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Les mousquetaires du 93 veulent décrocher le Graal

L’or olympique, c’est ce qui manque pour l’instant au hand féminin français. Et donc aussi à Allison Pineau, Grâce Zaadi et Kalidiatou Niakaté. Ces trois joueuses formées en Seine-Saint-Denis ne rêvent que d’aller chercher ce métal avec leurs partenaires de l’équipe de France. Elles s’y attelleront dès le 25 juillet, face à la Hongrie.

« C’est la médaille qui manque dans le cœur de tout le monde ». Le sélectionneur de l’équipe de France Olivier Krumbholz ne pouvait pas mieux résumer l’état d’esprit qui anime ses troupes, à quelques jours du début du tournoi olympique à Tokyo. Ce Graal olympique, manqué de très peu à Rio, il fait aussi défaut à Allison Pineau, Grâce Zaadi Deuna et Kalidiatou Niakaté, les trois copines de Seine-Saint-Denis.
Les deux premières étaient d’ailleurs de la partie face aux Russes, en finale à Rio (19-22) (même si Grâce, alors toute jeune, n’était pas entrée). Connaissant leur tempérament de gagnantes, on imagine qu’elles ont juré qu’on ne les y reprendrait plus. Heureusement, après cette place de vice-championnes olympiques, le titre de championnes du monde 2017, conquis pour le coup par les trois, était venu apaiser cette sensation d’être passées près de l’exploit.
Alors, à l’heure d’entamer cette campagne japonaise, Allison et Kalidiatou, formées toutes deux à Aubervilliers et Grâce, venue elle au hand à ce qui était à l’époque le Real Villepinte Vert-Galant, ont les crocs. Une pour toutes et toutes pour une !

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Grâce Zaadi

Même si ces trois-là ont fait un sacré bonhomme de chemin depuis leur formation en Seine-Saint-Denis (Grâce joue aujourd’hui à Rostov, après 10 années à Metz, Kalidiatou à Brest et Allison au Krim Ljubljana en Slovénie), on note chez elles une même détermination, peut-être propre au 93. « On n’en fait pas un lien exclusif, mais c’est clair que ce département a quelque chose de spécial. C’est dur à définir, mais peut-être le fighting spirit, un certain esprit de solidarité », nous confiait la demi-centre Grâce Zaadi en décembre, juste avant leur titre de vice-championnes d’Europe (défaite 20-22 face à une Norvège intraitable).

Métissage exceptionnel

Olivier Krumbholz lui-même ne s’y trompait pas, rendant hommage en conférence de presse à « la richesse extraordinaire du hand parisien ». « Il est clair qu’il y a à Paris et dans sa banlieue un métissage exceptionnel. Cela produit à la fois des joueuses au talent hors pair et aux personnalités très riches. C’est un atout extraordinaire, une singularité dont on est fier et qu’on s’attache à cultiver. En forçant un peu le trait, on pourrait faire une équipe nationale presque uniquement avec des filles d’origine parisienne », remarquait le Lorrain, particulièrement en verve.

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Allison Pineau

Autre point commun entre nos 3 mousquetaires : la Seine-Saint-Denis semble pour elles attachée au temps de l’insouciance. Non pas que leur vie d’aujourd’hui soit un enfer, mais on n’a qu’une seule fois 10 ans… « Quand je repense à mes débuts à Villepinte, à 10 ans, je revois une petite fille qui jouait à la baballe avec ses copines, qui ne se prenait pas la tête. C’étaient des choses simples : beaucoup de partage, de joie, de convivialité », se remémorait en conférence de presse Grâce Zaadi.
En décembre dernier, l’arrière gauche Kalidiatou Niakaté avait évoqué dans des termes semblables sa formation au CM Aubervilliers : « C’était le bon vieux temps, entre copines et sans pression. Le samedi, je restais toute la journée au gymnase Guy-Môquet, on jouait puis on restait jusqu’au match des seniors et ça se terminait souvent par un MacDo… »

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Kalidiatou Niakaté

Sauf que dans quelques jours, ce ne sera pas tout à fait le même régime. « On a une poule relevée, avec la Suède, la Russie, le Brésil, l’Espagne et la Hongrie qui revient bien. Tout le monde voudra nous abattre (sic) », indiquait en conférence de presse la demi-centre Allison Pineau. Pour voir les quarts de finale, les Bleues ont donc du pain sur la planche. Dans cette longue marche vers le Graal, le « fighting spirit » made in 93 devrait aussi avoir son utilité…

Crédit : FFHandball / Icon Sport

La phase de groupe des Bleues

Dimanche 25 Juillet
14:30 Hongrie-France
Mardi 27 Juillet
14:30 France-Espagne
Jeudi 29 Juillet
14:30 Suède-France
Samedi 31 Juillet
7:15 ROC-France
Lundi 2 Août
04:00 France-Brésil

Quarts de finale : Mercredi 4 août

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