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Oscar Niemeyer, magicien du béton

Oscar Niemeyer, le dernier monument de l’architecture mondiale du 20e siècle, a bâti en Seine-Saint-Denis deux bâtiments, la Bourse du travail à Bobigny et le siège du quotidien L’Humanité à Saint-Denis.

Cet été, si vous avez suivi les JO à la télé, vous avez pu découvrir le sambodrome– imaginé en 1984 par l’architecte pour accueillir le plus fameux carnaval au monde – lors des épreuves de tir à l’arc et l’arrivée du marathon. Oscar Niemeyer n’aura pas pu vivre cet événement planétaire. Le 5 décembre 2012, il s’éteint à l’âge de 104 ans, laissant derrière lui une œuvre considérable dans son propre pays mais également en France, terre d’exil durant la dictature militaire, où il a construit quelques ouvrages majeurs. Outre le siège du Parti communiste français à Paris (1980), des immeubles de bureaux à Fontenay-sous-Bois, la maison de la culture au Havre – appelée le Volcan –, il érige en Seine-Saint-Denis la Bourse du travail à Bobigny (1978) et le siège du quotidien L’Humanité à Saint-Denis (1989). Au total, il a réalisé plus de 600 projets dans le monde et donné son nom à l’espace qui accueille les événements culturels et politiques au siège de la place du Colonel-Fabien, à Paris.

Le siège de L’Humanité

Le style fait l’homme, dit-on… Pour définir au mieux le travail de Niemeyer, on peut rappeler les constructions en béton, les murs blancs, le verre et les formes arrondies qui rappellent, disait-il, le corps des femmes. Pour réaliser le siège du quotidien L’Humanité à la demande de Roland Leroy,son directeur, l’architecte brésilien conçoit un bâtiment qui se plie aux dimensions et à l’ordonnancement de la façade et ménage des vues sur la basilique Saint-Denis, toute proche. Niemeyer va concevoir un bâtiment en forme de Y, une fois encore tout en courbes, avec une volute marquant l’entrée du bâtiment. En 2007, l’État accorde conjointement la protection au titre des monuments historiques au siège du journal, à la Bourse départementale du travail et au siège du Parti communiste français. Aujourd’hui, le journal occupe d’autres locaux à Saint-Denis.

« Le vocabulaire plastique du béton est tellement fantastique que tout a changé depuis. Grâce à sa légèreté, un monde aux formes nouvelles a surgi. Ce qui me plaît le plus dans le béton, c’est sa générosité. Cet le béton qui suggère la courbe en architecture et qui souvent l’impose », disait-il.

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La Bourse du travail

En 1972, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis rend public son projet de bourse départementale du travail à Bobigny. Deux ans plus tard, le permis de construire est définitivement délivré et, en 1975, Jean-Maur Lyonnet, jeune architecte stéphanois, est recruté comme architecte d’opération pour suivre les chantiers de l’agence créée par Niemeyer en France.

Le 2 mai 1978, la Bourse départementale du travail est inaugurée par Georges Valbon, président du Conseil général. Véritable signal urbain, « libre et lyrique » l’auditorium « caractérise l’ensemble » du bâtiment selon les propres termes d’Oscar Niemeyer.
L’architecte y insuffle une exubérance toute en courbes et en sensualité mais aussi structurel, en donnant au béton une plasticité et une poésie jusque-là inconnus.

« Simple et économique » selon l’architecte, le bâtiment de bureaux est, lui, un sobre immeuble sur pilotis, paré en façade d’un mur-rideau de verre teinté, scandé de fins meneaux de béton blanc. Si l’occasion se présente de découvrir l’intérieur l’un de ces deux bâtiments, par exemple lors des Journées européennes du patrimoine, n’hésitez pas : ils font partie de la richesse de notre département.

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Une étude diagnostic sur la Bourse du travail
Le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis s’est récemment engagé dans la voie de la réhabilitation de ce bâtiment, protégé au titre des monuments historiques, afin qu’il puisse, dans les années à venir, recouvrer son aspect originel.

À cet effet, une étude a été lancée. La première phase de la mission permet d’établir un diagnostic patrimonial de l’ensemble du bâtiment. Une analyse historique a été menée : la collecte de tous les documents d’archives identifiés par le service du patrimoine culturel doit permettre de retrouver les dispositions d’origine du bâtiment.

Dans un deuxième temps, un état sanitaire du bâtiment et de ses abords est réalisées afin de faire émerger les modifications ayant transformé le bâtiment depuis sa construction, un rapport mettra en évidence comment respecter le patrimoine que constitue ce bâtiment.
Après validation par le comité technique de suivi, un plan pluriannuel d’intervention pourra être envisagé dans le cadre d’une restauration globale du lieu.

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