Catégories
Seine Saint-Denis
Musique

Ma Seine-Saint-Denis par Demi Mondaine

Révélée à un large public en atteignant la demi-finale de The Voice, le télé crochet de TF1, Demi Mondaine a fait ses premières armes artistiques en Seine-Saint-Denis en passant par Montreuil, la MC93 à Bobigny et ses partenariats avec Zebrock, dans un territoire auquel elle reste très attachée. Interview.

Demi Mondaine en trois dates

2005 : Naissance de Zakary, premier enfant et création du groupe Demi Mondaine. Premiers concerts. 


2013 : Lauréate à la Maroquinerie du tremplin rock Zebrock et concert à la fête de l’Humanité. 



2018  : Sous l’insistance de Zakary, elle accepte de participer à The Voice. Spectacle aux Folies Bergères avec Jean-Paul Gaultier en octobre et préparation d’un nouvel album.
PNG - 75.4 ko

Demi Mondaine en trois lieux

L’Escale à Montreuil
A des fiançailles où j’étais invitée à jouer, je rencontre le groupe La clinik du Dr Schultz dont le leader, Schultz, me fait découvrir Montreuil et le café l’Escale, repaire des rockers et punks du coin où il jouait les dimanches. Quelques années après, j’emménagerais tout près, place du Marché où je vivrais pendant des années avant de déménager il y a peu dans une péniche sur la Marne. Pour du bon rock’n’roll de proximité à Montreuil, l’Escale est incontournable !

Zebrock
Cette structure est hyper importante dans ma vie. J’ai fait un bon bout de chemin avec Zebrock depuis le tremplin de 2013. Leur regard bienveillant et humain sur notre musique nous a fait grandir car c’est salvateur comme leur équipe envisage la musique. Pour Zebrock, la musique est une façon de s’en sortir, de s’exprimer, quelque chose qui doit être au cœur de la vie ! Je collabore avec eux depuis trois ans pour des conférences dans des lycées d’Ile-de-France autour de l’histoire du rock et de la musique populaire (du blues jusqu’à aujourd’hui) pour semer des valeurs autour de la grâce de la musique.


JPEG - 93.2 ko

La MC93
Un endroit que je revendique, que j’aime et où j’aurai toujours plaisir à retourner. C’est un peu chez moi, je connais les loges par cœur ! Avec le groupe, on était en résidence à Canal 93 à Bobigny pendant plusieurs années car à l’époque on était managé par Alex Monville qui était le programmateur de Canal 93. Parallèlement on nous présente Nicolas Bigards qui était résident à la MC93 voisine. Le coup foudre amical et artistique fut immédiat. Il nous a apporté son regard de metteur en scène et m’a amenée "sur son terrain". C’est comme ça que je suis passée de rockeuse avec mon groupe à créatrice de musique pour ses spectacles sur la grande scène de la Maison de la Culture pour des spectacles comme American tabloïd de James Ellroy, ou Hair etc. Aujourd’hui Nicolas Bigards travaille toujours à mes côtés sur Demi Mondaine mais aussi pour Creature book, un projet parallèle. J’ai créé la musique et le concept et lui met en scène des gens du cirque pour illustrer et humaniser chaque monstre du spectacle. C’est tout un projet qu’on a déjà joué au Théâtre national de Dieppe, à Avignon... C’est en mutation permanente et j’espère pouvoir le rejouer bientôt dans un grand cabaret des monstres !
 La MC93 est donc le lieu où j’ai fait mes premiers pas dans le théâtre professionnel et ce fut tout aussi fascinant que la musique.


Interview

La victoire au tremplin rock du Grand Zebrock en 2013 qu’est-ce ça a représenté ?
Je n’ai jamais trop aimé les tremplins mais là c’était fait avec tellement de bienveillance. Lors de ce concours, on a eu l’occasion de bosser avec des artistes comme Hervé legeay qui est un guitariste de génie ou Françoise Fognini qui nous fit brillamment travailler les mots et leur sens, les paroles des chansons en profondeur et l’interprétation ensuite sur scène. Le fait d’avoir eu le regard extérieur de gens compétents et humains au service de notre musique et de l’évolution du groupe nous a fait faire un grand pas en avant. Ça nous a fait grandir...

Comment passe-t-on de Zebrock à The Voice ?
Il n’y a pas vraiment de lien entre Zebrock et The Voice. Juste des années de travail. Je suis une obsessionnelle. J’ai une urgence à exprimer et je bosse. Après il y a la chance et il faut saisir les opportunités. Mon fils m’avait surprise au téléphone à renoncer une énième fois aux avances de la production de l’émission puis il m’a convaincue très facilement avec ses mots très simples d’enfant : que je n’avais rien à perdre, que je ne devais pas avoir peur de jouer dans un bistrot ou sur un plateau de télévision. "Tout le monde va te voir maman donc si c’est ton métier, fais-le !"

