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Enfance parentalité

Que fait le Département...contre l’exposition des tout-petits aux écrans ?

Pour les 0-6 ans, écrans = danger ! Le service de Protection Maternelle et Infantile (PMI) de Seine-Saint-Denis a imaginé un jeu pour aider les adultes à trouver des solutions.

Hélène, éducatrice de jeunes enfants en PMI à Aulnay-sous-Bois, a inventé le jeu Parents veille ! Préservons nos enfants des écrans ! après avoir observé dans les salles d’attente les familles venues en consultation. Une initiative nourrie à la fois par l’expérience de ses collègues (psychologue, médecin, puéricultrice, auxiliaire de puériculture, psychomotricienne...) et les études de neuroscientifiques, de pédopsychiatres.
Destiné aux familles d’enfants de 0 à 6 ans, ce jeu, qui se présente comme un jeu de l’oie, pointe en fait les dangers d’une surexposition aux écrans sur le développement de l’enfant : langage, concentration, graphisme, sommeil... Il offre l’occasion de se questionner entre adultes, familles et professionnel·le·s sur notre dépendance aux écrans, sans culpabiliser. L’objectif : que l’enfant puisse continuer à imaginer, construire, créer et développer ses compétences.

Comment ce jeu peut-il aider les parents ?
Ce jeu interpelle les parents et les incite à trouver des solutions alternatives aux écrans. Il leur lance aussi des défis : peuvent-ils citer deux parcs près de chez eux ? Deux lieux culturels à essayer en famille ? Sont-ils capables de se passer d’écran une semaine ? De télévision une journée ? L’Institut de Recherche et d’Innovation (IRI) est intéressé par ce jeu. Avec sa clinique contributive née en 2019, cet institut, qui réunit pédopsychiatre, philosophe et biologiste, propose depuis trois ans à la PMI Pierre-Sémard, à Saint-Denis, d’échanger sur ce fléau entre professionnel·le·s et parents. Hakima, maman de deux enfants, témoigne : « Mon aîné a été surexposé aux écrans quand il était petit. Cela a retardé tout ce qui est langage, mouvements, relation avec les autres. Vers l’âge de trois ans, on peut dire qu’il avait un retard de développement. À partir du moment où on a décidé avec son papa d’arrêter smartphone, télé et ordinateur et de travailler tout ce qui est jeu, relation, c’est là qu’il a commencé à parler, que ce soit avec nous, ses parents, l’école et la famille élargie  ».
Que ce soit le téléphone ou la tablette numérique qu’on prête à notre enfant pour le faire patienter, la télé qu’on regarde pendant qu’on l’allaite, le smartphone qu’on consulte sans arrêt... ces écrans interrompent tous ces petits moments précieux grâce auxquels il apprend qui il est et de quoi est fait le monde. Un lien affectif puissant aussi nécessaire à son développement que celui de manger et dormir.

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Crédit photo : Nicolas Moulard

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