Compte à rebours pour Rio

Les visages de la Seine-Saint-Denis à Rio (N°13)

Ils sont une vingtaine de sportifs à représenter la Seine-Saint-Denis aux prochains Jeux olympiques de Rio depuis le 5 août. Français ou étrangers, ils ont en commun de s’entraîner dans des clubs du département. Aujourd’hui, la judokate du Villemomble Sports Judo Audrey Tcheuméo.

Aujourd’hui : la judokate Audrey Tcheuméo.

Audrey Tcheuméo représente tout simplement une des plus grosses chances de médailles françaises pour les Jeux de Rio. Triple championne d’Europe, médaillée de bronze à Londres, la judokate de Villemomble, qui concourt chez les – de 78 kilos n’est pas venue au Brésil pour faire de la figuration. Issue d’une grande famille de sportifs (un père footballeur, une maman handballeuse, elle est aussi la demi-sœur d’une heptathlonienne bien connue de Seine-Saint-Denis, Antoinette Nana Djimou), la Bondynoise de naissance rêve de conquérir une nouvelle couronne mondiale, 5 ans après son unique victoire en championnat du monde à Paris, et deux ans après une cruelle désillusion en finale face à la Brésilienne Mayra Aguiar. Difficile de ne pas imaginer un remake de cette finale, ici, à Rio, avec une issue bien plus positive pour la Française, arrivée à maturité dans son sport, sans avoir perdu de son explosivité et de son enthousiasme.

En tout cas, on attend qu’une seule chose, c’est que le 11 août, Audrey Tcheuméo nous offre un dab, cette danse de la victoire qu’elle a « empruntée » à son grand ami, le footballeur Paul Pogba.

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Son entrée en lice : le 11 août.

Stevan Lebras, photographe
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Il a le contact franc et direct, amical. Si vous êtes sportif, vous sentez tout de suite que Stevan Lebras fait partie de l’équipe. Ce Montreuillois pur jus a photographié les sportifs de Seine-Saint-Denis participant aux Jeux Olympiques et paralympiques de Rio, un travail réalisé en partenariat avec le CDOS 93 (Comité Départemental Olympique et Sportif). « Le sport, j’en fais depuis toujours. Du tennis, mais aussi des sports collectifs. Je ne pourrais pas imaginer ma vie sans. Photographier des sportifs, pour moi c’est juste une évidence. » Malgré les nombreuses sollicitations, les futurs olympiens acceptent volontiers de se faire tirer le portrait, comme l’épéiste Lauren Rembi : « On a passé notre temps à discuter, c’était un très bon moment. Je n’ai pas du tout eu l’impression d’une séance photo et pourtant, elles sont superbes ! J’ai conseillé à toutes mes copines d’y aller ! » Stevan sait rassurer les personnes qu’il photographie. « C’est important d’avoir une relation de confiance. Je privilégie les regards, ils racontent toute leur vie : leurs joies, leurs échecs, leurs espoirs… »
Retrouvez ses portraits dans notre série Compte à rebours pour Rio.

G.M.

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