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Nordine Oubaali, toujours champion

Jeudi 7 novembre à Saitama au Japon, Nordine Oubaali le boxeur du Top Rank Bagnolet, a conservé sa ceinture de champion du monde WBC poids coqs face au Japonais Takuma Inoue. Une victoire acquise en famille, comme toujours chez les Oubaali.

Dans la grande salle de Saitama devant 30 000 spectateurs japonais, dans le coin du ring il n’y avait pas qu’un seul, mais bien quatre Oubaali. Ali, le coach, le grand frère, celui qui sans discontinuer donne des consignes, round après round. Omar, plus discret, toujours présent, efficace, à la salle comme au bord du ring. Messaoud, le petit dernier, qui débute en professionnel et s’instruit en suivant ses aînés. Et Nordine bien sûr, le champion en titre. A 32 ans, il vit son rêve commencé dans une petite salle de boxe du Pas-de-Calais, comme la plupart de ces 17 frères et sœurs. En janvier de cette année, il a conquis le titre mondial des poids coq WBC, sans doute la fédération professionnelle la plus représentative. Pour cela, il a été défier l’Américan Rau’shee Warren, chez lui à Las Vegas. Et c’est le Français, sans appui d’une grosse structure, de grand partenaire media, qui a été chercher le titre avec ses poings.
Ce titre, il l’a ensuite défendu contre le Philippin Arthur Villanueva, mais pas à domicile, chez lui en France comme un champion en titre pourrait l’espérer. Faute d’organisateur dans l’Hexagone, c’est à Astana au Kazakhstan que Nordine Oubaali règlera le compte de son challenger, tellement saoulé de coups qu’il abandonnera à la sixième reprise.

Il défie un Japonais au Japon

Jeudi dernier, une fois encore c’est à l’étranger, sur les terres de son adversaire que Nordine est parti défendre sa ceinture. En face de lui, Takuma Inoue, 23 ans 13 victoires et invaincu. Comme souvent, Nordine a eu du mal à se préparer. Aucun boxeur japonais ne voulant aider un étranger en lui servant de sparring partner, Nordine et son frère Ali ont dû s’installer plusieurs semaines au Kazakhstan et faire venir d’autres boxeurs. Un plan B qui limite un peu les effets du décalage horaire, un peu seulement.
Le combat commence, Nordine est appliqué, il gère bien le combat, malgré un adversaire à l’allonge supérieure et très mobile. A la deuxième reprise, Nordine place un crochet arrière. Inoué est compté huit, se relève. Les reprises s’enchaînent, dans son coin, Ali donne sans discontinuer des consignes à son petit frère : « Feinte-le, ne reste pas statique sur tes jambes ! Là, c’est bien, tu frappes plus fort ! C’est toi le patron ! » Dans le douzième et dernier round, Inoue donne tout ce qu’il lui reste et accélère. Il sait qu’il est retard aux points et cherche le K.O. Mais Nordine, un moment bousculé gère et réplique même. Fin du combat et décision unanime, Nordine Oubaali est toujours le champion !
Un peu plus tard dans la soirée, Naoya Inoue, le grand frère de l’adversaire du jour d’Oubaali, a défait aux points Donaire au terme d’un combat épique et est devenu super champion WBA et IBF. Sa toute nouvelle ceinture autour de la taille, il s’empresse de défier le Français pour "venger son frère ! ". Défi accepté par Nordine, ce serait la possibilité d’unifier les titres. Un exploit qu’un seul boxeur français est parvenu à réaliser avant lui, un certain Jean-Marc Mormeck, de Bobigny…

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