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Le Blanc Mesnil Sport Tennis, premier club de France !

Pour la première fois de son histoire, le club de Seine-Saint-Denis est devenu champion de France par équipes. Au-delà du talent des joueurs, c’est le soutien de tout un territoire qui paie, comme le prouve aussi la présence en finale du TC Tremblay chez les femmes.

Onze heures 30 de tennis ! Encore mieux qu’un Mahut-Isner… Certes, l’empoignade entre Le Blanc-Mesnil Sport Tennis et le TC Boulogne-Billancourt, samedi, pour la finale du championnat de France par équipes, aura totalisé 7 matches, mais ce fut quand même une orgie de tennis et un petit bijou de suspens.
Dans une ambiance digne de Coupe de Davis, le club de Seine-Saint-Denis aura en effet eu besoin du double décisif, au bout du bout, pour l’emporter face à son rival francilien 4-3. Avec comme héros du jour, la paire Adrian Mannarino-Grégoire Barrère, qui a terrassé le duo rival Rinderknech-Couacaud 10-5.

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Sur la balle de match - un revers de Couacaud qui allait se perdre dans le filet – les deux copains pouvaient exulter et la petite centaine de supporters blanc-mesnilois chantait à tue-tête. La deuxième finale du club, 5 ans après un duel contre les Bordelais de Villa Primrose déjà perdu au double décisif, était la bonne : Le Blanc-Mesnil est champion de France !

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« La différence, dans cette compétition toujours très serrée, se sera faite sur l’esprit d’équipe », jugeait après coup Christian Miller, président de club comblé. Les gars étaient tellement soudés. Pour preuve, le vendredi soir, ils ont fait le choix d’aller tous ensemble à l’hôtel, alors qu’ils auraient très bien pu rentrer chacun chez eux pour ne venir que le jour du match... », soulignait-il au sujet de cette finale, disputée sur les terrains du Comité de tennis du Val-de-Marne, à Créteil.

Mannarino en leader

Serrée, la rencontre l’aura bien été puisqu’avant le super tie-break final, les deux clubs s’étaient rendu coup pour coup : en début de journée, Alexandre Müller, remplaçant d’un Quentin Halys dont l’absence était certes programmée mais qui aurait pu peser lourd, marquait le premier point face à Maxime Janvier. Les deux simples suivants allaient néanmoins dans l’escarcelle des joueurs de l’Ouest parisien et c’est Adrian Mannarino qui remettait Blanc Mesnil dans le bon sens par une belle perf : victoire en 3 sets face au numéro 1 français Arthur Rinderknech (7/5, 4/6, 10-4).
« Ce point-là, c’était un peu la bascule, car on savait qu’on n’avait qu’un seul double compétitif sur les deux, donc revenir à 2-2 avant les doubles était capital. Une autre dimension importante a été le fait de garder notre meilleure paire pour le 2e double, car ainsi, ils étaient chauds pour le sprint que représentait le super tie-break », ponctuait Nasser Cheurf, coach du Blanc-Mesnil, au club lui aussi depuis 15 ans.
Effectivement, si Rinderknech/Couacaud remportaient facilement le premier double, la paire Mannarino-Barrère entrait ensuite en action, d’abord pour égaliser à 3-3 contre Griekspoor/Martinez puis balayer tout sur son passage lors du super tie break 10-5.

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Le Blanc Mesnil Sport tennis champion de France. De g à d : Pablo Andujar, Christian Miller, Alexandre Müller, Jérôme Almagrida, Adrian Mannarino, Gary Lugassy, Johan-Sébastien Tatlot, Grégoire Barrère, Nasser Cheurf

Soutien financier du Département

« Pour moi, ce titre, c’est un héritage. J’y associe la génération précédente, celle des Gary Lugassy, des Jérôme Almagrida, des Sébastien Louis et des Sylvain Mathias. Blanc-Mesnil, ce n’est pas un club de mercenaires, l’ossature est d’Ile-de-France et même largement du 93 », insistait le capitaine Nasser Cheurf. Secondé par son président : « C’est vraiment la victoire de joueurs de haut niveau, mais aussi de fidèles au club : Quentin Halys (formé aux Lilas) et Johan-Sébastien Tatlot (passé par les Lilas après la Martinique) sont ici depuis un paquet d’années, et Grégoire Barrère, même s’il a été formé à Saint-Maur, est chez nous depuis 12 ans. », remarquait Christian Miller, qui mentionnait aussi le rôle de la ville et du Département dans ce succès. Depuis 20 ans, le Département accorde en effet un soutien financier aux joueurs et entraîneurs dans le cadre d’une convention haut-niveau.

Et la relève commence elle aussi à pointer le bout de son nez grâce à une académie, la Team BMST, mise sur pied au sein du club, avec 15 joueurs, âgés de 14 à 20 ans, pouvant déjà s’enorgueillir de résultats prometteurs. Sûr que certains, présents en tribunes samedi, auront été inspirés par les exploits de Mannarino and co.

Christophe Lehousse
Photos : ©Sylvain Hitau

Le TC Tremblay fait bonne figure pour sa première finale

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Manon Garcia et Alexandra Ignatik, du TC Tremblay

« On est content d’avoir pu leur faire quelques frayeurs... » Pour un club qui ne jouait que sa 2e saison au plus haut niveau, le directeur sportif Benoît Poupart est content de la prestation des filles du TC Tremblay. Certes, les Séquanodionysiennes se sont logiquement inclinées 1-4 contre les championnes sortantes, le CT Clermont-sur-Oise, mais elles n’ont pas à en rougir. La Tchèque Nikola Bartunkova, 16 ans, aura fait en sorte de mettre du piment dans cette opposition a priori déséquilibrée, en l’emportant contre toute attente face à l’Américaine Pera (43e mondiale). Et les 70 supporters de Tremblay se sont même surpris à rêver un peu quand dans le premier double, la paire de Clermont était accrochée par Manon Garcia/Alexandra Ignatik.

Au final, le duo Mitu/Pera s’en sortait au super tie break, évitant à son club un dénouement hasardeux. « On ne s’attendait pas à être en finale, donc c’est évidemment une belle année. C’est une marche de plus par rapport à la saison dernière et surtout c’était une belle fête du tennis », retenait Benoît Poupart, enthousiasmé par la chaude ambiance des gradins.

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