Les étudiant·e·s de Paris 8 mobilisé·e·s pour les Jeux de Paris 2024
La 5e édition du Grand 8, la fête de rentrée de l’université Paris 8, a eu lieu les 26 et 27 septembre. Le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis a profité de l’événement pour recueillir les attentes des étudiant·e·s face aux enjeux culturels, économiques et sociaux des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 sur le territoire.
Si elle ne constituait pas le cœur du dispositif, la thématique portant sur les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) à Paris en 2024 a occupé une place importante lors du Grand 8, la fête de la rentrée de l’université Paris 8, qui a eu lieu les 26 et 27 septembre à Saint-Denis. Entre les exhibitions d’escalade, de basket, d’escrime, de sports de combat, la course sportive « Les 8 km du Grand 8 », la sensibilisation à la pratique handisport et la réalisation d’une fresque participative géante baptisée « Et toi tu seras où en 2024 ? », l’esprit JOP a irrigué un rendez-vous qui se tenait pour la cinquième année consécutive. Le conseil départemental de Seine-Saint-Denis, qui a tenu un stand durant les deux jours, a profité de l’occasion et de l’intérêt que l’université porte à l’égard des Jeux et de ses retombées pour sonder les étudiants sur leurs attentes, leurs craintes et leurs besoins.

Pour Alexia, étudiante en 3e année de psychologie et qui a fait le plein de goodies à l’effigie des JOP (tee-shirt, bracelet, tour de cou porte-clés), les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 ne seront réussis « que s’ils parviennent à apporter l’égalité entre les genres et davantage de visibilité à la partie paralympique, même si celle-ci est davantage médiatisée et prise en compte depuis quelques années. Je m’intéresse de très près à la question du handicap qui fait désormais partie intégrante des Jeux. Pour moi, l’exploit et la performance sont intéressants, bien sûr, mais passent au second plan. »
« Rappeler que le handicap n’est pas une fatalité pour pratiquer un sport »
« La Seine-Saint-Denis manque d’équipements répondant aux besoins des personnes en situation de handicap », regrette Sofiane. Cet étudiant en licence 2 de sociologie sait de quoi il parle : il est non-voyant et joueur de cécifoot. « En marge des Jeux, si l’occasion se présente, je compte mener des actions de sensibilisation en tant que bénévole. Me rendre dans les écoles pour rappeler que le handicap n’est pas une fatalité pour pratiquer un sport mais au contraire un défi. » Toutes ces revendications font écho au plan de mobilisation Seine-Saint-Denis 2024 adopté par le conseil départemental. Un des axes de ce plan rappelle l’urgence d’innover en matière de handicap en fédérant les différents acteurs autour d’un équipement dédié au sport inclusif, le PRISME (Pôle de référence inclusif sportif métropolitain).

Abderrahmane, en master 2 Union européenne et mondialisation, estime pour sa part que les Jeux sont un formidable accélérateur économique et territorial. « De par leur retentissement international et leur impact médiatique, [ils] sont un bel outil de promotion de la nation française. Ils vont aussi favoriser l’activité économique du territoire et donner une image positive de la Seine-Saint-Denis, qui en a bien besoin… »
Photos : ©Nicolas Moulard
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