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Entreprendre Noisy-le-Sec IN Seine-Saint-Denis

Laury Galarza, la fée des petits déjeuners

Ingénieure agronome de 27 ans issue du Sud-Ouest, Laury Galarza a choisi Noisy-le-Sec pour installer Loumaë, sa toute jeune entreprise et a déjà rejoint les ambassadeur·rice·s du In Seine-Saint-Denis. Son ambition ? Nous régaler au petit déjeuner avec des céréales aussi saines que savoureuses.

Après une heure et demie d’explications, démonstration et dégustation de ses céréales, Laury Galarza me raccompagne à la porte de la boulangerie industrielle où elle prépare ses petits carrés spécial petit déjeuner. « - J’ai beaucoup parlé, mais je ne sais pas si vous aurez beaucoup de choses à écrire…
- Vous voulez rire ! Avec ce que vous m’avez raconté, il y a de multiples façons de traiter le sujet. Par exemple :

La naissance de l’idée
Lorsqu’elle était étudiante ingénieure en agronomie, Laury Galarza s’aperçoit que la composition des céréales qu’elle aime manger au petit déjeuner depuis toute petite contient beaucoup trop de sucres ajoutés, d’huile de palme et aucun produit bio. « En fait, alors que l’emballage suggère un aliment sain et équilibré, je mangeais un gros bol de sucre chaque matin ! » Laury décide d’élaborer sa propre recette dans sa cuisine, moins sucrée et bio. Après plusieurs essais, ses colocataires sont unanimes : « Trop bon ! Tu devrais les vendre… » Chiche !

Des céréales saines et miam !
Des petits carrés appétissants qui ne se transforment pas en bouillie beurk après quelques minutes de baignade dans le lait, avec dedans : des farines de céréales complètes issues d’un meunier bio de Seine-et-Marne, du sucre de fleur de coco pour son faible indice glycémique et son arôme subtil, à la place de la funeste huile de palme de la purée d’oléagineux (amandes et noisettes d’Italie, la référence) bourrée de bons acides gras, et pour relever les saveurs du chocolat noir, de la noix de coco, des noisettes grillées, du cacao, de la pomme séchée, de la cannelle...et une pointe de levure. Le tout en bio ! A la dégustation, on peut être d’abord surpris par le manque de sucre par rapport aux céréales classiques, mais c’est pour faire toute la place à des arômes de chocolat, de noix de coco ou de noisette bien plus savoureux. On ne s’y habitue pas… on en redemande !

Du Sud-Ouest à la Seine-Saint-Denis
« J’ai commencé en 2018 à vendre mes céréales dans une boutique près de chez moi à côté de Bordeaux. Cela marchait, mais il me fallait plus d’espace pour produire plus. J’ai alors eu l’opportunité de louer en journée une partie des locaux d’une boulangerie industrielle de Noisy-le-Sec. Cela correspondait tout à fait à mes besoins et me rapprochait d’une zone de vente importante. »

D’étudiante à cheffe d’entreprise
Immédiatement au sortir de ses études, Laury Galarza décide de monter sa propre entreprise. Un pari qui peut sembler risqué, mais qui est au contraire bien réfléchi, une habitude chez la jeune femme. « J’avais envie d’aller au bout de mon idée, de la mettre en œuvre, alors pourquoi attendre ? Mon entreprise ne nécessite pas pour l’instant d’investissement lourd. Je loue locaux et matériel, la prise de risque financière n’est pas très importante et je n’ai pas non plus de crédits à titre personnel. En montant mon entreprise, je découvre des métiers que je ne connaissais pas : commerciale, acheteuse, gestionnaire, communication, gestion de stock, gestion de personnel… A l’issue de leurs études, beaucoup de jeunes ingénieurs suivent une formation de management pour compléter leur formation, moi je la fais en live ! »
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Où et comment vendre ces céréales Loumaë ?
Sans magasin, il a bien fallu que Laury Galarza se transforme en commerciale-démonstratrice pour convaincre des commerçants de mettre ses céréales en rayon. Un long travail de démarchage, enseigne après enseigne, auprès de magasins bio et de vente en vrac. « Généralement, nous sommes bien accueillis. Et si nous pouvons faire goûter nos produits aux clients, nous parvenons à en séduire un bon nombre », explique Laury Galarza. En région parisienne, le nombre de magasins de ce type va croissant : « Nous comptons aussi beaucoup sur la vente en ligne, mais pour cela nous avons besoin de développer notre notoriété. »

Comment une jeune start-up passe-t-elle l’écueil du confinement lié à la Covid-9 ?
« Le confinement est arrivé pile 2 semaines après un lancement commercial et au moment de l’arrivée d’une élève ingénieure en stage ! Tout a été remis en cause. Il n’était plus possible de se faire livrer en farine, en noisettes… J’ai livré tout ce que j’avais en stock dans les magasins qui étaient ouverts, j’ai fait un peu de vente en ligne mais les conditions de transport étaient difficiles et les délais de livraison très longs. Nous avons enregistré quelques pré-commandes mais le chiffre d’affaires a considérablement chuté. Heureusement, nous n’avons que peu de frais fixes. De fait, j’avais plus de temps libre que j’ai mis à profit pour faire de la « recherche et développement ». J’ai élaboré de nouvelles recettes, pas seulement des céréales de petit déjeuner… Tout cela devrait voir le jour en septembre ! »

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Pourquoi devenir ambassadrice de la marque territoriale In Seine-Saint-Denis ?
Laury Galarza est arrivée dans notre département en 2019, « sans écouter les a priori et les clichés négatifs à son propos, et j’avais bien raison ! J’ai trouvé ici des personnes dynamiques et disposées à l’entraide avec l’envie de faire bouger les choses. »

Quelles sont les conditions pour la pérennité et le développement de Loumaë ?
« Sans surprise, pour pouvoir vendre plus, à un plus grand nombre, il faut parvenir à augmenter la production et à baisser les coûts. Pour l’instant, tout le processus de production est manuel. Il faudrait acheter une machine pour augmenter la productivité, tout en gardant la même qualité. Pour cela il faut investir, certainement par un appel de fonds dans quelque temps. J’aime mes céréales, j’ai envie qu’elles soient accessibles à tous ! »

Pour commander en ligne :
https://www.loumae.fr/
Photos : Nicolas Moulard

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