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En direct de Lima

Pour Paris à Lima, Gwladys Epangue est loin d’oublier son "93" !

EN DIRECT DE LIMA. Médaillée olympique de bronze aux Jeux de Pékin en 2008, la taekwondoïste (34 ans), retraitée depuis un an, n’oublie pas ses débuts à La Courneuve. Membre de la délégation française, « Gwlad » défend aussi à Lima -haut et fort- les couleurs de notre département… Reportage !

A Lima aux dix millions d’âmes, Gwladys Epangue est une des figures de proue de la délégation française venue chercher l’organisation des Jeux Olympiques à Paris en 2024. A peine atterrie dans la capitale du Pérou en plein hiver, la Montreuilloise a dégainé sa bonne humeur à toute heure, ses contagieux éclats de rire et son espagnol courant faisant un tabac auprès des Péruviens conquis.

Depuis, elle les aimante tous, des plus petits connaissant son sport aux plus grands se l’arrachant pour un selfie ou un autographe : "Ah oui, tout le monde est surpris que je parle espagnol. Après l’avoir appris lors de ma scolarité à La Courneuve, je l’ai entretenu avec un de mes entraîneurs, s’amuse à surprendre la jeune retraitée. Depuis mon arrivée à Lima, dans tous les endroits où je représente notre délégation, pour partager notre passion du sport, j’ai reçu des millions de bisous et de sourires : que du bonheur ! "

« Nous allons recevoir le monde entier : imaginez-vous !?"

Ambassadrice de Paris 2024, Gwladys Epangue représente aussi, en tant que présidente, la commission des athlètes de haut niveau du Comité National Olympique du Sport Français (CNOSF). Pour autant, à la première occasion, son premier cheval de bataille reste son élan de coeur pour notre département : « De mes premiers pas d’adolescente en taekwondo à la MJC de La Courneuve à mon dernier combat aux Jeux Olympiques de Rio, je me suis toujours, toujours, toujours sentie représenter le 9.3.. Il m’a tout apporté, tout appris. Je l’aime à jamais. Longtemps parent pauvre de l’Île-de-France voire de la France, ce qui me faisait mal pour lui, il va être mis -grâce aux Jeux- dans une lumière extraordinaire. Nous allons recevoir le monde entier : imaginez-vous !?! Mon « 93 » va entrer dans l’histoire de l’olympisme : non mais, vous imaginez ?!! »

Des filles et une médaille... en or !

En attendant le vote à mains levées du Comité International Olympique, mercredi 13 septembre, la double championne du monde (2009 et 2011) s’est lancé un défi péruvien : « Là, dès que je vais avoir un micro français sous le nez, je vais placer…Séquano-Dionysien ! Mais alors, je vous promets le plus possible ! ».

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Pour l’occasion, « Gwlad » a reçu le soutien d’une Montreuilloise de cœur, Nantenin Keita, médaillée olympique d’argent sur 200 m aux Jeux Paralympiques de 2008. Toutes les deux se relayent pour passer de main en main et de cou en cou la future possible médaille d’or de Paris 2024 : « Elle s’ouvre en deux, magnifique », la caresse sans cesse, avec envie l’athlète malvoyante (32 ans).

Même si cette originaire du Mali est désormais parisienne, Nantenin Keita a passé toute une partie de sa jeunesse à Montreuil où ses parents résident encore : « Depuis l’arrivée du Stade de France, notre département a pris une dimension extraordinaire. Les Jeux vont lui permettre de transmettre un héritage : quel cadeau d’avenir pour notre jeunesse ! ».
Mercredi, lors de l’oral de passage de Paris 2024, Nantenin Keita sera l’une des huit intervenants de la délégation française devant le Comité International Olympique.

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