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Femmes Santé & Prévention Aubervilliers

Cancer du sein : femmes, regardez-vous !

Comme chaque année, durant tout le mois d’octobre, habitantes, associations, institutions se sont mobilisées aux côtés du Comité départemental des cancers (CDC) pour organiser des marches et divers événements de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. Reportage lors d’une de ses actions, à la régie de quartier Maladrerie-Émile Dubois à Aubervilliers.

« C’est quoi une métastase ? », « Comment on voit qu’on a un cancer ? », « Et pour celles qui n’ont pas de seins ?  », « Les baleines de soutien-gorge donnent le cancer ? » Naïves ou plus complexes, les questions se succédaient ce jeudi 25 octobre dans la petite salle de la régie de quartier Maladrerie-Emile Dubois. Une quinzaine de femmes, toutes salariées en insertion, s’y pressait à l’invitation du collectif « Octobre rose » d’Aubervilliers. Le but de cette opération qui a lieu tous les ans à l’automne : informer sur le cancer du sein et l’importance de son dépistage précoce.

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Quelques unes connaissaient malheureusement bien le sujet. « Beaucoup de gens de ma famille sont touchés  », a confié par exemple Fatima, suscitant immédiatement des questions sur le caractère héréditaire de ce cancer. Avec des mots simples et imagés, Hélène, du Comité départemental des cancers (CDC), précise alors les causes, explique la façon dont les cancers apparaissent et se développent dans notre corps, multiplie également les questions à son auditoire pour mieux le capter.

« Neuf cancers sur 10, quand ils sont pris tôt, se soignent »

« Est-ce que vous avez une idée du nombre de femmes à qui on dépiste un cancer du sein chaque année ? », questionne-t-elle. Les participantes avancent les nombres de 200, puis 2000, puis 10 000, avant d’être soufflées par les statistiques réelles données par Hélène : « Environ 55 000 femmes ». « Mais cela ne veut pas forcément dire que cela va être grave, ajoute aussitôt l’intervenante. Si on le trouve, on peut le soigner. Neuf cancers sur 10, quand ils sont pris tôt, se soignent, mais 12 000 personnes meurent encore du cancer du sein par an. Il faut le chercher... »

Hélène enchaîne alors sur le dépistage et prodigue des conseils : « La première chose qu’on fait : on se regarde ! Est-ce que tout le monde se regarde ? Je suis sûre que plein de femmes ne se regardent pas ! » Comme une confirmation de son intuition, les rires fusent immédiatement dans la salle. « Moi, quand je me regarde, le miroir s’en va ! », plaisante Christine avec beaucoup d’auto-dérision.

Alors Hélène les incite à le faire, leur donnant les signes à surveiller : un grossissement ou au contraire un creux qui se forme, la modification d’aspect d’un mamelon, un changement de couleur ou d’aspect de la peau, des veines qui commencent à ressortir. Elle explique également comment s’y prendre pour s’auto-palper afin de vérifier la présence d’éventuelles grosseurs. Avant d’insister sur la mesure de prévention la plus efficace : voir un gynécologue, sage-femme ou médecin une fois par an.

Informez vous sur le cancer du sein et son dépistage sur le site officiel de la campagne Octobre rose ou sur celui du Comité départemental des cancers de Seine-Saint-Denis.

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