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Un tremplin pour 30 entrepreneurs en devenir du département

Trente lauréats ayant lancé une start-up ou un projet d’entreprise étaient mis à l’honneur par le Réseau « Entreprendre 93 », jeudi 28 mars. L’assurance pour eux d’avoir un tuteur et des moyens pour se lancer, et ainsi pouvoir se mettre au service des nouvelles préoccupations des habitants du département.

Au rez-de chaussée de la MC 93, à Bobigny, les dirigeants des jeunes pousses avaient disposé leurs stands garnis de goodies autour desquels papillonnaient Lucile et Nicolas, fondateurs de Blast, une salle de loisirs sportifs pour les enfants. « On est en train de remplir notre dossier pour être lauréat l’année prochaine, et on croise les doigts pour obtenir le prêt d’honneur. On rêverait un jour d’être membres du Réseau Entreprendre 93 et d’aider à notre tour les jeunes ».

Près de 50 000 euros

Le Réseau Entreprendre 93, ce sont 130 chefs d’entreprises qui s’engagent à accompagner ceux qui se lancent après eux dans la grande aventure de l’entreprise. Aux 30 lauréats sélectionnés chaque année, l’association propose des prêts d’honneur allant de 15 000 à 50 000 euros, remboursables sans intérêt. En cette soirée du 28 mars, le cru 2019 siégeait en brochette sur les canapés jaunes et bleus de la grande scène, attendant sagement leur récompense.

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Sans forcément le vouloir, les domaines dans lesquels ces start-uppers se lancent, racontent quelque chose des évolutions, des préoccupations de la population du département. Si l’on devait les classer, il y aurait les goûtus : Péligourmet met en contact des consommateurs et des fermes familiales, quand la Brasserie fondamentale surfe sur la recherche de la bonne bière. Seconde catégorie, les fines ouïes, telles que Quiconque, qui veut ouvrir un complexe de pratique musicale, ou le Pavé Parisien, qui commercialise des enceintes enserrées dans du béton. Dans la famille zen et bio, les magasins Ecrin Vert et La Clairière proposent des produits et services de bien-être à Montreuil et Pantin. Sans oublier le sportif de cette histoire, Sand Fabrik, qui vient d’ouvrir une salle de sports de plage en intérieur non loin des rives du canal de l’Ourcq, à Pantin. Voilà pour le côté « healthy ».

Technologiques et pratiques

Chez les mordus de techno, on trouve Diam’concept, créateurs de diamants éthiques ou My Fablab, qui met à disposition des outils d’impression et de découpe numérique. Côté pratiques, Big School propose une plateforme pour trouver des formateurs adaptés, Random Checker, un réseau de constateurs de sinistres, Lovys veut réunir toutes vos assurances en une seule quand GSG transports express se charge du transport du « dernier kilomètre ».

Le rêve, comme dimension fondamentale de l’entrepreneuriat, constituait le thème de la soirée. Les invités étaient sommés de répondre à cette question presque intime sur ce qu’étaient leurs rêves d’enfant. « Je voulais devenir pilote de ligne ou astronaute... et voilà, je suis maire », rigole Stéphane de Paoli, édile de Bobigny. Pour le petit Stéphane Troussel, c’était de pouvoir se baigner dans le lac du parc Georges-Valbon, en bas de sa tour de la cité des 4000 à La Courneuve. « Et j’espère en faire une réalité avec les Jeux olympiques de 2024 ! »

De la libellule à la licorne

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Thierry Marx, guest star de la soirée, est ensuite invité au micro, où il se lance dans un speech à l’américaine. Après une jeunesse passée à la cité de Bois Labbé à Champigny-sur-Marne, l’homme fut parachutiste, casque bleu, chef cuisinier, avant de devenir... entrepreneur. Il ouvrira cette année sa neuvième école de cuisine, financée par des partenariats public/privé (sur ces 9, l’une se trouve d’ailleurs en Seine-Saint-Denis, à Clichy-sous-Bois) Son idée consiste à proposer à des personnes en reconversion ou éloignées de l’emploi une formation en cuisine de 11 semaines afin qu’ils ne soient pas « assignés » à la précarité. Dans ce secteur en tension, le taux de retour à l’emploi s’élève à 92%. Bien qu’il se défende d’avoir une « recette », il égrène les quelques ingrédients de sa réussite : la stratégie de la libellule, à savoir essayer toutes les trajectoires avant d’y arriver, son mantra « Rigueur, Engagement, Régularité », et sa devise : « être capable de lâcher la main du passé sans oublier d’où l’on vient ». Une leçon pleine de bon sens pour que les libellules se transforment en licornes.

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