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Paris 2024 : en pleine phase de travaux, le futur village des athlètes a de nouveau été présenté aux habitants

Le 6 octobre, la SOLIDEO, société chargée de la livraison des ouvrages olympiques pour Paris 2024, a organisé une réunion publique pour faire le point sur l’état d’avancement des travaux du village des athlètes et présenter le projet d’aménagement du collège Dora-Maar de Saint-Denis, impacté par cette arrivée. Un rendez-vous qui s’est tenu à la maison du projet du Village des athlètes à Saint-Ouen en présence d’élus, de représentants de Paris 2024 et d’habitants.

« Sachez que ce point d’information se tiendra tous les trimestres jusqu’à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques afin que vous ne manquiez rien de l’avancée des travaux », a déclaré en préambule Isabelle Vallentin, directrice adjointe de la SOLIDEO, l’établissement public en charge de la livraison des ouvrages et des opérations d’aménagement dans le cadre Jeux olympiques et paralympiques de 2024 à Paris. Le 6 octobre, SOLIDEO a organisé une réunion publique à la maison du projet du Village des athlètes, à Saint-Ouen, pour évoquer les différents travaux d’aménagement opérés actuellement sur le territoire dans le cadre de la prochaine olympiade. Des travaux qui font grincer quelques dents ces temps-ci parmi les habitants. Invités à s’exprimer ce soir là, certains d’entre eux se sont plaint des nuisances sonores et de l’encombrement de l’espace public générés par la noria des camions de chantier qui œuvrent actuellement jour et nuit sur le site.

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« Nous sommes désormais engagé dans un marathon de 27 mois, a fait savoir Henri Specht, directeur de projet de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo). Nous allons faire tout notre possible pour limiter les perturbations. »
Rappelons que ce chantier « le plus grand de France en zone urbaine », d’après la SOLIDEO, s’étend sur une superficie de 51 hectares (l’équivalent de 70 terrains de football), à cheval sur trois communes – Saint-Ouen, Saint-Denis et L’Ile-Saint-Denis. Le futur village olympique accueillera 14 000 athlètes (issus de 206 délégations) répartis dans 8 000 chambres. Et si les « Jeux » en valent la chandelle, c’est parce qu’au lendemain de l’événement (en novembre 2024 plus exactement), le village ne sera pas détruit mais reconverti en appartements familiaux, logements spécifiques pour étudiants, personnes âgées et personnes à mobilité réduite, mais aussi en écoles, crèches ou encore en bureaux et en locaux dédiés aux commerces. Bref, un nouveau quartier conçu, lui, sur le long terme.

Un village et ses anecdotes

Aujourd’hui, le village est surtout reconnaissable par la dizaine de grues qui l’entourent, le ballet incessant des engins de chantiers et les milliers d’ouvriers qui s’affairent. Alors que les parkings ont été creusés, « des terrains sont encore en cours de déconstruction à Saint-Denis et à Saint-Ouen », prévient Isabelle Vallentin, qui tient par ailleurs à préciser : « Ce chantier, ce ne sont pas simplement des installations techniques mais aussi des hommes et des femmes qui travaillent dans des conditions de sécurité extrême. Nous avons déployé en la matière un dispositif très avancé car la sécurité de nos compagnons fait partie des priorités. » A noter par ailleurs que 10% des heures travaillées sur le chantier concernent des salariés en insertion, autrement dit des personnes auparavant éloignées de l’emploi, comme s’y est engagée la SOLIDEO à travers une charte sociale.
Pour égayer les lieux, une fresque artistique a récemment été réalisée sur une palissade par les élèves de l’école Anatole-France (Saint-Denis) avec le graffeur Swen 93 MC. D’autres projets du même type, ayant pour but de développer l’expression artistique et la créativité, seront menés ces prochains mois par les acteurs du territoire.

Pour Brice Guyart, double médaille d’or olympique en escrime (2000 et 2004) et chargé des relations avec les athlètes au sein du comité d’organisation, le village des athlètes est devenu, au fil des éditions olympiques, un élément incontournable, riche en anecdotes facétieuses. « C’est le seul endroit au monde où on peut croiser tour à tour une Simone Biles (gymnaste américaine) et ses 1m42 et un Rudy Gobert (basketteur français) et ses 2m16, fait-il remarquer. En 2000, à Sydney, j’ai été témoin d’une histoire d’amour entre un rameur (aviron) français et une rameuse australienne. Aux dernières nouvelles, ils sont encore ensemble. » Laurent Michaud, responsable des villages (Lille, Marseille et Tahiti hébergeront aussi quelques athlètes), est revenu sur d’autres points essentiels : la Cité du cinéma qui abritera un restaurant ouvert aux athlètes 24 heures sur 24 (4000 couverts) et une partie des studios de tournage (de cette même Cité) qui serviront de salles d’entraînement.

Un collège et ses aménagements

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Emmanuel Constant, vice-président du Département en charge de l’éducation et des JOP

Durant cette réunion publique, il a aussi été question du projet d’aménagement du collège Dora-Maar (Saint-Denis), qui se trouve en plein milieu du futur village. « Outre l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques, la priorité, sur le court terme, est la réussite des élèves du collège Dora-Maar. L’objectif est que leur scolarité puisse se dérouler normalement durant les travaux », a plaidé Emmanuel Constant, vice-président chargé de l’éducation et des JOP au Département. Les premières modifications vont concerner la cour de récréation qu’il a fallu repenser. « Lors de l’héritage, la cour sera plus grande qu’auparavant, davantage végétalisée et comportera des espaces de jeux collectifs pour les filles et les garçons », a détaillé Platane Beres, l’architecte en charge du projet. Quant aux nouveaux logements de fonction, ils seront construits en bois avec des matériaux biosourcés et situés dans une autre aile du collège. Lequel a été livré en 2014 et labellisé cinq ans plus tard Génération 2024 pour ses initiatives en faveur du développement de la pratique sportive et des valeurs citoyennes.

Grégoire Remund
Photos : ©Sylvain Hitau

A savoir
Acteur majeur des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, la Seine-Saint-Denis va, outre le village des athlètes, accueillir le village des médias ainsi que six disciplines sportives. Le département sera particulièrement mis en valeur lors du marathon paralympique et du paracyclisme sur route, deux épreuves qui verront les athlètes sillonner le territoire.
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