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Olympique et classique, un duo sur le même tempo...

Le Festival Classiq’à Stains se met dans les starting-blocks des JO 2024, mardi 26 novembre à l’Espace Paul-Eluard, en associant le breakdance, nouvelle discipline olympique, et les rythmes du classique. Un duo orchestré par Zahia Ziouani, maestra de l’Orchestre Symphonique Divertimento.

Olympique et classique à la fois, ce sera le tempo distillé par l’Orchestre Symphonique Divertimento dirigé par Zahia Ziouani lors de l’ouverture de la 12e édition du Festival Classiq’à Stains, mardi 26 novembre à l’Espace Paul-Eluard (notre encadré).
Intitulé « Danses Olympiques », le spectacle phare de l’édition 2019 du Festival stanois a en effet « l’ambition de démontrer une nouvelle fois que le classique n’est pas une musique poussiéreuse mais au contraire est capable d’innover en s’associant à d’autres genres musicaux comme Divertimento l’a déjà fait par le passé avec l’électro ou les musiques du monde, et cette fois avec les rythmes du breakdance », clame Zahia Ziouani, créatrice en 1997 à Stains de l’Orchestre Symphonique Divertimento.
En partenariat avec la Fédération Française de Danse, l’ex-élève du Conservatoire municipal de Pantin a donc suscité une nouvelle rencontre originale entre les partitions d’Igor Stravinsky, Claude Debussy ou Benjamin Britten qui s’accorderont sur scène avec les chorégraphies de cinq virtuoses d’un autre genre artistique mais aussi très sportif : le breakdance, discipline qui fera son apparition au programme des Jeux de 2024 largement disputés en Seine-Saint-Denis. Le tout chorégraphié par le médiatique Brahim Zaibat, tête d’affiche récurrente de l’émission « Danse avec les stars » mais aussi quintuple champion du monde de breakdance.

L’esprit olympique en musique

« L’idée, c’est de montrer que la danse a souvent inspiré ou traversé le répertoire classique à travers les danses pour orchestres, les valses ou les ballets les plus célèbres comme l’Oiseau de feu de Stravinsky, le Tricorne de Manuel de Falla et d’y associer une dimension de culture urbaine avec le breakdance », poursuit Zahia Ziouani. En plus, ce sera l’occasion de mettre en valeur le breakdance qui vient de rejoindre, cette année, le programme des Jeux de Paris 2024. »

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Une rencontre que « ZZ » au féminin, visage l’an dernier de la campagne d’affichage « Seine-Saint-Denis 2024 », se réjouit donc d’orchestrer : « Cette création Danses Olympiques est aussi une manière de lancer l’Olympiade culturelle 2020-2024 de Divertimento et de continuer à distiller l’esprit olympique dans nos programmes parce qu’on n’a pas attendu d’avoir les JO en Seine-Saint-Denis pour travailler avec l’Orchestre sur les thématiques d’égalité et de diversité, en valorisant toutes les musiques et en allant dans les écoles pour les faire découvrir. Nous aussi, comme les Jeux, on défend l’universalité », expose encore celle qui a été promue « Officier de l’ordre des Arts et Lettres de la République Française » en 2014.

La cérémonie d’ouverture de 2024 dans le viseur…

Un discours qui la positionnerait presque au premier rang de la Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 ? « Que les organisateurs puissent vous entendre… » sourit-elle. Et de poursuivre plus directement : « Sur le principe, bien sûr qu’on se projette sur cette cérémonie, parce que l’Orchestre Symphonique Divertimento a la capacité artistique et les épaules pour être de cette aventure… Mais, au-delà de cet aspect, on va surtout continuer à travailler pour que dans la phase héritage des Jeux, après l’évènement donc, la Seine-Saint-Denis obtienne plus de moyens pour ne plus être un territoire traité de manière inégalitaire, y compris sur les questions de culture et d’éducation artistique. »
Sur ce plan, l’ex-étudiante en musicologie de la Sorbonne compte bien s’appuyer sur les vertus combatives du sport pour hisser le 93 tout en haut des podiums nationaux. « Il y a beaucoup de similitudes entre le sport et la musique, enchaîne Zahia Ziouani qui dirige à Stains un ensemble symphonique de plus de 70 musiciens. Dans un orchestre, il y aussi le sens du collectif comme dans les sports en équipes. Et puis, l’engagement, le dépassement de soi, la nécessité d’entretenir son corps pour performer : ce sont aussi des valeurs communes aux sportifs et aux musiciens. C’est pour ça que je vais continuer de faire intervenir des sportifs de haut niveau auprès de l’académie Divertimento afin qu’ils m’aident à démontrer aux jeunes de Seine-Saint-Denis qu’ils peuvent, eux aussi, s’autoriser de grandes ambitions. »
Bref, plus vite, plus haut, plus fort comme dans la devise olympique. Mais aussi en rythme…

Classiq’à Stains, trois, deux, un, dansez !
Après « Danses olympiques » en ouverture le 26 novembre, le même élan chorégraphié sera gardé pour la suite du programme de Classiq’à Stains avec les créations Arabesque (vendredi 29 novembre à 19h à l’Espace Xénakis) et Transcendance (mercredi 4 décembre à l’Espace Paul-Eluard) orchestrées et dansées par les élèves et professeurs du Conservatoire Municipal de Musique et de Danse. Lully reviendra dans la danse mais aussi Mozart, Strauss, Schubert, Dvorak pour deux spectacles musicaux et chorégraphiques qui mettront « en avant toute la vitalité des musiques qui se nourrissent de la danse. »
Réservations au 01 49 71 82 25.
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