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Prithika Pavade, le sourire des Jeux

Haute de 1,44 m et âgée de 12 ans, Prithika Pavade surprend par son tempérament déjà empreint d’une grande maturité et par sa précocité. Lorsqu’elle était benjamine elle a décroché le titre national minime, et une fois minime elle devenue championne de France cadette ! Formée au Saint-Denis US tennis de table 93, elle ne laisse pas indifférent, bien au contraire. Car pour toutes les personnes qui croisent son chemin dans le monde du ping ou ailleurs, Prithika est un véritable petit phénomène !

Un petit sourire humble et malicieux au moment de la première rencontre et voilà que quelques minutes plus tard, au moment de retrouver sa raquette et une petite balle blanche entre ses mains, Prithika dévoile un visage radieux et affiche un plaisir communicatif qui vous donnerait même envie de vous prendre un 7-0 et de repartir de bonne humeur !

Son coup préféré ? Le Top Spin. Sa joueuse préférée ? La chinoise Ding Ning. Mais pour autant, pas de quoi en faire des modèles d’inspiration uniques, car la jeune française qui s’entraine actuellement au pôle France est avant tout un modèle d’application et de concentration hors-normes, reconnu par tous et par toutes.

Alors bien qu’elle sache déjà quels sont les pongistes en qui elle doit s’inspirer pour constituer ce savant mélange qui la mènera le plus loin possible, Prithika avance en toute modestie, répète inlassablement le coup de la « poussette » et conserve un plaisir intact, celui de jouer, un peu comme une petite fille donc !

Une chance olympique en 2024

Paris 2024 ? Elle l’a déjà bien en tête et elle le sait déjà, c’est une responsabilité pour elle comme pour tous les sportifs français. Et en ce qui la concerne, si la ville de Paris est bien retenue pour accueillir les Jeux Olympiques, Prithika aura 20 ans en 2024…

Alors ce seront ses premiers Jeux Olympiques et déjà la jeune fille a conscience que c’est une chance incroyable qu’elle ne laissera surtout pas passer. Quand on lui pose la question de son rêve pour 2024, cette gauchère spécialiste de l’attaque vous répond avec un sourire aussi pudique que convaincu : « Etre championne olympique ! ».

Alors pour en arriver là, son entraineur, Nicolas Greiner qui l’a découverte à l’âge de six ans au Bourget, veille patiemment et méthodiquement. Car même si, depuis ses débuts au SDUS TT 93, la toute jeune pongiste brûle toutes les étapes, lui se veut prudent mais aussi stratège. Sa petite protégée joue et s’entraîne déjà avec l’équipe (Pro B) de Saint-Denis, et la semaine durant elle s’entraine au pôle espoir d’Ile-de-France et est interne au CREPS de Chatenay-Malabris. Mais pour Nicolas Grenier, Prithikha doit surtout continuer d’enchainer les compétitions jeunes. L’objectif ? Parvenir petit à petit à être compétitive pour ensuite, au moment où elle sera grande, décrocher des premiers titres aux championnats d’Europe et du Monde séniors.

Alors pourquoi ne pas espérer qu’elle puisse succéder un jour au dernier vice-champion olympique français de 1992, cet autre gaucher spécialiste de l’attaque qu’est Jean-Philippe Gatien ?

En tout cas, Prithika l’ambitionne et la Fédération française y croit ! Nommée ambassadrice en Seine-Saint-Denis du groupe Génération 2024 pour la candidature de Paris aux JO, la pépite francilienne s’est confrontée à de nombreuses reprises aux joueuses mondiales les plus douées de son âge et même issues des catégories au dessus. En novembre dernier, avec l’aide de la Fédération, elle s’est envolée en Chine avec son entraineur pour y effectuer un stage national à Baiyin. Invitée avec une autre française et une Suédoise, elle se frotta aux 100 meilleures joueuses chinoises de -13 ans, les meilleures espoirs du pays considéré aujourd’hui comme le meilleur au monde.
Résultat ? Une belle 15e place, des souvenirs plein la tête et des cadeaux pour son grand-frère, son papa et sa maman.

C’est son père qui l’a initiée le premier au ping. Jouant à un niveau départemental en Inde, il quitta Pondichéry en 2004 pour rejoindre la France avec sa petite famille, quelques mois tout juste avant la naissance de Prithika. Aujourd’hui éloignée de sa famille, car interne au collège Thomas-Mann (Paris XIIIe), Prithika grandit vite, très vite, comme le constatent son père et son entraineur, pour qui les fonctions respectives de papa et de coach sont parfois difficiles à délimiter.

Avec rigueur et concentration, Prithika continue de s’appliquer pour progresser. Et toute aussi dotée à l’école de ces qualités qui lui permettent d’être brillante au tennis de table, elle y affiche un joli 18 de moyenne générale. Méthodique, le sourire de la jeune fille s’illumine à nouveau quand on lui parle de mathématiques. Ses copines de classe ? Son entraineur vous dira qu’elle ne les voit pas souvent et que les « anniversaires des amies, ce n’est pas pour elle », mais elles lui demandent des nouvelles à chaque fois qu’elle revient de compétition et pour Prithika c’est déjà important.

Alors bien consciente de tous les sacrifices qu’elle fait sur une partie de sa jeunesse, la jeune fille de 12 ans au sourire réservé, a un conseil à donner à celles et ceux qui se lancent comme elle dans le sport de haut niveau : Ne jamais oublier que la compétition est d’abord un jeu, et qu’il faut « continuer de jouer en veillant toujours à y prendre du plaisir ». Et c’est bien là peut-être, le propre des Jeux.

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