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En direct des Jeux paralympiques

Stéphanie Moronvalle, entre les mains « d’une fabuleuse équipe » !

Pour être la kinésithérapeute de l’équipe de France paralympique de tennis de table, cette Séquano-Dionysienne de cœur, qui a grandi à Neuilly-sur-Marne, prend sur ses congés…

Pour s’occuper des seize pongistes à Rio, ils seront deux kinésithérapeutes. « En fait, étant donné leur sport peu traumatique, nous aurons certainement peu de blessures à traiter, pense Stéphanie Moronvalle (42 ans), pongiste à ses heures de droitière jouant tout en revers. Mais, comme beaucoup sont en fauteuil roulant, nous risquons surtout d’avoir des problèmes gastriques liés à leur handicap. Quoi qu’il en soit, nous serons à fond de bout en bout parce que chaque pongiste engagé peut gagner une médaille… ».

Il y a huit ans, son aventure débute par sa réponse à une petite annonce « dans un magazine de kiné où j’ai vu que l’équipe de France en cherchait un. Alors, franchement, je ne connaissais rien à leurs pathologies. Mais, j’ai quand même foncé ! Puis, j’ai tout appris sur le terrain ».

KINE A MONTREUIL, A MONTFERMEIL…

Depuis, pour les accompagner, deux ou trois fois par an en stage avant leur point d’orgue de la saison - comme à Londres en 2012 aux Jeux Paralympiques - notre kiné prend sur ses congés : « Mais je fréquente des athlètes tellement généreux, humbles, volontaires et déterminés que me libérer pour eux est juste une évidence. Me mettre à leur disposition me fait vivre des moments fabuleux ».

Même si elle habite Asnières, elle reste une Séquano-Dionysienne « de cœur puisque mon papa Michel habite toujours à Neuilly-sur-Marne où j’ai vécu de 3 à 24 ans. Après y avoir été président du club de tennis de table où j’ai été licenciée pendant dix ans, mon papa y est, aujourd’hui, directeur des Restos du Cœur. Après, j’ai été dix ans kiné à Montreuil. Et, désormais, à l’occasion de deux compétitions par an, je reviens pour être la kiné du club de tennis de table handisport de Montfermeil ».

Entre deux tours à Rio, Stéphanie Moronvalle s’autorisera, peut-être, à ouvrir un livre : « Contrairement à d’habitude, j’en emporte un : celui de Raphaëlle Giordano, ‘Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une’. Au final, sans m’en rendre compte sur l’instant, je réalise que mon choix devrait donner écho au parcours de nos athlètes… ».

Sophie Greuil

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