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Jeux olympiques et paralympiques

Rebondir encore

Allan Morante a été l’un des premiers sportifs de Seine-Saint-Denis à décrocher sa qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo. Au moment où on apprend leur report à 2021, le multiple champion de France de La Dionysienne Trampoline répond à nos questions, de chez lui, comme la plupart d’entre nous.

« - Bonjour Allan, comment allez-vous ?
-Un peu comme tout le monde j’imagine ! Je reste chez moi, et j’essaye de ne pas perdre le bénéfice de mois de préparation physique et technique. Tous les sportifs ont le même problème, mais les sportifs de haut niveau comme moi ont la chance de bénéficier du suivi quotidien d’un préparateur physique. Il nous adresse chaque jour un programme adapté, personnalisé.

- Et pour ce qui est du mental ?
-Ah oui, là aussi, je suis suivi par un spécialiste de la question. C’est un aspect de la préparation auquel j’accorde beaucoup d’importance. 

- En quoi cela consiste-t-il ?
-Le trampoline est un de ces sports où les sensations comptent énormément : sensations au moment du rebond dans la toile, lors des figures dans les airs… En imaginant, en visualisant distinctement et en détails chaque mouvement, en l’intériorisant, on imagine ces sensations. Plus même ! On parvient à ressentir physiquement les effets des évolutions. Pour mieux vous l’expliquer, lorsqu’on réussit particulièrement une figure en trampoline, on a la sensation de planer. Eh bien lorsque je visualise un tel exercice, je parviens à ressentir cette sensation !

- Qu’est-ce que cela vous apporte ?
-C’est particulièrement important lorsqu’on doit traverser une longue période sans monter sur le trampoline. On garde ainsi les sensations des sauts, on sera moins perdu au moment de s’élancer sur la toile. Il faut savoir qu’un trampoliniste, après 15 jours d’arrêt, mettra 2 mois à retrouver son niveau. L’imagerie mentale est véritablement un outil formidable, et pas seulement pour les sportifs. Avant un entretien, un examen, je me répète chaque moment, chaque étape de l’argumentaire… C’est une aide précieuse, particulièrement pour réagir face à une question ou une situation imprévue.

- En parlant d’imprévu, vous qui étiez déjà qualifié, que pensez-vous du report des Jeux olympiques de Tokyo à 2021 ?
-Compte tenu de la situation, je trouve cela plutôt positif. Il nous était impossible de nous préparer convenablement pour ce qui est le plus grand rendez-vous sportif au monde. Avec en plus de grandes disparités selon les pays. En Chine par exemple, il existe des centres sportifs où 95 % des personnes qui y travaillent, sportifs, entraîneurs etc, vivent sur place. Rapidement, ils ont été confinés et ont continué de s’entraîner. Ce n’est pas du tout le cas à l’Insep par exemple. J’ai bien sûr une pensée pour les sportifs plus âgés qui comptaient arrêter leur carrière après ces Jeux. Pour eux, cela signifie encore une année d’efforts, de sacrifices… Est-ce qu’ils pourront le faire ? Quant à moi, pas de problème, en 2021 je serai encore là, en 2024 aussi et bien des années encore ! »

Allan Morante est licencié depuis toujours à La Dionysienne Trampoline. A 25 ans, il compte 4 titres de champion de France en individuel et autant en synchronisé. Il a été vice-champion du monde 2018 en synchronisé, trois fois finaliste en championnats du monde, 4e en 2018. Allan Morante bénéficie comme quatre autres espoirs de Seine-Saint-Denis pour les JO de Tokyo, du soutien du Département au travers de conventions d’insertion professionnelle, d’une durée d’un an, et reconductibles. Déjà titulaire d’un BTS informatique, le trampoliniste doit passer une licence professionnelle en alternance avec le Département.
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