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Seine Saint-Denis
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Un village dans la ville

Installé à quelques hectomètres seulement du Stade de France, le site du village olympique aura une vie après les Jeux. Un éco-quartier qui offrira une nouvelle manière de vivre en ville. Reportage et IMAGES des futurs sites !

« En accueillant les Jeux de 2024, la Seine-Saint-Denis se donnerait les moyens de pouvoir regarder encore plus loin, de faire bouger les choses pour beaucoup d’habitants du département avec, par exemple, la conception d’un éco-quartier sur le site du village olympique. Sans oublier que ce village serait vraiment central pour les athlètes, et ça aussi c’est un plus…  »

L’auteure de cette phrase, la vice-championne olympique de boxe des JO 2016, Sarah Ourahmoune, parle d’autorité. D’abord parce qu’elle a vécu l’expérience de la vie au cœur du village olympique et paralympique de Rio et surtout parce qu’elle connait mieux que quiconque la Seine-Saint-Denis au point d’être nommée, fin mars, « déléguée du gouvernement » dans le département. Également ambassadrice de la campagne de mobilisation pour les JO « En Seine-Saint-Denis, nous sommes prêts », c’est donc avec « attention » qu’elle suit le dossier du futur village olympique qui sera implanté sur trois communes du département (Saint-Ouen, L’Ile-Saint-Denis et Saint-Denis) à seulement quelques hectomètres du Stade de France et du Centre nautique. Tout près aussi de la future gare Pleyel, qui sera une des interconnexions majeures du Grand Paris Express.

Au total, le cœur de vie des athlètes s’étendra sur 46 hectares, au bord de l’eau, à proximité de la Cité du cinéma qui abritera, elle, les lieux de détente et un restaurant de 5 000 places. Pour relier cet espace côté Saint-Denis-Pleyel et L’Ile-Saint-Denis où seront localisés une grande partie des hébergements, une passerelle piétonne fera la jonction au-dessus du bras du fleuve. Les premières esquisses du site imaginé par l’équipe d’urbanistes et d’architectes offrent également piscine et terrasses sur les rives du fleuve. Un vrai cocon pour se mettre « au vert  » avant les compétitions. Et, de manière très réelle aussi puisque l’impact environnemental de la construction du Village olympique et paralympique est prévu pour représenter moins de 30% de l’impact total de l’évènement grâce à la conception de bâtiments éco-responsables. Pensé et dessiné pour être un modèle en matière de développement durable –une éco-cité-, le futur village a ainsi pris le pari d’utiliser 100% d’énergies renouvelables et de mettre en place une politique « zéro déchets. »

Une dynamique environnementale qui s’inscrit aussi dans le partenariat stratégique conclu par la candidature avec le WWF France, l’organisation mondiale de protection de la nature.

Après la période des Jeux olympiques et paralympiques où il aura accueilli jusqu’à 17 000 athlètes et officiels, le village reconverti sera alors le cadre d’un nouveau quartier qui offrira plus de 3 000 logements (dont 2 200 logements familiaux), deux hôtels, 100 000 mètres carrés dédiés à l’activité économique et 17 000 mètres carrés d’offres de services. L’ensemble du site qui s’appuiera également sur les projets existants de l’éco-quartier fluvial de L’Île-Saint-Denis verra les berges de la Seine rendues accessibles à la promenade et aux loisirs. Avec la création de nouveaux espaces publics, le cadre de vie des habitants du quartier aura complètement changé en l’espace de quelques années.

Car, tout l’art et l’esprit du projet du Village olympique est de concilier à la fois les impératifs d’efficacité propres aux Jeux et la satisfaction des besoins urbains et humains de cette partie de la Seine-Saint-Denis. En quelque sorte, créer une fois les lumières olympiques éteintes, un terrain de jeu(x) pour toute une vie.

Le village olympique et les sites de Seine-Saint-Denis en images !

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