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Orchestre Demos : la musique classique à la portée de tous

Samedi 15 juin à 19 heures, les orchestres Demos de Plaine Commune et d’Est Ensemble assureront le spectacle à la Basilique, dans le cadre du Festival de Saint-Denis. Le fruit de vingt ans de combat de la cheffe d’orchestre Zahia Ziouani pour rendre la musique classique accessible...

Deux des acteurs de la musique classique du département sont enfin parvenus à accorder leurs violons : pour la première fois, après des années de partenariat, les 300 élèves des orchestres Demos de Plaine Commune et d’Est Ensemble feront courir leurs archets, résonner leurs pizzicati, tonner leurs arpèges au Festival de Saint-Denis, sur les tombeaux des rois de France, au cœur du département. Au programme, une danse hongroise de Brahms le morceau Yukali de Kurt Weill, un morceau indonésien, Tari Saman, le chant sud-africain Shosholoza et Les Indes Galantes, de Rameau.

« On leur répète toute l’année que la musique classique est à la portée de tous, alors cette année, je voulais qu’au moins un concert se passe sur le territoire du département », indique Zahia Ziouani, fondatrice, directrice musicale et cheffe d’orchestre des ensembles Demos, également soutenus par le Département. Cette Pantinoise de naissance, longtemps directrice de l’école de musique de Stains, se bat depuis vingt ans pour l’accès de tous à la musique classique. Fondés en coopération avec la Philharmonie, les orchestres Demos s’inscrivent dans ce combat. Dans chaque ville participante, les animateurs, les travailleurs sociaux proposent à des jeunes des centres sociaux, des centre aérés ou des structures de proximité, de faire partie de l’orchestre.

Sur des phases de trois ans, chaque semaine, ils ont des cours donnés par des musiciens professionnels hors du temps scolaire. À Aubervilliers et Clichy-sous-Bois, ils travaillent les bois, à Epinay, les cuivres, et les autres jouent des cordes. « Tous les mois, on se retrouve, et je les fais travailler en orchestre symphonique. Je les fais travailler comme n’importe quel orchestre, sauf que leur partition est adaptée. Comme je ne les vois que de temps en temps, je vois les progrès qu’ils font : à la fin, ils savent jouer en orchestre, par cœur, ils comprennent les gestes du chef d’orchestre... Le monde des adultes préjuge des capacités des enfants. Cette année, le programme était très chargé et j’ai été étonnée de leur prestation », confie Zahia Ziouani. Si vous voulez en croire vos oreilles, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

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Le violoniste Renaud Capuçon

50 ans de musique et d’émotions

Jusqu’au 3 juillet, le festival de Saint-Denis poursuit la célébration de son cinquantième anniversaire avec les mêmes ingrédients qui nous régalent depuis ses débuts : de grandes œuvres symphoniques à la mesure de la Basilique, de prestigieux chefs et solistes, des orchestres invités, de jeunes virtuoses à découvrir et des croisements de genres pour nous surprendre.

L’an dernier Rufus Wainwright a passé deux heures dans la Basilique. Et le compositeur éclectique (de la pop à l’opéra !) en a été tellement touché qu’il a proposé de concevoir un spectacle tout spécialement pour elle. « Mother » est composé de titres de son répertoire personnel et familial (Loudon Wainwright et Kate Mc Garrigle), de reprises (Mother – John Lennon, Dans les yeux de ma mère – Arno…) et d’autres surprises… (Vendredi 14 juin Basilique)

La salle de la Légion d’honneur est le théâtre de récitals plus intimistes, là où de jeunes artistes rencontrent pour la première fois le public dionysien. Seong-Jin Cho est lauréat du célèbre concours international de piano Frédéric Chopin, et au-delà de la seule virtuosité, son jeu exprime toutes les nuances de Brahms, Schubert, Berg et Liszt. (Dimanche 16 juin Légion d’honneur).

Lui aussi faisait partie il y a 20 ans des jeunes virtuoses invités par le festival, mais depuis Renaud Capuçon est devenu un des plus brillants violonistes de sa génération. Toujours fidèle à Saint-Denis, il revient cette année interpréter des musiques de film de Nino Rota, John Williams, Erich Korngold, Georges Delerue… Saurez-vous retrouver les films ? (Jeudi 20 juin Basilique )

Pas de festival de Saint-Denis sans Mahler ! Les œuvres monumentales du compositeur autrichien ont cette capacité à faire « sonner » la nef, symbole de l’art gothique. Et particulièrement cette 5ème symphonie interprétée par l’orchestre national de Lille, sous la direction de son nouveau chef Alexandre Bloch. (Mardi 25 juin Basilique)

Une cheffe d’orchestre, trentenaire, bourrée de talent et de récompenses, cela s’écoute ! Surtout lorsque Mirga Gražinytė-Tyla propose A Child of our Time, un oratorio de Michael Tippett composé en réaction à la Nuit de Cristal, avec d’émouvants negro-spirituals qui terminent chaque partie, comme les chorales de Bach dans les Passions. (Jeudi 27 juin Basilique)

Du jazz dans la basilique ! La voix de velours de Gregory Potter reprendra ses succès et de grands standards de Nat King Cole, Harold Arlen… (Lundi 1er juillet Basilique)

En grand final, l’immense chef Sir John Eliot Gardiner revient à Saint-Denis diriger son Orchestre Révolutionnaire et Romantique qui joue sur instruments d’époque. Ils joueront le Requiem de Verdi, un monument aussi puissant que raffiné, que Sir Gardiner a accepté de remonter pour une date unique au Festival de Saint-Denis après le succès de sa tournée européenne à l’automne 2018. (Mercredi 3 juillet Basilique)

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La cheffe d’orchestre Mirga Gražinytė-Tyla

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