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Patrice Annonay : le dernier rempart

Patrice Annonay est le gardien de but et le capitaine de Tremblay Handball. L’an dernier, le club était descendu en deuxième division. Mais les Jaune et Noir ont retrouvé le chemin de la gagne et remporté le titre. A l’aube d’une nouvelle saison parmi l’élite du handball tricolore, le capitaine Annonay fixe le cap. RENCONTRE.

Après une année en Pro ligue et le titre, comment abordez-vous ce retour au plus haut niveau français ?

"C’est une année excitante. Nous sommes tous fiers de ce que nous avons fait l’an dernier. Maintenant, il faut vite "switcher" et ne pas rester en D2 ! L’objectif est d’être en première division pour un moment. Pour l’instant nous travaillons très bien, l’équipe n’a pas trop bougé donc les relations fines sont restées. L’apport des quatre joueurs (Sassi Boultif et Vasko Ševaljević arrières gauches, Luc Steins demi-centre, Luka Šebetić arrière droit) donne une plus-value à notre équipe. Nous sommes dans la cinquième semaine de préparation avec déjà trois victoires dans des matches amicaux (ndlr : depuis Tremblay a également remporté le tournoi de Serris). Nous continuons à travailler avec humilité, nous savons que la compétition est dans deux semaines. Nous peaufinons nos armes."

Vous avez un nouvel entraîneur, Benjamin Braux. Qu’a-t-il apporté de nouveau ?

"C’est la première fois que mon entraîneur est plus jeune que moi ! (ndlr : Patrice Annonay a 38 ans et Benjamin Braux 34). Il a bien travaillé en D2 puisqu’il a fait monter son club de Massy et a été élu meilleur entraîneur de D2. C’est quelqu’un de passionné, qui comme moi fait très attention à tous les détails. Je crois qu’il essaye de garder les bonnes choses de l’an dernier, en y apportant sa vision. Les autres équipes contre lesquelles nous avons joué lors de notre préparation nous disent qu’elles ont l’impression que nous avons deux mois d’avance sur elles. Mais c’est sans doute que le socle de notre équipe n’a pas trop bougé et que tous les joueurs de Tremblay ont rapidement fait évoluer le niveau de jeu et leur niveau d’engagement pour être au niveau de la Star ligue."

Vous êtes capitaine et gardien de but. Est-ce facile à concilier et comment voyez-vous votre rôle ?

"Tout d’abord je remercie le staff et mes coéquipiers de m’avoir choisi. Je ne voyais pas vraiment l’utilité de ce rôle, surtout en tant que gardien. Je ne peux pas être celui qui marque le but égalisateur. Mais j’ai appris qu’être capitaine, c’est avant tout manager. Je dois fédérer l’équipe vers le projet du coach, assurer la transition entre le groupe et le coach… Nous avons vraiment un bon groupe, ça vit bien à l’intérieur, sur le terrain et en dehors. Je discute avec tous les joueurs, quand il y a des problèmes, des conflits… Je fais attention à beaucoup de détails, jusqu’à vérifier si les nouveaux joueurs ont un bon lit ! S’ils ne dorment pas bien, ils ne seront pas bien au moment de l’entraînement. J’ai ce souci du détail, par nature, et aussi sans doute suite à mon expérience au PSG. La performance se niche dans les détails. J’ai appris à aimer à être capitaine. J’y pense constamment, comment m’améliorer, comment motiver mes troupes et bien sûr être le dernier rempart lorsque les choses se passent mal."

Vous êtes resté onze ans à Paris. Quelle sont les différences entre Paris et Tremblay ?

