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La bataille pour l’égalité républicaine est engagée

S’appuyant sur un rapport parlementaire qui pointe les manquements de l’Etat en matière de police, de justice et d’éducation sur notre territoire, les dix-huit députés et sénateurs de Seine-Saint-Denis s’engagent ensemble pour demander des comptes à l’Etat. Le premier "round" de ce combat pour l’égalité républicaine a eu lieu, vendredi 5 octobre, à Bobigny. D’autres vont suivre.

« Egalité républicaine pour la Seine-Saint-Denis. » La banderole plantée devant l’entrée de la Bourse du Travail à Bobigny annonce la couleur. Ce vendredi 5 octobre, la Seine-Saint-Denis avance unie à l’initiative des 18 parlementaires du département –députés et sénateurs- pour une « rencontre-débat sur le thème de l’égalité républicaine dans notre département. »
Dans la salle, près de 200 élus locaux, responsables d’associations, syndicalistes, citoyens, ont tous à portée de main le rapport d’information n°1014 de l’Assemblée Nationale intitulée « La République à reconstruire » des députés François Cornut-Gentille (Haute-Marne) et Rodrigue Kokouendo (Seine-et-Marne). Au total, 73 pages qui pointent les dysfonctionnements de l’Etat en matière de justice, d’éducation et de police. Avec des statistiques édifiantes : « Tel que l’éducation nationale fonctionne aujourd’hui en Seine-Saint-Denis, les enfants de ce département perdent une année de scolarité par rapport au reste de la France, pointe ainsi François Cornut-Gentille à la tribune de la Bourse du Travail. Les affaires judiciaires en Seine-Saint-Denis prennent le double ou le triple de temps à être traitées (…) La Seine-Saint-Denis est un miroir grossissant d’une partie de ce qu’est la France aujourd’hui et qu’on ne veut pas voir. »

Un combat transpartisan

Et surtout plus voir dans le camp des élus de Seine-Saint-Denis, qui toutes tendances politiques confondues, ont exprimé leur ras-le-bol de voir leur département « maltraité » par l’Etat. Après avoir été reçu par le premier Ministre le 26 septembre dernier, sans pour autant recevoir de propositions concrètes d’actions, le rendez-vous de Bobigny marquait donc une nouvelle étape. « Il faut stopper le discours ambiant qui dit qu’on en fait trop pour les banlieues », tacle le député (UDI) de la 5e circonscription Jean-Christophe Lagarde. « Il faut arrêter la glissade de ce département », martèle Philippe Dallier, sénateur (Les Républicains) de Seine-Saint-Denis. « C’est intolérable d’avoir moins que les autres, nous devons engager un combat ensemble pour obtenir le rétablissement de l’égalité républicaine », assure Clémentine Autain, députée (France Insoumise) de la 11e circonscription. « Nous ne voulons pas être la tiers-France », résume Mohamed Gnabaly, maire (sans étiquette) de L’Ile-Saint-Denis.

Plaintes contre l’Etat

Des paroles qui vont maintenant être suivies d’actes. Dans les prochains jours, Stéphane Troussel, le président -PS- du conseil départemental, va saisir le tribunal administratif pour dénoncer l’encadrement des dépenses imposé par le préfet dans le cadre de la contractualisation. « Pour rétablir l’égalité républicaine, nous aurions besoin que l’Etat mette plus de moyens dans notre département, or il en met moins. Nous avons besoin que la puissance publique fasse plus ici compte tenu de notre situation particulière, mais l’Etat ne tient absolument pas compte, par exemple, du fait qu’en Seine-Saint-Denis, il y a le nombre d’allocataires du RSA le plus élevé de France métropolitaine. »
De son côté, Gérard Cosme, président de l’Union des Elus Socialistes et Républicains de la Seine-Saint-Denis (UDSER) a lui aussi décidé d’attaquer l’Etat en justice pour « rupture d’égalité devant le service public. Ce que nous demandons, ce n’est que la République, toute la République, rien que la République ».
Même intention de porter plainte contre l’Etat annoncée par le trio des maires de Stains, Bondy et l’Ile-Saint-Denis. « Nous accusons l’Etat de condamner nos enfants à l’échec », dénonce Azzedine Taibi, le premier édile (PCF) de Stains.

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Le député François Cornut-Gentille

Pas décidé à laisser son rapport caler une armoire, le député François Cornut-Gentille s’active, lui, désormais à programmer un débat au Parlement sur les manquements de l’Etat en Seine-Saint-Denis en présence des ministres de la justice et de l’éducation. Son combat aux côtés des élus du 93 ne fait aussi que commencer : « Servez-vous de moi pour faire bouger la Seine-Saint-Denis, promet-il. Il en va de l’avenir de la France. »

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