Qu’est-ce que ça change dans une vie d’artiste une telle aventure ?
Ça a été assez speed mais je l’ai pris avec beaucoup de recul. Je ne la voyais pas comme un concours. J’ai fait un déni de concours. Je l’ai vécue comme des passages télé où à chaque fois j’avais l’opportunité de montrer quelque chose, de jouer avec une énorme machine de guerre derrière, de moyens extraordinaires humains et techniques. C’était hyper impressionnant mais très agréable à tester. Du coup je n’étais pas sous pression et ça devait me donner un air désinvolte. Ce n’était pas une fin en soi mais un outil...

Quel fut votre meilleur souvenir de cette expérience ?
La résultante d’avoir pu rencontrer un homme que j’admire, l’artiste merveilleux qu’est Jean-Paul Gaultier. Quand j’ai reçu son coup de fil, que j’ai pu le rencontrer, je me suis dit que j’avais bien fait de participer à The Voice.

Quels conseils donner à de jeunes artistes qui débutent ?
L’urgence, le travail et la persévérance. Quels que soient les moyens, il ne faut jamais lâcher l’affaire. C’est juste que The Voice est un très grand média et m’a donnée une visibilité extraordinaire. Moi avec ou sans l’émission, je continue à faire la même chose, je n’ai pas changé. A l’heure actuelle, je suis toujours dans une cave en train de faire de la musique et bosser sur de nouvelles compos car l’urgence pour moi reste toujours la même.

Quels sont vos projets ?
En groupe, on est sur un nouvel album qui s’annonce aquatique, autour de l’élément eau, des enfers diluviens mais avec des coups de foudre, des amours naissantes. Quelque chose de poétique qui épouse l’élément. On va essayer de sortir un single avant la fin de l’année puis l’album dans la foulée. En solo, c’est le Fashion freak show de Jean-Paul Gaultier où je jouerai tous les soirs aux Folies Bergères à partir du 2 octobre jusqu’au 31 décembre 2018. J’ai eu une proposition de film aussi... Beaucoup de portes se sont ouvertes dernièrement. C’est un bon moment pour rebondir...

Comment décrire votre relation avec la Seine-Saint-Denis ?
C’est le département qui m’a mise sur les planches ! C’est l’endroit où on m’a donné les moyens de me mettre au travail et de passer de l’artiste amateure à l’artiste professionnelle. J’ai passé une porte grâce à la Seine-Saint-Denis et à Bobigny surtout (avec Canal 93, la MC93, Zebrock !) Ma première grande étape s’est passée là !

Crédits photo :
Demi Mondaine : La Boule Noire (c) Mélanie Fazi
Zebrock : Poppy Moukoukenoff / Zebrock

à lire aussi
Festival Aubervilliers Théâtre

« Désobéir », un hymne à la jeunesse française

Porté par quatre comédiennes pleines de vie, cette pièce créée au Théâtre de La Commune d’Aubervilliers fait entendre la voix de jeunes femmes issues de l’immigration. Leur point commun : avoir dû s’opposer pour se construire, face à leur milieu familial, au poids des traditions ou au regard de la société. Une pièce forte, qui montre le visage de la France d’aujourd’hui.

Festival Théâtre

Yvan Loiseau nous ouvre le frigo des gringos

Ce comédien-photographe vivant à Saint-Ouen revient dans un seul en scène tonique et grinçant sur la colonisation de l’Amérique latine, continent qu’il a parcouru dans un voyage en 2013. Vous trouverez dans le frigo des gringos de l’humour à froid, des connaissances et une bonne dose d’analyse politique.

Festival Danse

Avec « Pas seulement », Amala Dianor boucle la boucle

Repéré en 2015 à la Belle Scène Saint-Denis par la directrice du Centre chorégraphique de Strasbourg, le chorégraphe de hip-hop Amala Dianor a lui-même lancé cette année à Avignon quatre jeunes danseurs du centre alsacien, dans lesquels il se reconnaît. Leur spectacle sera repris en septembre au Théâtre Louis Aragon de Tremblay.

Festival Théâtre

Quand Georges Pérec débarque en Seine-Saint-Denis

Pour leurs balades sonores baptisées « Les rues n’appartiennent en principe à personne », les metteuses en scène Lola Naymark et Mélanie Péclat font témoigner les habitants sur leur quartier et leur rapport à l’espace public. Après Avignon, mis à l’honneur au moment du festival, elles en feront de même avec le quartier Pleyel de Saint-Denis et l’Ile Saint-Denis. Suivez les guides !

Services, aides
& démarches

24 actions pour les Jeux 2024

Un plan départemental d'accompagnement de la candidature aux jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 a été adopté en séance du Conseil départemental le 22 juin 2016. Ce plan se décline en sept grands thèmes qui regroupent 24 actions.

Accessibilité des équipements culturels

Un guide valorisant la diversité de l'offre culturelle en Seine-Saint-Denis et favorisant l'accès et la participation des personnes handicapées à la vie culturelle et sociale.