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Seine-Saint-Denis 2024 - la Fabrique, le Département phosphore sur les Jeux

Mercredi 13 juin, le Département a sifflé le coup d’envoi de sa Fabrique des Jeux, une structure de production d’idées tous domaines confondus pour penser et orchestrer l’héritage des Jeux olympiques et paralympiques 2024. Quelque 50 acteurs issus de tous les secteurs d’activités de la Seine-Saint-Denis étaient dans les starting-blocks.

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Les raquettes et balles des Jeux des Collèges qui venaient de se dérouler dans l’enceinte du parc des sports de Marville, à La Courneuve, étaient à peine rangées qu’un ping-pong recommençait sur ces mêmes lieux. Mais celui-là était davantage un ping-pong d’idées. Après avoir porté sur les fonts baptismaux la Fabrique des Jeux en mars dernier, le Département lui donnait officiellement corps en organisant la première réunion de ses membres.

La Fabrique ? « C’est une démarche de mise en commun d’idées et d’initiatives qu’a souhaitée le Département pour réussir au mieux non seulement les Jeux 2024, mais l’héritage qui en découlera, exposait Stéphane Troussel, le président du Département de la Seine-Saint-Denis. Et pour cela, nous souhaitons nous appuyer sur tous les secteurs d’activités : le monde sportif évidemment, mais aussi culturel, associatif, entrepreneurial et les différents élu·e·s ».
Tous ces acteur·rice·s avaient largement répondu à l’appel, mercredi. Dans le parterre réuni pour apporter sa pierre à l’édifice, on apercevait François Dechy, fondateur de Baluchon, un fleuron de l’économie sociale et solidaire implanté à Romainville ou encore Hortense Archambault, directrice de la MC93, scène nationale de Bobigny.

Jeter des passerelles entre différents champs d’activité, prendre les Jeux comme une occasion de créer du lien social, mais aussi entre différentes disciplines, c’est tout l’objet de cette Fabrique. « J’ai toujours été un grand fan de sport en même temps que de spectacle vivant. Pour moi, le croisement des deux peut vraiment être fertile. Il y a un truc démentiel à faire autour de ces Jeux », vibrionnait Mathieu Bauer, directeur du Nouveau Théâtre de Montreuil. Et d’annoncer, déjà, l’ouverture d’un mur d’escalade « customisé » au sein de son centre dramatique. « Les prises pourraient correspondre à de grandes dates dans l’histoire de la musique ou du théâtre, et les grimpeurs partiraient ainsi à l’assaut de l’art », s’enthousiasmait cet amoureux de la scène et du sport.

Les autres domaines n’étaient pas en reste. « Ces Jeux sont une belle opportunité pour le département en matière d’emplois et de projets d’insertion. Mais pour la saisir, il est nécessaire que nos entreprises - notamment les TPE-PME - se fédèrent, s’allient pour répondre au mieux aux marchés publics. » soulignait Danielle Dubrac.

A cet effet, la présidente de la Chambre de Commerce et d’industrie 93 promettait la mise en ligne prochaine d’une plateforme « qui permettra aux entreprises de Seine-Saint-Denis de connaître les marchés et d’y répondre de manière adéquate. » Pas question en effet de laisser passer l’occasion, face à des marchés publics assortis de clauses sociales avantageuses - 10 % de l’emploi réservés à l’insertion au lieu de 5 habituellement – ainsi que 20 % des marchés de sous-traitance aux TPE-PME.

Au sein de ce Conseil des membres – qui réunit quelque 50 personnalités – les sportif·ive·s étaient bien sûr eux aussi représenté·e·s. « J’ai pu voir de l’intérieur comment se sont déroulés 3 Jeux différents et aussi suivre l’évolution des villes qui avaient accueilli ces événements, faisait ainsi valoir Frédérique Jossinet, vice-championne olympique de judo à Athènes 2004. Il est clair qu’il y a des choses à prendre mais en même temps, il faut se sentir libres de créer notre propre histoire. Tout est à inventer. », poursuivait cette championne native de Rosny-sous-Bois, désormais directrice du football féminin à la Fédération française.

Pour accompagner ces différents ateliers thématiques, la Fabrique s’est aussi dotée d’un laboratoire, à connotation plus scientifique, qui entend mettre à contribution des « experts » dans différents domaines : urbanisme, impact des grands événements sur un territoire ou encore développement durable. « Sur plusieurs sujets, des chercheurs du monde universitaire peuvent devenir une ressource pour cette Fabrique et partager leur expertise au service d’un projet de territoire », insistait Pierre-Olaf Schut, maître de conférences en sciences et techniques des activités physiques à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée et créateur avec trois autres collègues d’un Observatoire pour la recherche sur les méga-événements.

Last but least, le but de la Fabrique étant vraiment de fédérer les énergies de toute la Seine-Saint-Denis, loin de favoriser un entre-soi, un site dédié aux ateliers sera bientôt ouvert, où tout un chacun pourra émettre des suggestions pour faire vivre l’événement, pendant et au-delà des JO. Bienvenue dans le Fab Lab des Jeux !

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Des Jeux des collèges pour ouvrir la Quinzaine olympique

Juste avant le lancement de la Fabrique des Jeux se seront déroulés les Jeux des collèges. Cette manifestation sportive et festive, organisée par l’UNSS 93 en partenariat avec le Département, aura vu 1400 collégiens de toute la Seine-Saint-Denis s’essayer à différents sports, y compris à des disciplines moins habituelles. Beach handball, ultimate ou escalade étaient ainsi au menu. « C’est vraiment une journée réussie. J’ai pu tester la boxe thaï, que je ne connaissais pas. Ca m’a plu et ça démontre qu’il n’y a pas de sport de garçons », rappelait Lejla, en 6e à La Courtille à Saint-Denis. Justement, les Jeux des collèges prévoyaient aussi des ateliers de sensibilisation à l’inclusion du handicap via le sport ou à l’égalité filles-garçons. La quinzaine olympique, qui se poursuivra par la Journée olympique (21 juin) ou les 24 h du water-polo (23-24 juin) et verra aussi la Commission de coordination du CIO valider définitivement l’emplacement des sites olympiques (18 et 19 juin), est bien lancée !

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