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La Seine-Saint-Denis, « Terre de fouilles »

A partir du lundi 7 novembre 2016, venez visiter le chantier et découvrir des traces d’occupation gauloise et gallo-romain à Bobigny au Stade de la Motte.

Depuis 25 ans, les recherches archéologiques intenses ont fait du département de la Seine-Saint-Denis, autrefois quasi-désert archéologique, l’une des principales « terres de fouilles » de France.

Plus de 700 opérations archéologiques conduites par le bureau du patrimoine archéologique du Conseil départemental et son principal partenaire, l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont complètement renouvelé la connaissance du passé de ce territoire. Des sites archéologiques autrefois insoupçonnés ont pris place parmi les sites archéologiques de référence au niveau national ou européen. Parmi eux, l’établissement gaulois de Bobigny.

Les « archives du sol »
Le sous-sol renferme d’innombrables traces des activités humaines du passé : restes de constructions ou d’aménagements du paysage, objets ou fragments d’objets, biologiques (ossements animaux et humains) et végétaux. Ces vestiges archéologiques, véritables « archives du sol » sont une source unique de connaissances : encore faut-il les découvrir et les étudier. La fouille n’est pas une simple recherche d’objets remarquables, mais la dé-construction du « gisement » archéologique. Et elle est unique : on ne peut pas la recommencer !

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L’environnement archéologique du site de La Motte
L’occupation gauloise de Bobigny : les origines
Étudié depuis 1992 dans le cadre de l’archéologie préventive, à la faveur d’opérations d’aménagement, le périmètre compris entre l’hôpital Avicenne et le cimetière parisien de Bobigny-Pantin, révèle un site gaulois et antique dans sa complexité et sa longue histoire. Au 4e siècle avant J.-C. se développe un premier habitat, d’une ampleur encore modeste. Il s’implante sur le versant nord d’un vallon peu marqué, drainé par le ru de Montfort. Au 3e siècle se développe une nécropole qui, par sa taille - 515 tombes - demeure la plus importante de l’Europe celtique. Au 2e siècle se développe cette fois un village d’artisans spécialisés dans les arts du feu. Cet habitat perdure jusqu’aux années 250-275 après J.-C.

Pourquoi fouiller ce périmètre ?
Le Département de la Seine-Saint-Denis cède à l’Association des Établissements du Domaine Emmanuel (AEDE), un terrain de 15 000 m2 qui y construira le premier équipement - un gymnase - d’un futur pôle sport handicap. Compte-tenu du riche contexte archéologique du périmètre, une première opération de sondage a été conduite par le bureau du patrimoine archéologique du Conseil départemental en 2015. Sans surprise, elle a révélé des vestiges d’habitat datés entre le 4e siècle avant J.-C. et le 2e siècle après J.-C.

Les enjeux et le déroulement de la fouille
La fouille en cours est particulièrement importante car elle est située à l’emplacement présumé du cœur de l’habitat gaulois et antique. Compte-tenu de la surface, la fouille sera divisée en deux tranches de travaux, explorant chacune une moitié du terrain.

A partir de novembre, venez visiter le chantier et découvrir des traces d’occupation gauloise et gallo-romain en Seine-Saint-Denis.

- 59 rue Marcel Cachin 93000 Bobigny
- Ouverture libre du chantier de fouilles du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h
- Visites guidées les mardis et jeudis après-midi
- Échanges avec les archéologues les vendredis après-midi de 14 h 30 à 16 h 30
- Renseignements et inscription sur hauteile@cg93.fr et/ou au 01 43 93 75 32

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