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Les Bisons vont au charbon !

Mercredi 6 octobre, le Hockey Club de Neuilly-sur Marne 93 présentait son nouvel effectif pour la saison de championnat de France D1. Les Bisons, club In Seine-Saint-Denis, défendront un nouvelle fois les couleurs du Département tout en permettant à des jeunes joueurs comme le Nocéen Guillaume Roussel d’atteindre leur meilleur niveau. Entretien avec l’entraîneur François Dusseau.

Quels ont été les axes du recrutement d’inter saison ?
Nous avons gardé cinq joueurs, et nous en avons recruté quinze. Des gars à notre image, peut-être moins de talents, mais des bosseurs. Des gars qui avaient déjà porté des lettres sur le maillot pour driver aussi les jeunes. (ndlr. Porter une lettre sur le maillot, un C ou un A, signifie que vous êtes capitaine ou assistant, des relais pour l’entraîneur) C’était très important pour nous, sur les huit étrangers, six avaient déjà porté des lettres. Le capitaine sera Jules Breton, qui avait été mon assistant lorsque j’étais à Lyon.

Quels sont les objectifs de la saison ?
Simples : être dans les huit premiers. On sait que cette année, sans manquer de respect à une équipe, sur les 14 équipes, 13 sont prétendantes à la montée. C’est de plus en plus dur, les équipes ont toutes eu le même niveau de recrutement. La différence ne se fera pas sur les joueurs étrangers, mais sur les joueurs français.

Pour quelle raison ?
Nous devons inscrire obligatoirement 12 joueurs français sur la feuille de match. Ils doivent avoir un niveau homogène. Nous avons choisi de n’avoir que huit joueurs étrangers, mais à des points stratégiques différents, ce qui va nous permettre d’avoir de la concurrence entre les joueurs. Pour jouer, tout le monde devra donner son maximum.

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Les Bisons ont une réputation bien à eux dans le hockey français. Expliquez-nous...
En onze ans, les Bisons ont joué 10 fois les play-off, et une montée en Magnus, nous savons que nous sommes l’équipe à battre. Neuilly est l’équipe qui attire toujours le plus de spectateurs lorsque nous jouons à l’extérieur. Nous avons toujours un bon niveau, même si l’an dernier, nous avons eu pas mal de blessés en début de saison. Lorsque tout le monde est revenu, nous avons été chercher la deuxième place du championnat régulier, avec une demi-finale à Cergy contre Strasbourg.

Est-ce que la difficulté, avec autant de changements, sera de créer un véritable groupe, avec automatismes et solidarité ?
Exactement ! Nous avons un groupe de travailleurs et nous avons joué une dizaine de matches amicaux. Nous nous sommes aperçus que nous nous mettons au niveau de l’adversaire. Lorsque nous jouons une équipe de ligue Magnus (ndlr. plus haut niveau français), nous jouons beaucoup plus vite. Lorsqu’on joue une équipe de D1, notre niveau, on joue bien, mais contre une équipe de D2… on joue moyen. Je pense que c’est un peu normal. Nous nous pensions supérieurs sur le papier, mais ce n’est pas ça qui compte. Il faut être supérieurs sur la glace !

Quand pensez-vous que l’équipe sera rodée ?
Lorsqu’on a un nouveau groupe, il faut compter sept à huit semaines pour que les choses se mettent en place. Aujourd’hui nous ne sommes pas encore au point, mais ce n’est pas grave. Certaines choses sont acquises, d’autres encore à travailler. D’ici fin octobre, nous devrons bien fonctionner. Mais comme les autres équipes qui elles aussi ont beaucoup recruté…

Vous jouez samedi 9 octobre à domicile votre premier match de la saison de D1. Comment l’abordez-vous ?
Oui, contre Clermont-Ferrand, match piège. C’est le premier, ils vont vouloir bien faire, ensuite nous allons à Strasbourg, puis nous recevrons Rouen de ligue Magnus pour la coupe de France. Ce sera un match de gala, nous savons qu’ils sont plus forts, mais nous jouerons notre chance. Mais avant tout ça, Clermont, un match à la fois !

Guillaume Roussel, jeune Bison plein d’avenir

A 19 ans, le défenseur Guillaume Roussel revient à Neuilly pour une saison. Ce jeune Nocéen a découvert le hockey à onze ans, « alors que j’étais au collège Balzac de Neuilly-sur-Marne. Ma grand-mère m’amenait aux séances de patinage publiques les mercredis et samedis. Et une fois je suis resté voir un match, je me suis dit : « C’est trop bien ! Je veux faire ça. »
Bien vite, Guillaume montre des qualités. Le HCNM 93 est en partenariat avec le Département de Seine-Saint-Denis pour la promotion de sa discipline et permettre à des jeunes de s’exprimer au mieux. Il a noué des liens avec Amiens pour la formation des jeunes joueurs. « Alors que j’étais en 3ème, (U15 1ère année), je suis parti à Amiens dans le centre de formation et en sport études. J’ai beaucoup progressé, il y a plus d’entraînements, les horaires sont compatibles avec les études… »

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Actuellement, Guillaume Roussel est toujours licencié à Amiens, mais prêté à Neuilly pour jouer en D1. On appelle ça une licence bleue. « Je reviens de temps en temps à Amiens pour jouer avec les juniors, ou bien en ligue Magnus (plus haut niveau français) avec les Gothiques d’Amiens s’ils ont besoin de moi. Cette année sera ma première saison complète chez les seniors. L’an dernier j’ai déjà disputé une dizaine de matches, avec la Magnus d’Amiens, la D2 de Wasquehal et la D1 de Neuilly. »
Guillaume est régulièrement appelé pour jouer des matches avec les équipes de France jeunes. Il disputera les championnats du monde U20 en décembre.
Parmi ses phases de jeu favorites, il y a les infériorités numériques (lorsqu’un joueur est pénalisé d’un temps de « prison » suite à une faute) : « Je suis défenseur, alors c’est quelque chose qui me plaît. Il est aussi important de ne pas prendre de but en infériorité numérique que d’en marquer lorsqu’on est en supériorité ! Dans ces moments il faut travailler plus fort que l’adversaire, il y a de l’intensité, j’aime bien ça. C’est le moment où les défenseurs brillent, même s’il m’arrive de marquer, comme le week-end dernier en Coupe de France. »
Guillaume Roussel poursuit des études de management commercial opérationnel. « Mais l’objectif, c’est de devenir joueur pro, j’ai encore deux ans de contrat avec le centre de formation d’Amiens. On verra ensuite, je suis prêt à bouger ! »

L’avis de l’entraîneur François Dusseau :
« Guillaume a du potentiel. Maintenant comme tous les autres jeunes, il faut qu’il écoute et passe la marche de junior à senior, c’est le plus dur. Et entre briller 4 à 5 matches et bien en jouer 25… La régularité est un vrai challenge pour les jeunes. C’est le travail et la remise en question chaque jour qui seront déterminants et non pas « Oui, je sais… »  »

Photos : Denis Broyer / @denis_derriere_lobjectif

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