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Budget participatif

Budget participatif : la première réunion publique s’est tenue à Sevran

Le Département de Seine-Saint-Denis a lancé le 7 mars la première édition de son budget participatif, qui permet aux habitant·e·s de proposer divers projets dans le cadre des compétences de la collectivité. La première des 21 réunions publiques concernant ce dispositif a eu lieu deux jours après à Sevran. Reportage.

Ça y est, c’est parti ! Le centre culturel Micro-Folie de Sevran a été le théâtre, mercredi 9 mars, de la première réunion publique du premier budget participatif départemental de la Seine-Saint-Denis. Un événement qui marque, à n’en pas douter, le début d’une belle aventure. « Ce soir, nous essuyons les plâtres, c’est pour nous une vraie découverte, a déclaré en préambule le président du Département Stéphane Troussel. L’objectif est de travailler à une plus grande proximité avec les habitant·e·s pour les impliquer davantage dans la vie démocratique. »

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Ces réunions seront organisées dans les 21 cantons du département jusqu’au 2 avril. L’occasion pour les habitant·e·s d’échanger sur leur idée, de se renseigner sur les modalités de dépôt ou encore de demander des conseils. Dans la salle, les participant.e.s résident ou travaillent à Sevran et Villepinte, les deux communes comprises dans le canton de Sevran. Parmi eux, Karim, comédien et metteur en scène de son état, qui plaide pour l’installation d’une œuvre d’art, « une sculpture idéalement », sur le parvis du collège Evariste-Galois de Sevran. « L’art dans l’espace public, ça ouvre l’imaginaire, permet de s’échapper », estime cet habitant de Montreuil.

Un bambin avec des projets plein la tête

Sur une autre table, Hanaine et Malika, représentantes de parents d’élèves FCPE à Villepinte, couchent sur papier leurs idées. « J’aimerais que la grille qui sépare le collèges des Mousseaux du boulevard Robert-Ballanger, à Villepinte, soit recouverte de grands panneaux vierges sur lesquels les élèves pourraient réaliser des fresques sur des sujets qui leur tiennent à cœur, détaille Hanaine. On pourrait imaginer que cela prenne la forme d’un concours et qu’il y ait une remise de prix à la fin. » Ayant fait le constat qu’un nombre croissant d’élèves se rendent au collège en trottinette électrique, Malika verrait quant à elle d’un bon œil l’apparition d’une borne de recharge sur le parvis du collège Camille-Claudel (Villepinte).

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Et puis il y a Nacera, venue non pas pour elle mais pour défendre les idées de son fils Idriss, 6 ans et demi, trop jeune, de fait, pour déposer son bulletin dans l’urne (il faut avoir au minimum 11 ans). « Il a des projets plein la tête, explique cette habitante de Sevran. Il a par exemple remarqué qu’il n’y avait pas de paniers de basket adaptés à la taille des enfants. Des arceaux rabaissés qui pourraient également profiter aux personnes à mobilité réduite. » Dans la longue liste du bambin, citons aussi cette proposition : un distributeur gratuit de sacs à déjections canines que l’on retrouverait dans les parcs et sur les trottoirs bordant les routes départementales. Idriss, futur élu du Département ?

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Photos : ©Nicolas Moulard

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