Bintou Marizy-Diémé raconte « sa poule de la mort… »
Avec l’équipe de basket du Sénégal, après avoir été embarquée dans la poule « B » la plus relevée de Rio, la Lionne de Dugny (32 ans) reste positive « pour en retenir un max de bonus ! ».
Seule équipe africaine qualifiée pour le tournoi olympique féminin, le Sénégal savait sa chance d’être à Rio. Mais, ses Lionnes savaient, aussi, leur malchance de voir le sort les jeter dans la fosse des Etats-Unis, du Canada, de la Chine ou encore de la Serbie : « D’entrée, nous n’avons absolument pas baissé les bras. D’entrée, nous avons rêvé de gagner une rencontre. Mais face à ces équipes, nous avons atterri sur une autre planète avec un basket d’une autre dimension rebondissant sur une culture loin d’être la nôtre (*) », commente Bintou Marizy-Diémé, évoluant en première division française avec Tarbes.
A chacune de leurs cinq rencontres, la meneuse et ses Lionnes se sont appliquées « à limiter la casse, à essayer de gagner tel ou tel quart temps. Pour cela, il fallait éviter de regarder jouer nos adversaires, ce qui arrive quand il y a une telle différence de niveau. Mais, l’essentiel a été de prendre du plaisir… ».
Habitante à la caserne de Dugny avec son époux gendarme, cette Franco-Sénégalaise rebondit « sur ce plaisir indispensable pour que cette expérience soit bénéfique. D’abord, pour nous, les joueuses. Ensuite, pour les Africaines nous regardant devant leur télévision, pour leurs donner envie de jouer au basket…et, et, pour les plus jeunes, de les faire rêver de Jeux Olympiques. Malgré cette poule de la mort, nous n’avons jamais oublié être, avant tout, un exemple pour l’Afrique et pour notre sport (…).
Et, au village olympique, nous avons eu la chance d’échanger avec d’autres athlètes nous montrant, aussi, l’exemple comme le judoka Teddy Riner, très humble, simple et gentil (…). Maintenant, au-delà de Rio, joueuses et staff, nous avons, quelque part, le devoir de transmettre à notre pays, à partager avec notre continent, tout ce que nous avons vécu, finalement un max de bonus ! ». Histoire de porter, la flamme…
De notre correspondante spéciale à Rio, Sophie Greuil
(*)Leurs résultats : Etats-Unis – Sénégal : 121 à 56 ; Chine – Sénégal : 101 à 64 ; Canada – Sénégal : 68 à 58 ; Espagne – Sénégal : 97 à 43 ; Serbie – Sénégal : 95 à 88.
Dans l'actualité
Joël Ungeli, « Petit génie » de la chanson
A seulement 16 ans, le Sevranais Joël Ungeli, alias Jungeli, est une étoile montante de la scène musicale française. Après le titre quadruple (…)
Sauvetage d’une Buse variable au Sausset
Blessé, épuisé, le rapace a été retrouvé au sol par une promeneuse. Grâce à elle et au personnel du parc départemental du sauuset, l'animal va (…)
Plan Attractivité : des options d’excellence dans les collèges
Le Département et l'Education nationale ont lancé un "plan attractivité" pour lutter contre l'évitement de certains collèges publics de (…)
Avec Alicia Gonzalez, Auber prend l’accent espagnol
Cette coureuse de l’équipe cycliste professionnelle St Michel Preference Home – Auber 93 s’est fait remarquer par ses 9e et 12e places lors de (…)
Nage ton canal : toujours un succès
La course de nage en eau libre a rassemblé samedi 350 nageur·euses. Avec ou sans bouée... En images, retour sur cette 8e édition mémorable.
Ils et elles nous racontent leurs années collège en Seine-Saint-Denis !
Fadily Camara, Jungeli, Roschdy Zem, Muriel Hurtis, Allan Petre... Certaines célébrités viennent de Seine-Saint-Denis et y ont passé leurs années (…)