Seine Saint-Denis
Actions pour les Jeux

Un atelier pour parler Jeux de Paris 2024 aux villes du Département

Le 12 janvier, la Fabrique des Jeux, l’outil de transmission d’information, d’échange et de construction de projets autour des Jeux de Paris 2024 lancé par le Département, a convié les villes de Seine-Saint-Denis pour évoquer les Jeux olympiques et paralympiques. Au menu de cet atelier : présentation de la nouvelle carte des sites olympiques, impact des JOP sur le territoire et héritage.

Malgré le contexte sanitaire compliqué et tandis que plane l’incertitude autour des Jeux de Tokyo en 2021, les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 avancent à bon rythme, si l’on en croit les organisateurs. Mardi 12 janvier, à l’occasion d’un Atelier des Villes proposé par la Fabrique des Jeux, un lieu pensé par le Département qui rassemble les acteurs du territoire souhaitant s’engager dans la dynamique des JOP, Jean-Philippe Gatien, ex-étoile française du tennis de table et directeur des sports de Paris 2024, est venu confirmer cette tendance, précisant que les fondamentaux du projet étaient préservés. Il a notamment pris comme exemple le maintien de l’ancrage des Jeux sur le territoire de la Seine-Saint-Denis.

Une donnée importante car il y a quelques mois encore, pour éviter que le budget s’envole, le COJO (Comité d’organisation des Jeux) avait annoncé la révision de sa carte des sites olympiques, en privilégiant, par exemple, des sites existants aux équipements provisoires plus coûteux. La Seine-Saint-Denis aurait pu être un des grands perdants de cette modification mais elle avait finalement réussi à obtenir des compensations sur plusieurs épreuves olympiques. Après avoir signifié que 24 sports sur 32 se disputeront dans un rayon de 10 km autour du village olympique - lequel s’établira sur les communes de Saint-Ouen, Saint-Denis et L’Ile-Saint-Denis -, le champion olympique de tennis de table a rappelé que l’escalade, l’un des quatre sports additionnels de Paris 2024 qui fera ses débuts olympiques à Tokyo, et le rugby à 7 se tiendront en Seine-Saint-Denis. « Initialement prévues place de la Concorde à Paris, les épreuves d’escalade se tiendront au Bourget avec la création d’un site pérenne en héritage dont le projet sera étudié avec l’ensemble des acteurs concerné », a assuré Gatien.

Une nouvelle saluée par le président du Département Stéphane Troussel : « Avec ce futur équipement, il y a matière à développer ce sport qui jouit, en Seine-Saint-Denis, d’un intérêt grandissant de la part de la communauté scolaire, des professeurs d’éducation physique et des élèves. » Le directeur des sports de Paris 2024 a également annoncé que les épreuves paralympiques du marathon et du cyclisme sur route se disputeront dans le département « sur des parcours qui n’ont pas encore été validés mais qui permettront de faire rayonner le territoire ».

Quid du sort des bassins démontables ?

On le sait depuis maintenant plusieurs semaines : les compétitions de natation en ligne, épreuve phare du programme qui impliquait l’aménagement d’un bâtiment spécifique, ont quitté le département pour l’Arena de la Défense. Mais Stéphane Troussel a tenu à informer ceux à qui cela aurait échappé que « la Seine-Saint-Denis aura bien un centre aquatique pour les épreuves olympiques de plongeon, de water-polo et de natation artistique. » Une infrastructure pérenne qui sera mise à la disposition des habitants dès 2025. Le sort des trois piscines démontables, installées en Ile-de-France lors des Jeux et qui tomberont par la suite dans l’escarcelle des collectivités de Seine-Saint-Denis, a occupé une place importante lors de cet Atelier des Villes.

Flora Dancourt, manager des aménagements olympiques à Paris 2024, a rappelé que ces bassins provisoires étaient notamment « des enjeux forts sur un plan symbolique et mais aussi environnemental avec la question du réemploi pour le département. » Un appel à manifestation d’intérêt vient d’ailleurs d’être lancé en direction des collectivités de Seine-Saint-Denis, où, rappelons-le, un enfant sur deux arrive au collège sans savoir nager. Les municipalités ou intercommunalités qui se porteront candidates (elles ont jusqu’au 5 février pour le faire) vont devoir mettre en œuvre un projet technique et financier viable. Car le stockage, le transport et l’installation de ces bassins seront à leur charge.

L’arrivée des Jeux sur le territoire, conjuguée au Plan Piscines 2016-2021 mis en place par le Département (visant à la rénovation de la moitié des piscines et à la construction de cinq nouvelles), va permettre à la Seine-Saint-Denis d’accueillir lors de ces prochaines années plusieurs piscines pérennes, parmi lesquelles le futur centre aquatique de Marville à Saint-Denis. Un espace qui servira de base d’entraînement pour les athlètes de water-polo durant les Jeux et qui bénéficiera ensuite durablement aux habitants. Ce projet, dont le montant s’élève à 30,5 millions d’euros, est financé par la Solideo (la société de livraison des ouvrages olympiques) et soutenu par des contributions de la ville de Paris et du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, qui est aussi maître d’ouvrage.

Mais l’idylle des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ne se limite pas aux épreuves et infrastructures sportives. Le COJO doit en effet emménager d’ici quelques jours dans des locaux flambant neufs à Saint-Denis où il établira son nouveau siège.