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Le roundnet tisse sa toile à Saint-Denis

Venu tout droit des Etats-Unis, le roundnet, un sport d’équipe qui se joue avec une balle et un mini-trampoline, est en train de se faire une place au soleil en France. Généralement pratiqué dans les parcs ou sur la plage, il l’est désormais aussi en intérieur. En début d’année, la toute première salle mondiale dédiée à cette activité facile d’accès et mixte a ouvert à Saint-Denis. Reportage.

En Seine-Saint-Denis et nulle part ailleurs. Le 22 janvier dernier, la première salle de roundnet, un sport de plein air qui se joue avec une balle et un mini-trampoline, a ouvert ses portes à Saint-Denis, dans le quartier Pleyel (rue Calon, précisément). Du roundnet indoor ? Une première mondiale, de fait, pour cette activité qui se pratique d’ordinaire dans les parcs publics ou sur la plage. « J’ai découvert cette discipline il y a cinq ans, raconte Jean-Romain Sintes, auteur du concept avec ses associés. J’ai transmis ensuite le ‘’virus’’ à mon entourage et la communauté de pratiquants a rapidement grossi. Mais nous sommes en Ile-de-France où la météo est souvent capricieuse. L’hiver, entre la pluie et le froid, on peut difficilement pratiquer, ce qui s’avère frustrant car on devient vite accroc. L’avantage, avec la salle, c’est qu’on peut y jouer toute l’année sans se poser de questions. » Siglée Urban Roundnet et située dans un ancien atelier éclairé par une verrière, la salle s’étale sur 700 m2 et compte sept terrains séparés par de grandes vitres en polycarbonate, un matériau réputé pour sa résistance aux chocs.

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« Comme pour le squash, on a créé des courts cloisonnés qui permettent aux joueurs de ne pas se gêner et de faire appel à d’autres qualités au niveau des déplacements et des réflexes, explique le fondateur, notamment passé par le Stade Français (rugby) en tant que directeur administratif et financier. Ce faisant, on modifie quelque peu les règles du roundnet mais cela fait partie de nos objectifs : on veut normer ce sport qui est encore très jeune et en constante évolution. Nous sommes convaincus de son potentiel et voulons contribuer à son développement. » Pour réfléchir à de nouvelles règles et être en mesure d’organiser des compétitions indoor, Urban Roundnet travaille de concert avec la Fédération française de roundnet et Spikeball, le nom du fabricant qui a rendu cette discipline populaire aux Etats-Unis (le roundnet y est né à la fin des années 1980) et qui a par la suite (à partir des années 2010) essaimé en Europe. « On se positionne en tant que complément de la pratique extérieure, certainement pas comme concurrent », tient à préciser Jean-Romain Sintes, qui, une fois le projet bien lancé, compte ouvrir des franchises en province et même en Europe.

Exporter la discipline dans les écoles du département

Mais pour l’heure, l’équipe de Urban Roundnet se concentre sur le site de Saint-Denis qui depuis son ouverture voit défiler des pratiquants de tout poil, des joueurs aguerris, des associations de quartier et des salariés profanes grâce aux teams buildings organisés par les entreprises du territoire. « Nous sommes très heureux d’avoir trouvé refuge en Seine-Saint-Denis, où la population est jeune et dynamique, assure Jean-Romain. A Pleyel, nous sommes dans un quartier en plein essor et à proximité du futur village olympique, deux critères très importants à nos yeux. »

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Sur l’un des terrains, Loretta s’amuse comme une folle. Si cette animatrice, qui officie dans un accueil de jour pour jeunes déscolarisés, avait déjà entendu parler de ce sport, elle n’avait jusqu’ici jamais eu l’occasion de le pratiquer. « C’est un jeu où on est constamment en mouvement et où on touche beaucoup la balle, on ne s’ennuie jamais, livre-t-elle. Les règles sont simples (chaque équipe composée de deux joueurs doit faire rebondir à son tour la balle sur un filet fixé à un cadre rond près du sol, après trois touches au maximum, ndlr) mais il m’a quand même fallu un petit moment avant d’être à l’aise. Maintenant que je l’ai testé, je vais le proposer à la structure où je travaille car ça change du foot. » Son collègue Aymeric n’avait pas, lui non plus, une connaissance fine du roundnet, tout juste avait-il vu par hasard quelques images sur les réseaux sociaux. « C’est un sport stratégique qui évoque à la fois le volley et le tennis, estime-t-il. L’avantage, c’est qu’on prend très vite du plaisir, quel que soit le niveau qu’on a. » Ibrahim, 9 ans, n’a quant à lui qu’une hâte : y rejouer dès que l’occasion se présente. « Je vais essayer de convaincre mes parents d’acheter un kit pour la maison puisqu’il paraît que les magasins de sport en vendent », clame-t-il.

Faciliter la pratique, susciter de nouvelles vocations mais aussi exporter la discipline dans les écoles de la ville et même du département, telles sont au final les ambitions du Urban Roundnet. « Le roundnet dispose de tous les atouts pour devenir un sport scolaire, au même titre que la balle au prisonnier ou que l’Ultimate frisbee, défend Jean-Romain. On n’a pas besoin de beaucoup d’espace et surtout c’est un sport complet et mixte. Le fait que la force physique ne soit pas une qualité requise pour faire la différence, au contraire de l’agilité et du jeu d’équipe, brise la frontière entre les sexes. »

Grégoire Remund
Photos : ©Sylvain Hitau

A savoir
La salle Urban Roundnet (29 rue Calon, Saint-Denis) est ouverte tous les jours de la semaine de 10h à 19h (le vendredi jusqu’à 23h mais seulement sur réservation et le samedi jusqu’à 21h). Les tarifs, dégressifs pour les personnes qui viendraient régulièrement, vont de 8 euros de l’heure en heure creuse (la semaine en journée) à 12 euros (le soir et le week-end).
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