Catégories
Seine Saint-Denis
Portrait Noisy-le-Grand

Sébastien Foucras, un grand parmi les étoiles !

Alors que les Jeux olympiques de PyeongChang en Corée du Sud commencent ce vendredi 9 février, on a retrouvé Sébastien Foucras. Vingt ans après sa médaille d’argent olympique en saut acrobatique à Nagano, ce natif de Montreuil (47 ans) reste attaché aux étoiles et à la Seine-Saint-Denis. PORTRAIT

« Je m’en rappelle très bien, c’était le 18 février 1998 : le jour de ma médaille aux Jeux de Nagano, j’ai arrêté ma carrière », se souvient cet acrobate né au club de gymnastique de Noisy-le-Grand.
A l’heure où cet argent saute aussi au cou de la Seine-Saint-Denis où il est né, Sébastien Foucras tire donc sa révérence : « Je ne me voyais pas m’investir encore 24h24 pendant 365 jours sur quatre ans, à me catapulter à 15 mètres du sol à 65 km/h, pour relever un nouveau défi olympique. En tête, j’avais déjà le projet des Etoiles… ».

Le timide se fait violence

A peine atterri de sa carrière aux 26 podiums en coupe du monde dont 7 victoires, ce natif de Montreuil enfante « Les Etoiles du sport », un rassemblement annuel de champions français parrainant des espoirs. En décembre dernier à La Plagne (Savoie), Sébastien Foucras et son complice de toujours Benoît Eycken ont soufflé leur seizième édition, vu passer près de 3000 champions, tous sports confondus : « L’idée était de mettre toute mon expérience sportive acquise sur vingt ans au service des jeunes. Finalement, ce projet était bien moins difficile à monter que de se mettre, plusieurs fois par jour, en haut d’un tremplin, de prendre sur soi et de prendre des risques pour sauter dans le vide. Moi le timide qui déteste les micros et préfère l’ombre, j’ai juste dû me faire violence pour aller contre-nature, pour aller convaincre des partenaires, des sportifs et des médias. »

JPEG - 14.8 ko

Aujourd’hui, ses « Etoiles » sont devenues un rendez-vous incontournable, planète recherchée par toutes les sphères du sport. Aujourd’hui, Sébastien Foucras rayonne à des années-lumière du gamin hyper-timide et renfermé de Neuilly-sur-Marne : « Petit, j’étais plus petit que les autres, complexé par ce retard physique. Avec le sport, j’ai trouvé une scène pour m’exprimer, me décomplexer puis m’affirmer. J’ai aussi découvert les vertus du travail, de la pugnacité, de la prise de risques et l’amour du défi. Aujourd’hui, partager mon expérience et mes valeurs n’est même plus une évidence mais une passion ».

"Les Jeux de 2024, un enjeu sociétal"

Devenu le compagnon très discret de Marie-José Pérec (triple championne olympique en athlétisme), « Seb » reste attaché à Noisy-le-Grand où vit toujours sa maman Nicole, ex-institutrice aux Coteaux : « Dans son immeuble, j’y ai toujours un appartement ». Avec Paris 2024, il espère « un alignement des planètes entre toutes les forces du sport français pour réussir un enjeu sociétal hors du commun. Nous les sportifs, anciens, actuels ou futurs, nous avons tous un rôle monstrueux à jouer. Avec les ‘Etoiles’, nous allons nous relever les manches, impulser, coordonner pour apporter une pierre à l’édifice de ce qui sera un événement-monument... ».

A PyeongChang (Corée du Sud), Sophie Greuil
Crédit photo : @Philippe Millereau/KMSP

à lire aussi
Handisport Bondy

Joue-la comme Bondy pour le cécifoot

Mercredi 16 septembre, le Bondy Cécifoot Club a fait les présentations officielles : ce tout premier club de foot pour non et mal-voyants en Seine-Saint-Denis, qui va connaître ses premiers championnats cette année, vient combler un manque manifeste dans le département en matière de handisport. A quatre ans de Jeux paralympiques qui se dérouleront en partie en Seine-Saint-Denis, l’offre sportive s’enrichit.

Aménagement urbain JOP 2024

La Seine-Saint-Denis défend son projet olympique

Jeudi 10 septembre, plusieurs élus de Seine-Saint-Denis ont alerté sur un possible « détricotage » des installations des Jeux olympiques de 2024 pour le territoire. Alors que deux réunions importantes du Comité d’organisation des Jeux approchent, plusieurs rumeurs tenaces indiquent en effet que le département pourrait perdre plusieurs épreuves olympiques dont la natation, affaiblissant par là-même aussi le volet héritage.

Rugby Bobigny

Les Louves commencent par un couac

Le retour à la compétition de l’équipe première féminine de l’AC Bobigny Rugby, après l’interruption due au coronavirus, a été quelque peu gâché par la lourde défaite 3-16, subie dimanche à domicile face à Romagnat. Sans être franchement inquiètes, les Louves devront se ressaisir rapidement dans une formule qui laisse peu de place à l’erreur.