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Margaux Pinot va à Tokyo !

Grâce à sa récente médaille d’argent aux championnats d’Europe (samedi 17 avril), la judokate de l’Etoile Sportive du Blanc-Mesnil décroche sa sélection, sa première aux Jeux olympiques. Pour Tokyo, Margaux Pinot (27 ans) rejoint sa camarade de club, la championne du monde en titre Madeleine Malonga (-78kg). Pour de l’or ?

Jusqu’à 13 heures aujourd’hui, Margaux Pinot aura eu « un grain d’incertitude concernant ma sélection aux Jeux… ». Sur Facebook, en direct, de la voix de Larbi Benboudaoud, directeur de la performance de l’équipe de France, l’âme de Blanc-Mesnil l’a validée « Oui, je m’y attendais. Mais, le plus dur reste à faire… »
Quelques minutes après, pas le temps de savourer, la judokate prenait à bras le corps un oral blanc pour son diplôme d’Etat d’entraîneure : « Comme d’habitude, j’avancerai d’objectif en objectif. Les Jeux ne sont pas une fin en soi. Je penserai à l’or quand l’heure sera venue : nous en sommes loin ! Là, je voudrai surtout remercier mon club pour son soutien, mon entraîneur Alain Schmitt. Génial d’avoir deux représentantes du club aux Jeux ! »
A 94 jours de Tokyo, celle qui est venue au judo en regardant la victoire olympique de David Douillet à Sydney en 2000, celle qui était la partenaire d’entraînement de Gévrise Emane à Rio 2016, se sent fin prête : « Impatiente de les vivre de l’intérieur, j’appréhende surtout que nous soyons, à cause de la pandémie, coupé du monde au point d’en perdre la magie des Jeux… »

Boulettes et coups de tonnerre !

Samedi 17 avril, aux championnats d’Europe à Lisbonne, Margaux Pinot, numéro deux mondiale, n’avait pas craqué. Son défi alors ? Réaliser un meilleur parcours que sa concurrente directe, numéro un mondiale, la judokate de Longjumeau, Marie-Eve Gahié (24 ans). Avant de fouler les tatamis portugais, les deux concurrentes le savaient : la meilleure poinçonnerait, à coup sûr, son billet pour Tokyo…
Au premier tour, Marie-Eve Gahié fut éliminée : « Un coup de tonnerre, comme le qualifie Larbi Benboudaoud, directeur de la performance de l’équipe de France. A-t-elle été bouffée par la pression ? Malheureusement, elle est habituée sur des grands rendez-vous à des choses extraordinaires comme à des boulettes… ».
Double championne d’Europe en titre après avoir été trois fois championne d’Europe junior, Margaux Pinot, elle, ne craqua pas sous l’objectif d’une troisième finale d’affilée : « Depuis trois ans, j’étais en concurrence avec Marie-Eve. Mais, j’avais confiance en mon judo, je savais que tout se jouerait sur cette confiance. La veille de la compétition, j’avais dormi comme un bébé. J’étais donc arrivée très détendue voulant prendre du plaisir. Si je n’avais pas fait une boulette en finale sur un ippon décevant, j’aurais, sans doute, pu repartir avec l’or. Mais, cette journée, je l’ai kiffée au point de me donner envie d’aller faire les championnats du monde, début juin. Même si ça risquait d’être copieux avant Tokyo, je me sens super bien dans mon judo et faire des championnats du monde me tenait à cœur… »

Ippons pour un or nippon

Mais après l’avoir sélectionnée pour les Jeux de Tokyo, Larbi Benboudaoud, responsable de l’équipe féminine, la met au repos : « A six semaines des Jeux, il n’est pas idéal pour Margaux de faire les championnats du monde (06 au 13 juin à Budapest). A Tokyo, elle doit aller chercher le titre… »
Avec Madeleine Malonga, Margaux Pinot représentera l’Etoile sportive de Blanc-Mesnil, prête pour des médailles. D’ailleurs toutes deux rappellent en chœur : « Ah, il ne faudra pas non plus oublier la médaille par équipe ! »

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