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Jason Tesson prend de la bouteille chez Auber

A 23 ans, le sympathique sprinter, lancé chez les pros par St-Michel Auber 93, a déjà connu ses deux premières victoires. Issu d’une famille de cyclistes, il nous parle de sa passion, du frisson du sprint et de son rêve ultime : disputer le Tour de France et les grandes classiques.

« Mon truc, c’est les arrivées avec adrénaline, où il faut un peu frotter. » Pour les non calés en cyclisme, comprendre user de moyens plus ou moins réguliers pour passer devant. Comme ça, Jason Tesson est le calme incarné. Mais sur le vélo, le sprinter de poche est une anguille, prêt à se glisser à fond les manettes dans un trou de souris.
Le champion de France amateurs 2020 n’a d’ailleurs pas tardé pour laisser son talent éclater au plus haut niveau : le nouveau venu chez St-Michel Auber 93 vient de leur claquer deux victoires coup sur coup, au Tour du Poitou-Charentes le 25 août et sur A Travers les Hauts-de-France le 3 septembre, pour sa toute première saison chez les pros. Sur A Travers les Hauts-de-France, Jason est aussi allé chercher la toison du général...

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« Le jour de ma victoire sur le Tour du Poitou-Charentes était vraiment spécial. J’ai encore du mal à réaliser, gagner au sprint devant Elia Viviani…, souffle l’intéressé. Je ne pensais vraiment pas gagner dès cette année... » C’est vrai qu’en début de saison, les vents étaient contraires : le coureur avait contracté le Covid fin mai et mis un bon mois et demi à retrouver son meilleur niveau. Oui mais voilà, Jason Tesson, c’est du feu dans les pédales. « Toutes proportions gardées, c’est un petit Caleb Ewan (sprinter comptant cinq victoires sur le Tour de France), très explosif », le cajole Stéphane Javalet, manager de St-Michel Auber 93, qui ne s’y était pas trompé en le pistant pendant 2 ans.
Jason Tesson le lui rend bien : « J’ai choisi cette équipe parce que le feeling est super bien passé avec Stéphane Javalet. Je sentais vraiment un côté humain, familial qui est important pour moi. La suite ne m’a pas détrompé : j’adore l’ambiance au sein de l’équipe, le fait qu’on soit un petit nombre de coureurs rend le tout plus plus accessible. », explique le coureur qu’on sent attentif aux relations humaines.

"Comme des descendeurs à skis"

Et avec Romain Cardis, Anthony Maldonado et Flavien Maurelet, tous sprinters, Tesson est aussi tombé dans une équipe à même de l’emmener dans les emballages de fin. L’art si incertain du sprint, Jason en parle d’ailleurs avec à propos : « On est un peu comme des descendeurs à skis : avant et après, on a conscience du danger. Mais pas pendant, parce que sinon on freinerait… Il y a ce moment où on débranche le cerveau et où on fonce. »

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Face à tant de succès, on le pousse à rêver un peu. « Mon rêve, c’est d’intégrer un jour une équipe World Tour et de faire le Tour. Mais aussi Milan-San Remo, Paris-Roubaix, Gand Wevelgem, le Tour des Flandres, toutes ces courses de Flahutes avec des efforts courts, techniques. », glisse ce passionné. Dans son discours, on devine que le coureur de 23 ans ne restera pas éternellement chez Auber, équipe de 3e division, mais il a choisi de ne pas brûler les étapes, comme en témoigne sa volonté de rempiler un an dans le club de Seine-Saint-Denis.
Le natif d’Angers se réjouit ainsi déjà de découvrir l’année prochaine des courses comme le Circuit de la Sarthe ou les Boucles de la Mayenne, « des courses que j’ai vues tant de fois gamin ».
C’est que Jason vient d’une famille d’authentiques fondus de vélo. Papa et maman sont prêts à se déplacer sur des courses, même quand le fiston n’y est pas. Les deux sœurs font du vélo niveau amateur. Et Grand-père René a été président du Guidon Pédale Club Angevin pendant de longues années. C’est d’ailleurs là que le petit-fils a commencé. « Mon premier vélo de course, je m’en souviens encore : il était en acier bleu anthracite, j’avais 4 ans. »
Désormais, Jason Tesson chevauche plutôt un Ridley. Mais on devine que sa passion d’enfance est restée intacte, prête à rugir.

Christophe Lehousse
Photos : ©St-Michel Auber 93 et ©Thomas Maheux

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