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Stéphane Bern au parc forestier de la Poudrerie

Jeudi 20 février, Stéphane Bern a visité avec Stéphane Troussel, président du Département de la Seine-Saint-Denis et Belaïde Bedreddine, vice-président chargé de l’écologie urbaine, le parc départemental forestier de la Poudrerie à Sevran, où trois bâtiments de l’ancienne manufacture nationale seront restaurés grâce notamment au soutien financier de la Mission Bern avec la Fondation du patrimoine et des habitants.

« Situé sur les communes de Livry-Gargan, Vaujours, Villepinte et Sevran, ce parc est situé sur l’ancienne Poudrerie nationale créée en 1865 par Napoléon III », explique Stéphane Troussel à son hôte du jour, Stéphane Bern. « Les ateliers, bureaux, dépôts ou laboratoires encore en place présentent tous une architecture soignée et monumentale, témoignant de l’identité industrielle de ce désormais lieu de loisirs. C’est pourquoi le Département de Seine-Saint-Denis, avec les Villes de Villepinte, Vaujours, Sevran, Livry-Gargan, les communautés d’agglomération Est Ensemble et Terres d’Envol, l’Etat et la Région, a décidé de restaurer une partie des bâtiments du parc de la Poudrerie. »

Trois bâtiments seront concernés par cette réhabilitation. La visite commence par l’ancien laboratoire d’épreuves. C’est là qu’on testait les poudres en cours de fabrication. « L’objectif est de le transformer en centre nature destiné à accueillir le jeune public, explique Stéphane Troussel, mais auparavant d’importants travaux de dépollution sont nécessaires. »
Stéphane Bern répond : « Je souscris complètement à cette vision de préservation de tels bâtiments. Si le patrimoine n’a pas une nouvelle vocation, cela ne sert à rien de le restaurer. »
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Après quelques minutes de promenade sous le couvert des grands arbres, plantés au 19e siècle pour atténuer le souffle d’une éventuelle explosion, le petit groupe (élus, représentants de l’association des Amis du parc, agents départementaux et bien sûr Stéphane Bern) traverse le canal et arrive à l’ancien magasin à poudres. Sa toiture, bien abîmée, a été déposée et la maçonnerie à nu a été protégée. Mais il ne faudra pas tarder à la rénover, pour qu’elle puisse servir de lieu d’accueil, d’exposition pour les quelque 1,5 million de visiteurs annuels du parc.

Retour sur l’autre rive du canal : la grande halle où on entreposait autrefois les caisses à poudre laisse désormais apparaître un squelette métallique. « Avec 1 700 m2 au sol, il serait possible de l’aménager pour des activités sportives abritées, ou bien si on dispose une verrière, cette halle pourrait servir pour de l’agriculture urbaine... » Pour cela et l’ensemble des rénovations, en plus des 2,7 millions d’euros engagés par les différents partenaires publics, la Fondation du patrimoine abondera d’autant les 13 500 euros que les habitants ont versés lors de la campagne de financement lancée par le Département de septembre à décembre 2019.

Stéphane Bern de conclure : « L’histoire forge l’identité collective d’un lieu. C’est en se l’appropriant qu’on se sent appartenir au territoire où l’on vit. Et le patrimoine industriel tel que celui du parc de la Poudrerie a cela d’important et de singulier qu’il appartient à la fois aux personnes qui ont travaillé en ces lieux, à leur famille et aux visiteurs d’aujourd’hui. »

La collecte continue

Si vous aussi vous êtes attaché au parc forestier de la poudrerie, si vous voulez contribuer à la rénovation de ses bâtiments, vous pouvez faire un don, défiscalisé. La collecte restera active jusqu’en 2022.
Rendez-vous sur : www.fondation-patrimoine.org/60295

Photos : Daniel Ruhl

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