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Compte à rebours pour Rio

Les visages de la Seine-Saint-Denis à Rio (N°8)

Ils seront une vingtaine de sportifs à représenter la Seine-Saint-Denis aux prochains Jeux olympiques de Rio, à partir du 5 août. Français ou étrangers, ils ont en commun de s’entraîner dans des clubs du département. Aujourd’hui, le gardien du Cercle des Nageurs Noiséens et de l’équipe de France de waterpolo Jonathan Moriamé, et le sélectionneur des Bleus Florian Bruzzo.

Alors que la Seine-Saint-Denis se sent plus que jamais d’humeur olympique à l’heure de la candidature Paris 2024, nous vous présentons ces athlètes au jour le jour.
Aujourd’hui, le waterpolo français avec Florian Bruzzo et Jonathan Moriamé

Depuis le 8 avril 2016, Florian Bruzzo, Jonathan Moriamé et toute la joyeuse bande du waterpolo français nagent dans le bonheur. Pensez donc : 24 ans que les Bleus ne s’étaient plus qualifiés pour des Jeux olympiques. Cette prouesse, ces enfants de la balle l’ont réalisée avec une bonne partie de l’effectif des poloïstes de Marseille, le club phare en France, mais aussi avec une pincée de Cercle des nageurs noiséens, le supplément d’âme de cette équipe.
Florian Bruzzo, le sélectionneur des Bleus, Jonathan Moriamé, gardien remplaçant et Mehdi Marzouki, ancien attaquant du CNN parti jouer au Spandau Berlin ont en effet tous fait leurs premières classes dans la piscine Edouard-Herriot de Noisy-le-Sec. « On se connaît depuis l’âge de 7 ou 8 ans. On est partis en vacances ensemble un paquet de fois. Avec Mehdi, j’ai fait l’Insep. Vous ne pouvez pas savoir le nombre de fois où on jouait à se dire : « Ce shoot-là, c’est le shoot de qualif pour les Jeux ». Eh bien, c’est arrivé, on l’a fait », se souvient Jonathan Moriamé, portier resté quant à lui au CNN et qui entraînera d’ailleurs l’équipe élite à partir de la saison 2016-2017.
Une amitié à toute épreuve pour une génération de talents spontanée. Florian Bruzzo, lui aussi made in Noisy, donne un peu moins dans la nostalgie, poste de sélectionneur oblige. « Franchement, on s’en reparlera sans doute dans 20 ans, mais là, c’est pas le sujet. » L’ancien défenseur d’1m 90, qui a pris les rênes de la sélection en 2012, n’est pas du genre à regarder dans le rétroviseur. « A Rio, on n’y va pas en touristes ; on ne s’est pas fixé d’objectif chiffré, mais on a comme ambition de se bagarrer contre les meilleures équipes mondiales, en jouant tous les deux jours ». Avec une poule comprenant notamment la Croatie, championne olympique en titre, l’Italie, vice-championne olympique et le Monténégro, vice-champion d’Europe, la mission s’annonce relevée. Mais les gamins de Noisy, Bruzzo, Moriamé, Marzouki en ont tellement rêvé que rien n’est impossible.

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Leur entrée en lice : le 6 août face au Monténégro

Stevan Lebras, photographe
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Il a le contact franc et direct, amical. Si vous êtes sportif, vous sentez tout de suite que Stevan Lebras fait partie de l’équipe. Ce Montreuillois pur jus a photographié les sportifs de Seine-Saint-Denis participant aux Jeux Olympiques et paralympiques de Rio, un travail réalisé en partenariat avec le CDOS 93 (Comité Départemental Olympique et Sportif). « Le sport, j’en fais depuis toujours. Du tennis, mais aussi des sports collectifs. Je ne pourrais pas imaginer ma vie sans. Photographier des sportifs, pour moi c’est juste une évidence. » Malgré les nombreuses sollicitations, les futurs olympiens acceptent volontiers de se faire tirer le portrait, comme l’épéiste Lauren Rembi : « On a passé notre temps à discuter, c’était un très bon moment. Je n’ai pas du tout eu l’impression d’une séance photo et pourtant, elles sont superbes ! J’ai conseillé à toutes mes copines d’y aller ! » Stevan sait rassurer les personnes qu’il photographie. « C’est important d’avoir une relation de confiance. Je privilégie les regards, ils racontent toute leur vie : leurs joies, leurs échecs, leurs espoirs… »
Retrouvez ses portraits dans notre série Compte à rebours pour Rio.

G.M.

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