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La Fête du vélo

Dimanche 4 décembre, le CM Aubervilliers organisait un cyclo-cross de niveau national à l’Aire des vents, au sein du parc départemental Georges Valbon. Depuis les tout jeunes cyclistes de 4 ans jusqu’à Francis Mourey, le nonuple champion de France de la discipline, tous ont apprécié le site et la qualité de l’organisation.

Pour un dimanche matin de fin d’automne, l’Aire des vents connaît une agitation inhabituelle. Des vélos, des vélos, des vélos partout. Dessus, des hommes, des femmes, des enfants… A observer le public, on voit qu’on a affaire à des habitués, bien équipés. Manteaux, bonnets, bottes, gants, écharpes… Ils sont là pour la journée et rien ne doit les empêcher de profiter du spectacle.

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Philippe Dassonville, l’organisateur explique : « Ce sont vraiment les amoureux du vélo qui viennent. Il fait souvent froid, parfois il pleut, il neige, il y a de la boue, du gel… Mais on chausse les bottes, on met le manteau et on va passer la journée au cyclocross, en famille. » Et c’est bien la famille du vélo qui est ici réunie, du plus jeune au plus expérimenté. A quatre ou cinq ans, les apprentis coureurs partent de la même ligne de départ et franchissent la même arrivée que les professionnels. Ils ont simplement un parcours adapté à leur âge. Mais leurs courses sont aussi disputées que celles des grands.

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A fond, du début à la fin, voilà la tactique payante du plus jeune vainqueur, Tyméo Riccardo, 4 ans : « J’étais en tête depuis le début. J’ai failli tomber. J’ai eu peur que les autres me rattrapent. » Tyméo est déjà un habitué des victoires et porte fièrement le maillot blanc de meilleur jeune, comme sur le tour de France. « C’est parce que j’avais gagné une course, alors ils m’ont donné le maillot blanc. Le maillot blanc, il sert à tout gagner. »

Depuis la ligne d’arrivée, l’essentiel du parcours est visible. Un balisage bleu du plus bel effet dessine des arabesques sur les coteaux verts du parc. Un parcours de cyclocross répond à des exigences précises pour être homologué. « Il doit comporter de la prairie avec du dénivelé et ici nous utilisons les petites dunes en herbe, explique Philippe Dassonville. Il faut une partie empierrée ou du sous-bois comme ici à l’est du circuit ainsi que des enrobés pour la ligne d’arrivée. Ce qui fait la spécificité du cyclocross, c’est cette variété de terrain, les changements d’adhérence… C’est très technique. C’est pour moi une des plus belles disciplines du vélo qui a formé de grands noms comme Peter Sagan qui a été champion d’Europe junior de cyclocross et est aujourd’hui double champion du monde sur route. »

Les courses se succèdent, catégories jeunes, régionales… Le public encourage, connaisseur, après une montée bien raide : « - Allez, relance ! Debout sur les pédales ! » Au pied d’une butte : « Vas-y, arrache-toi ! » Et parfois goguenard : « - Faut pas vous endormir les gars… - Vous attendez le train ? »

Les juniors partagent le terrain avec les dames. Alna Burato est la représentante de l’équipe HP-BTP Auber 93 qui joue à domicile.

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Championne de France, d’Europe et depuis championne du Monde de cyclo-cross master (plus de trente ans), elle explique sa quatrième place, dans le plus pur style vélo « Je suis satisfaite de mon départ car j’étais dans les premières, et après ça se joue à la pédale. Lucy (Chainel) est au-dessus, Fanny (Stumpf) aussi, bien qu’elle ait eu un problème au départ elle est revenue et je n’ai rien pu faire. Ensuite j’ai eu un petit coup de moins bien, j’aurais peut-être pu revenir, mais j’ai coincé un peu. » Quant au circuit, elle l’a trouvé : « Très physique, on est toujours en tension, avec des enchaînements de petites buttes, des passages à pied qui se suivent. Mais c’est ce qu’on aime ! »

Et en guise de bouquet final, la course Elite pour laquelle les meilleurs spécialistes français ont fait le déplacement. Avec une question : quelqu’un parviendra-t-il à devancer Francis Mourey, neuf fois champion de France ? Les frères Dubau en ont bien l’intention. Tous deux dans le même team Peltrax, ils jouent la course d’équipe. Lucas part en tête et s’échappe, tandis que Joshua deuxième imprime un faux rythme au peloton.

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Le maillot tricolore de Mourey pointe seulement à la cinquième position. Vingt minutes plus tard, le champion est deuxième à 35 secondes du jeune prétendant. Mais le circuit est exigeant, la course dure une heure, une heure à près de 180 pulsations minutes… Épuisant. Mourey l’expérimenté lance alors la machine et en un tour reprend 25 secondes à Dubau ! Il revient dans sa roue au sommet d’une butte et sans attendre, le passe dans la descente en lacets, tout en technique, et s’éloigne vers la victoire…
Après l’arrivée, il raconte : « Quand je l’ai passé, j’en ai remis un peu pour voir s’il en avait gardé sous la pédale, puis j’ai géré mon avance. » A propos du circuit il estime qu’ « il aurait sa place en Coupe de France, en coupe du Monde, en championnat d’Europe. C’est la première fois que je viens, mais lorsque je vois un tel niveau d’organisation, tout le monde ne peut qu’être satisfait. »

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