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Entre deux combats

La boxeuse Fathia Benmessahel fait partie des espoirs soutenus par le Département dans le cadre de son dispositif Génération Jeux. Nous avons voulu prendre de ses nouvelles dans ce contexte si particulier.

Bonjour Fathia, question habituelle, surtout en ce moment, comment vas-tu ?
Bien ! Je continue de m’entraîner, en club et au moins deux fois par semaine à l’Insep. J’y suis en ce moment, un stage est organisé avec l’équipe d’Italie.

Les tournois de qualification olympiques de boxe ont été annulés. Est-ce que cela change quelque chose pour toi ?
Non, car je ne suis pas encore prête cette année pour disputer les Jeux Olympiques. En plus, je viens de changer de catégorie, je suis passée en moins de 64 kg, une catégorie qui n’est pas olympique. Cela devenait trop difficile de « faire le poids » pour les moins de 60. Je laissais trop d’énergie dans le régime. Les Jeux que je vise sont ceux de Paris 2024, deux autres catégories de poids seront rajoutées chez les féminines, il y en aura une qui se rapprochera de la mienne et qui me correspondra.

Alors quels sont tes objectifs cette année ?
C’est compliqué, il y avait le championnat de France mais il ne sera certainement pas organisé, car les sélections régionales n’ont pas eu lieu. Alors j’espère participer aux championnats d’Europe des moins de 22 ans. Mais tout est très incertain…

N’est-ce pas difficile à vivre ?
Si bien sûr ! Bon, au moins on peut s’entraîner, mais la motivation n’est pas la même lorsqu’on n’a pas d’échéance. Et nous sommes dans un sport avec des catégories de poids. Quand on ne sait pas quand on va boxer la prochaine fois, il est difficile de rester du bon côté de la balance ! Pourquoi se priver… Et surtout, le compétitions nous manquent. Nous sommes habitués à boxer régulièrement, alors bien sûr il y a des mises de gants, mais ce n’est pas la même chose qu’un véritable combat. Il n’y a pas d’enjeu, pas le même stress…

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Tu as changé de club, pourquoi ?
Oui, j’ai quitté le club de mes débuts, le Noble Art de Rosny pour rejoindre le CSL Aulnay. Rosny est un très bon club, mais qui a plus une dimension loisirs et qui doit partager la salle de boxe avec d’autres disciplines. Il y a peu de créneaux ils ne correspondaient pas forcément avec mon emploi du temps. Le CSL Aulnay dispose de sa salle en propre, avec des entraînements tous les jours, et Nasser Lalaoui et Halim Chalabi ont l’habitude du haut niveau, chez les pros mais aussi chez les amateurs. Il y a aussi des filles avec lesquelles je peux mettre les gants, c’est important.

Un autre club, mais toujours en Seine-Saint-Denis…
Oui c’est important ! Je veux continuer à représenter mon département, c’est là d’où je viens. Et je tiens aussi à ne pas trop m’éloigner de chez moi, à perdre du temps dans les transports. Le temps est une denrée précieuse pour les sportifs ! Et puis pourquoi partir ailleurs ? Le 93 regorge de club de qualité !

Tu continues tes études, où en es-tu ?
Je suis en quatrième année d’ingénieure génie civil à l’ESIEE de Noisy-le-Grand, et je suis en alternance chez Atos. Ça se passe bien, je n’ai pas pris de retard à cause de la boxe. J’y tiens, une fois mon diplôme en poche, j’aurais l’esprit libre pour gagner ma place sur le ring des J.O. de Paris 2024 !

Coachée comme une boxeuse pour devenir conductrice de métro !
Fatia Benmessahel est également marraine de Job Odyssée, une association qui, avec Pôle emploi et la RATP, utilise le sport comme vecteur pour casser les préjugés et féminiser certains métiers. Cette fois, Job Odyssée et la RATP proposent une formation pour devenir conductrice de rame de métro. A partir du 8 mars, les candidates retenues commenceront leur coaching, suivies pas à pas comme une boxeuse avant une grande compétition. Pour postuler, il suffit d’envoyer son CV à ratp-metro@job-odyssee.com.
Pour en savoir plus, une vidéo.
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