Catégories
Seine Saint-Denis
Génération jeux Athlétisme

Jeux sans frontières à Ladoumègue

Retour sur les Usepiades, une rencontre de sport scolaire qui a réuni, le 1er février, 300 enfants venus d’écoles de Paris et de Seine-Saint-Denis au complexe sportif de la Porte-de-Pantin. L’un des temps forts de l’édition 2018 de la Semaine olympique et paralympique où il fut beaucoup question de 2024. REPORTAGE

« Ma première compétition en club, c’était sur cette piste… » Séquence nostalgie pour Véronique Mang, athlète du Club Athlétique de Montreuil et médaillée de bronze sur 4 x 100 mètres aux JO d’Athènes 2004, venue ce premier jeudi de février renouer avec sa jeunesse et l’anneau du Stade Ladoumègue situé Porte de Pantin. Le complexe sportif est sur le territoire de Paris mais à quelques foulées seulement de Pantin et de la Seine-Saint-Denis. Ce jour-là se déroulaient les Usepiades de Paris-Seine-Saint-Denis, l’un des temps forts de la Semaine Olympique et Paralympique. Au programme : de la course, des sauts, des relais et un jeu interactif sur l’histoire des Jeux Olympiques. Et 300 élèves de 12 classes de CM2 de Paris et de la Seine-Saint-Denis venus batailler pour décrocher leur graal personnel. Après quelques selfies avec Véronique Mang mais aussi le tennisman Paul-Henri Matthieu ou l’ex-basketteuse Emmeline N’Dongue et diverses questions sur leurs participations respectives aux Jeux Olympiques, il est temps de se mettre en piste.

Tokyo 2020 ou Paris 2024 ?

Pour aller plus vite, plus haut, plus fort –la devise olympique- mais « pas seulement », explique Romain Zuliani, président de l’Union Sportive de l’Enseignement du Premier degré (USEP 93) de Seine-Saint-Denis : « L’objectif de ces Usepiades Paris-Seine-Saint-Denis, c’est avant tout que les enfants des deux départements se rencontrent autour du sport, qu’ils prennent du plaisir en courant, sautant. Faire du sport ensemble, il n’y a rien de mieux pour créer des liens. »

JPEG - 43.9 ko

Bref, comme le disait Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux modernes en 1896, l’important c’est aussi de participer. Et ça, Léa, Tahyra et Stéphanie de l’école Colonel-Fabien à Montreuil en sont persuadées. L’une dit : « Moi, je me verrais bien aux JO à Tokyo en 2020 dans l’équipe de France de hand. » L’autre renchérit : « Bah, moi ce serait plutôt en 2024 ! En plus, les Jeux seront chez nous en Seine-Saint-Denis. » La troisième rappelle les autres à la réalité : « Les filles, le relais va commencer, on nous attend. »
Ce qui fait sourire Sandra Martin, leur institutrice, satisfaite que le travail réalisé en amont de ses Usepiades ait « accroché » ses élèves : « C’est vrai qu’ils étaient franchement très excités par cette journée et ça les a motivés pour en savoir plus sur l’histoire des Jeux, les valeurs véhiculées par le sport, sur les paralympiques aussi… »

JPEG - 36.9 ko

Les ateliers sportifs sur le thème du handicap ont d’ailleurs suscité beaucoup de questions. Pas facile de courir avec des lunettes opaques pour être dans les conditions des athlètes handisport. « Ouah, trop dur, comment ils font ? », restera l’une des phrases de l’après-midi sur la piste de Ladoumègue.

Des profils d’athlètes olympiques

Au détour d’un atelier de multi-bonds ou de relais, certains se projettent aussi en 2024 lors des Jeux Olympiques et Paralympiques disputés à Paris et en Seine-Saint-Denis : « Moi j’y serai ! Je vais battre Usain Bolt », entend-on à la volée. Facile à faire puisque le roi du sprint jamaïcain est à la retraite depuis 2017. Mais peut-être qu’en 2024, un participant des Usepiades de ce mois de février 2018 accrochera un dossard olympique à son survêtement. « Même si les élèves à cet âge-là ont encore du mal à se projeter, explique Alexandre Benard, enseignant à l’école élémentaire Firmin-Gémier d’Aubervilliers, la perspective de 2024 va ouvrir des portes et sûrement susciter des vocations. En tout cas, on a de sacrés profils d’athlètes en Seine-Saint-Denis. A "Auber", par exemple, les enfants ont été marqués par le récent titre de championne du monde de hand de Kalidiatou Niakaté qui est passée par Firmin-Génier. »
Une bonne source d’inspiration olympique en effet. Mais, patience, la route est encore longue jusqu’en 2024. Et puis les Usepiades reviendront en 2019 puisque la Semaine olympique et paralympique animera chaque hiver jusqu’en 2024. L’année prochaine, la Seine-Saint-Denis sera le terrain d’accueil…

Photos :@Franck Rondot

à lire aussi
Seine-Saint-Denis Course à pied

Un pas vers l’emploi : l’insertion par le sport

La Mission locale de Gagny - Villemomble - Les Pavillons-sous-Bois a organisé le 12 juillet une course financée par le Département dans le cadre du Bel été solidaire et olympique, visant à favoriser les rencontres entre jeunes et employeur·euse·s. L’occasion d’échanger, de se découvrir sous un autre jour et, pourquoi pas, de décrocher un poste !

Tremblay-en-France Sevran Football

Siham Benmahammed, siffler c’est gagné !

Si elle regarde en ce moment l’Euro féminin de football à la télé, cette Sevranaise fait bien partie de la génération montante des arbitres tricolores. A 25 ans, elle arbitre depuis cette année en D1 féminine. Une première marche avant de diriger le jeu dans les plus grandes compétitions internationales. Portrait.

Cyclisme Aubervilliers

Revivez le Tour de France dans la roue des filles d’Auber

Plus de 20 ans après sa dernière édition, le Tour de France féminin a retrouvé les routes de l’Hexagone fin juillet. Et les 6 coureuses de l’équipe St-Michel-Auber 93 ont dignement représenté le département : elles finissent au complet et Coralie Demay se classe 24e. Notre journaliste les a suivies au jour le jour en vidéo. Retrouvez ici l’ensemble de nos reportages.

Equitation La Courneuve Handicap

Laurie Descouture, cavalière sport adapté

Les 15 et 16 juin, le centre équestre de La Courneuve accueillait pour la 6e fois les championnats de France d’équitation sport adapté, ouverts à des sportifs avec un handicap mental ou psychique. Laurie Descouture, 29 ans, l’a emporté en dressage et saut d’obstacles. Portrait d’une cavalière qui va de l’avant.