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Enfance & Famille Handicap

Tous pareils, tous différents

À l’occasion de la 28e Journée internationale de la Convention internationale des droits de l’Enfant, zoom sur l’accueil des tout-petits porteurs de handicap au sein des crèches départementales et des centres de protection maternelle et infantile de Seine-Saint-Denis.

Exposition en langue des signes à la crèche Lucie-Aubrac de Bondy, soirée débat avec les familles sur l’accueil de la différence à la crèche Guynemer de Dugny, installation d’un espace favorisant les activités psychomotrices, récréatives et sensorielles dans les centres de PMI Henri-Barbusse et du 18-Juin à Gagny… Tout au long du mois de novembre, quelque 40 crèches et PMI départementales s’engagent pour valoriser la Convention internationale adoptée par les Nations unies en 1989 et pla-cée cette année sous le signe de l’accueil inclu-sif du handicap.

L’article 23 de la Convention énonce en effet que les « enfants handicapés doivent mener une vie pleine et décente, dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie et facilitent leur participation active à la vie de la collectivité ». Un projet de vie et de société que le Conseil départemental a fait sien puisque ses structures accueillent large-ment les enfants présentant un handicap afin de permettre une réelle mixité au même titre que la mixité sociale.

Respecter les capacités de chacun

« Ce n’est pas tant l’âge de l’enfant qui nous intéresse que ce qu’il sait faire. S’il est dans une phase où s’exprime sa motricité et n’aime pas le coloriage, il n’en fera pas ! », explique Nathalie Leroi, directrice de la crèche Georges-Braque à La Courneuve, qui accueille cette année deux enfants porteurs de handicap.
Et d’ajouter : « Notre objectif est de favoriser son désir de faire les choses au moment où il a envie de les faire : cela vaut d’ailleurs pour tous les autres enfants accueillis dans notre établissement. Et je suis convaincue que c’est cette démarche qui permet que cela se passe bien. L’équipe est là pour accompagner l’enfant, voir où il en est dans la progression, dans son épanouissement et sa prise d’autonomie. »
Maman d’un enfant trisomique âgé de deux ans, Mireille se dit soulagée de savoir que son fils est accueilli dans les meilleures conditions possibles. « Sa place est autant à la crèche que les autres enfants et, entre eux, ils ne font aucune différence. J’ai une confiance totale en l’équipe, et mon fils aussi d’ailleurs… En une année, il a beaucoup progressé et cela va continuer », dit-elle.

Auxiliaire de puériculture référente à la crèche Georges-Braque, Ouiza Naït-Atmane accueille chaque année un enfant porteur de handicap dans son groupe. « Ces accueils modifient un peu l’organisation car, à certains moments, par exemple au moment des repas ou de l’habillage, ces enfants ont davantage besoin d’a-tention. Mais, finalement, mon travail a pour objectif de soutenir tous les enfants afin qu’ils se développent au mieux en fonction de leurs capacités. », conclut-elle. Tous pareils mais tous différents…


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Le point de vue de Frédéric Molossi

vice-président chargé de l’enfance et de la famille

L’accueil des enfants en situation de handicap dans les crèches constitue un axe prioritaire de la politique de la petite enfance et des actions en direction des personnes handicapées menées par le Département. Ainsi l’accueil est-il possible dans chacune des 55 crèches départementales.
Le Plan Petite Enfance et Parentalité prévoit aussi la réalisation de travaux et d’aménagements dans six crèches particulières. Ces structures “Référence handicap” deviennent pilotes en termes d’aménagement, d’équipement et d’appui pédagogique à l’accueil d’enfants, mais également de parents ou de professionnels en situation de handicap. Des projets personnalisés adaptés à chaque situation sont construits par les équipes en lien avec les familles.

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