"Il faut distinguer plusieurs périodes. A mon arrivée, le club se nommait Paris handball et était assez similaire à Tremblay. Avec l’arrivée de QSI (Qatar Sports Investments) le club est devenu Paris Saint-Germain Handball. Nous avons tout de suite vu un changement avec la volonté d’adapter au handball les recettes du football. Dans les recrutements, l’équipement, le suivi médical, la volonté de régler tous les petits détails de la vie du joueur pour qu’il n’ait plus qu’à se soucier de venir à l’entraînement et ne penser qu’à son handball, son physique, sa récupération.
Comparé au PSG handball, je dirais que Tremblay tend vers ce qui se fait de mieux professionnellement dans le handball. L’image du club, son organisation, l’habillage de la salle, l’accueil du public... Les joueurs sont bien suivis médicalement, nous disposons de deux kinés plus un ostéopathe. Chaque année voit des améliorations sur le plan de la récupération, nous avons désormais des bains froids…
Nous avons une salle de deux mille personnes, et même lorsque nous étions en D2 elle était souvent remplie. Donc je pense qu’au niveau communication sur le bassin de la Seine-Saint-Denis et au-delà, le travail est bien fait. Et pour ce qui est du staff technique, notre préparateur physique est pour moi le deuxième meilleur que j’ai rencontré après celui du PSG. La preuve, les tests physiques des joueurs sont en constante amélioration. Avec toute l’attention dont ils bénéficient, les joueurs prennent conscience que leur travail ne s’arrête pas une fois sortis du terrain. Ils suivent avec application les programmes d’entraînement qui leur sont donnés pour les congés. Si les joueurs s’impliquent autant pour le club, c’est parce qu’ils y vivent bien et s’y sentent bien."

Quel est l’objectif de cette année ?

"Avec beaucoup d’humilité mais sans être dénué d’ambition, je dirais bien sûr le maintien, pour que l’aventure du club et de la Seine-Saint-Denis demeure en première division. Et si je rajoute ma touche d’ambition, je voudrais finir entre la sixième et la dixième place, pour rester en D1 en étant serein. Mais il faut demeurer humble. Il est vrai que nous avons fait de très bons matches de préparation, que sur la planète handball il se dit que Tremblay est déjà très bien préparé… Mais avec mon expérience, mon rôle de capitaine est de dire « gardez cette humilité, prenez du plaisir sur le terrain. Mais n’oubliez pas que toutes les équipes que nous rencontrerons penseront jouer un promu. Donc ils espèreront remporter deux points facilement. A nous de déjouer leurs pronostics et de prendre plaisir à le faire."

Donc la difficulté est de garder la dynamique de réussite de l’an dernier, sans sous évaluer le niveau des rencontres à venir, mais tout en abandonnant pas l’ambition de gagner ?

"Tout à fait, pour l’instant nous sommes bien partis. Je préviens les garçons : « Nous allons perdre des matches, mais ne restez pas sur les défaites. Regardez le week-end prochain, car c’est peut-être ce match qui nous permettra de nous sauver. » Au vu de la saison dernière, il y a dans le championnat cinq équipes intouchables, même si à chaque fois qu’on rentre sur le terrain c’est pour gagner. Mais entre la sixième et la quatorzième place, tout le monde peut battre tout le monde. Donc, à nous de prendre le bon départ et nous pourrons espérer être dans le bon wagon."

Pourquoi avez-vous décidé d’être ambassadeur du In Seine-Saint-Denis ?

"J’ai découvert la Seine-Saint-Denis l’an dernier. J’avais entendu tout ce qu’on en disait, mais je suis quelqu’un qui préfère me faire mon opinion par moi-même. Je me suis senti rapidement bien ici, en essayant de comprendre l’environnement dans lequel j’évolue chaque jour. Au point de déménager à Saint-Denis, et toute la famille s’y plaît. Alors il m’a paru naturel de devenir ambassadeur. Je me suis également beaucoup investi dans la promotion de la candidature de Paris aux J.O. 2024. Mon nouveau logement est à deux pas de ce qui serait le village olympique, nous devrions vivre ces moments intensément !"

Retrouvez son profil ambassadeur sur le site In Seine-Saint-Denis !

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