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Trois éléphants passent, La Courneuve applaudit

Le 28 septembre, au parc Georges-Valbon, trois éléphants vont traverser le parc. Venez donc voir ce spectacle gratuit et haut en couleurs de la compagnie Oposito, dont le directeur Jean-Raymond Jacob nous trace les contours. Rendez-vous dès 20h !

Trois éléphants passent, on dirait le titre d’une comptine.
Oui c’est ça, une comptine pour la ville. Ce spectacle, c’est comme si le fils de Gargantua avait une boîte à jouets qui se renversait dans la ville. Et parmi les immenses jouets qui s’en échappent, il y a trois éléphants, leur cortège de phénix et une joyeuse bande de musiciens, comédiens et acrobates.

Il s’agit en plus d’un spectacle participatif...
Oui. Dans chaque ville où on joue, on associe 35 habitants à la troupe pour la durée de l’aventure. Ils sont formés pendant cinq jours et deviennent des acteurs à part entière le temps du spectacle. Durant ce stage, on travaille surtout le chœur, la musique et les voix. Ils rencontrent aussi la costumière et la maquilleuse, de manière à être le plus autonomes possible le jour du spectacle.

Pour vous, jouer à Georges-Valbon, ce sera aussi un retour aux sources…
Et oui ! Notre compagnie, fondée en 1982 par Enrique Jimenez (désormais retraité), est née à Saint-Denis. On a ensuite grandi à Noisy-le-Sec. On est un pur produit de la politique culturelle du Département durant ces années. On a ensuite poursuivi notre route vers le Val-d’Oise mais on revient toujours avec plaisir en Seine-Saint-Denis.

Qu’est-ce que ce département a de spécial pour vous ? Son énergie, son métissage ?
Oui, tout ça. Plus le fait que, quand on sillonnait les routes de France à l’époque avec un 93 sur la plaque d’immatriculation, on savait ce que voulait dire le mot stigmatisation. Le nombre de fois où on s’est fait contrôler juste pour cette raison ! Mais je crois que ça nous a donné beaucoup de caractère. D’ailleurs, beaucoup d’équipes artistiques de qualité se sont forgées à l’époque dans ce territoire.

Et enfin, cette question cruciale : pourquoi un début de spectacle à 20 h 30 ?
Ben, justement parce que vous me le demandez. Ça fait des années que nos spectacles ne commencent pas à une heure pile parce qu’on sait que les gens vont tous nous demander pourquoi. Et aussi parce que ça responsabilise énormément le public et les artistes. Les spectateurs se disent : “Si je suis pas là à 20 h30, je vais rater quelque chose.” Alors, réglez vos montres ou vos portables…

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Témoignage d’Eric Grand-Jean, habitant de La Courneuve, qui a pu participer l’année dernière au spectacle itinérant « Trois éléphants passent ».

« C’a été une super aventure. Je faisais partie de l’équipage de 5 personnes qui tractent un des éléphants. Le nôtre s’appelait Babar. J’en garde un super souvenir. Le bonheur, la féerie que ça suscite… On retombe en enfance. La Pour participer, il faut effectuer un stage de quelques jours qui vous fait déjà rentrer dans la magie de l’événement : on voit les éléphants et les phénix du spectacle, on écoute les anecdotes des membres de la compagnie et bien sûr, on apprend la gestuelle et les déplacements synchronisés qu’on aura à faire lors du spectacle. A cela s’ajoutent les costumes… C’est simple, je dirais qu’Oposito nous rend beaux… »

photo : ©Alain Constantin

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