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L’Albertivillarien Ghislain Perrier, adopté par le Brésil !

Brésilien de naissance mais Français d’adoption, le fleurettiste a vécu, hier, une journée mémorable en individuel, incroyablement porté par une salle lui ayant donné une nouvelle vie et, surtout, envie de pleurer… Reportage de notre correspondante spéciale.

Dimanche, à une seconde de son entrée en trente-deuxièmes de finale, dans le tableau individuel du « florete » (« fleuret » en brésilien !), Ghislain Perrier était un illustre inconnu aux yeux des supporters jaunes et verts. Une seconde après, sa vie a basculé dans la salle « Carioca Arena 3 ». Introduit au micro au nom du « Brasil », sans même savoir que l’Albertivillarien était Français, sans même connaître grand-chose à « l’esgrima » (« escrime » en brésilien), son public l’a en une touche, adopté : « Certes, je m’y attendais, un peu, reconnaît notre gaucher. Mais, à ce point, j’étais à deux doigts de pleurer… ».

Supporté par ses parents adoptifs venus d’Angoulême, sa sœur venue d’Angers et porté par trois mille Cariocas déchaînés venus des quatre coins de Rio, notre 30ème mondial de 29 ans s’envole toute de suite face au 4ème mondial, l’effilé droitier Chinois, Ma Jianfei.

En état de grâce, le sociétaire d’Aubervilliers s’échappe six touches à zéro : « J’étais littéralement boosté par ce soutien. De ma vie, je n’en avais jamais entendu un tel En plus, en escrime, d’habitude si confidentiel ou feutré, c’était inattendu, inespéré. Et là, c’était pour moi, que pour moi !? Le public faisait tellement de bruit que nous avions du mal à entendre l’arbitre, nos maîtres d’armes : c’était fou !? ».

Jusqu’à onze touches à sept, le Brésilien tient le rythme. A chaque touche gagnante pour lui, la « Carioca Arena 3 » se lève, exulte sur ses vagues de « Brasil…Brasil. », mitraille le sol de coups de talons, vibre. Puis, notre fleurettiste commence à subir l’assaut : « Quelque part, j’étais pris par l’ambiance. A un moment donné, j’ai même cherché mes parents des yeux tellement je voulais qu’ils soient fiers de moi. J’ai été un peu déconcentré de ne pas les trouver. Alors, face au soudain changement de tactique de mon adversaire, j’ai tout simplement oublié l’essentiel, oublié de varier mon jeu : c’est de ma faute. Je suis dégoûté ».

D’UN BRONZE, IL RÊVE…
A douze touches partout, la fatigue le rattrape, l’essouffle : « Alors, je me suis dit que j’avais bien fait de ne pas aller à la cérémonie d’ouverture, sinon j’aurais été encore bien plus cuit bien plus tôt… ». Sous un tsunami d’encouragements faisant trembler les quatre pistes tracées en étoile, la fin de l’assaut se joua à une touche : treize à treize, quatorze à quatorze soulevant une arène à la limite de l’évanouissement avant de voir le Chinois porter la touche gagnante (14-15) : « Certes, je suis déçu, avouait l’Albertivillarien ayant renoncé à l’équipe de France en 2013 pour l’équipe du Brésil. Mais là, j’ai vraiment donné mon maximum ».

A la sortie, le héros du jour était assailli par des dizaines de supporters et les médias brésiliens : « Vous pouvez me poser des questions en portugais, mais, comme je suis en train de l’apprendre, je vous répondrai en anglais… ». Après sa carrière, Ghislain Perrier leur a promis de venir vivre à Fortaleza où il est né. Mais bien avant, ce vendredi, il espère un miracle brésilien dans le tournoi par équipes : « Ainsi portés, avec mon coéquiper Guillaume Toldo ayant atteint un quart en individuel, pourquoi pas rêver du bronze ??! ».

De notre correspondante spéciale à Rio, Sophie Greuil

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