les cyclistes (le gonflage des pneus), le Département projette de mettre à disposition des pompes à vélo publiques à des endroits stratégiques pour les cyclistes, par exemple sur la piste du canal de l’Ourcq.

ET LE PHOTOVOLTAÏQUE FUT !

Le long du canal de l’Ourcq, un passage posait toujours problème aux nombreux cyclistes empruntant cette voie : le pont de la SNCF à Bobigny, éclairé de nuit mais pas de jour, faisait brutalement passer les usagers de la petite reine de la lumière à l’ombre. La parade à ce problème : un dallage photovoltaïque au sol de 50 m², qui permet d’alimenter le pont jour et nuit. Grâce à cette technologie innovante développée par la société Colas, le passage du pont n’est donc plus un problème. Lundi 16 septembre, le président du Département Stéphane Troussel inaugurera d’ailleurs cette installation, qui pourrait à l’avenir être appliquée dans bien d’autres endroits du territoire.

Il N’Y EN A PAS QUE POUR LE VELO

Parce que tout le monde ne peut pas circuler à vélo, le Département s’efforce évidemment aussi de développer les transports en commun qui sillonnent son territoire. D’ici 2030, ce sont ainsi 12 lignes de transports qui vont être créées ou prolongées. Dès 2024, les premières stations des lignes 16 et 17 du Grand Paris Express commenceront à fonctionner, les travaux du GPE s’étalant ensuite jusqu’en 2030. Mais pas besoin d’attendre les calendes grecques pour voir les transports évoluer en Seine-Saint-Denis : grâce à la participation exceptionnelle à hauteur de 80 millions d’euros du Département, le prolongement du T1 vers l’est à destination de Val-de-Fontenay a d’ores et déjà commencé, et début 2020 s’ouvrira le chantier du TZen3, un bus en site propre reliant Les Pavillons-sous-Bois à Paris le long de l’ex-RN3.

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