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La Belle Scène Saint-Denis sur les planches d’Avignon

Pour la troisième année consécutive, le célèbre festival d’Avignon a accueilli le Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis et le Théâtre Louis-Aragon, scène conventionnée danse de Tremblay-en-France, pour une série de spectacles qui témoignent de la vitalité artistique de la Seine-Saint-Denis.

C’est sous le soleil de la ville d’Avignon que cette année encore, le Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis et le Théâtre Louis-Aragon, scène conventionnée danse de Tremblay-en-France ont pris leurs quartiers d’été. Pendant 12 jours, dans le cadre du projet de La Belle Scène-Saint-Denis, se sont joués trois pièces de théâtre et cinq chorégraphies nées dans l’enceinte de ces deux berceaux de la création artistique départementale.

L’initiative, conduite par ces deux scènes pour la 3e année consécutive avec le soutien du Département, fait suite à 4 ans de collaboration entre la Théâtre Louis-Aragon de Tremblay et l’ancien Forum du Blanc-Mesnil, disparu depuis. Si les partenaires ont changé, la philosophie du projet, elle, demeure : profiter de la renommée du festival pour montrer la qualité de la création scénique en Seine-Saint-Denis.

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Tous les matins, c’est donc la danse qui s’est invitée au cœur de la cité des Papes à La Parenthèse, une petite cour nichée dans un ancien cloître.
Dans « CARE », Mélanie Perrier a exploré la relation à l’autre grâce aux magnifiques corps à corps de deux duos, tout comme Mickaël Phelippeau dans « Juste Heddy », qui travaille sur la rencontre avec des personnalités singulières : on y découvre, de manière poétique, des fragments de vie d’un jeune boxeur.

A noter que le 17 juillet, le président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel, la vice-présidente chargée de la culture Meriem Derkaoui et le conseiller départemental délégué au sport Mathieu Hanotin se sont rendus à la Parenthèse pour une table ronde baptisée "Le sport, ce théâtre des rêves ?" consacrée aux liens entre sport et arts de la scène. Une manière de poursuivre l’olympiade culturelle dans laquelle le Département s’est engagé pour animer la candidature de Paris et de la Seine-Saint-Denis aux Jeux de 2024.

Dans « mA » également, c’est plus qu’une rencontre qui s’est joué, c’est une filiation, celle de la mère, Satchie Noro et de la fille, Yumi Rigout.
Avec « Icône », Sandrine Lescourant a interrogé les notions de foi et de liberté en se moquant des règles sociales établies, et dans « Ruines », Sylvère Lamotte décortique les liens entre violence et beauté, le tout accompagné d’une musique live de Stracho Temelkovski.

En fin d’après-midi, c’était rendez-vous sur les planches pour trois propositions théâtrales portées par le TGP : Camille La Guillonnière a revisité de manière vive et drôle le « Cendrillon » de Joël Pommerat ; Philippe Dorin, auteur de pièces jeunesse, se confie sur ses expériences à travers « Dans la vie il y a aussi des longueurs ». Enfin, Etienne Minoungou a mis à l’honneur le poète congolais Sony Labou Tansi dans « Si nous voulons vivre ». Autant d’énergies créatrices mêlant force d’écriture, poésie, singularité et générosité, qui ont permis à ce beau projet made in Seine-Saint-Denis de briller en Avignon.

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crédit photos : Benoîte Fanton (Icône)
Mickaël Phelippeau (Juste Heddy)
Adrien Servadio (Ruines)

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