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Inès El Hajem : siffler, c’est jouer…

Sociétaire du Blanc-Mesnil Sport Hockey, arbitre internationale, future ingénieure, la native de Saint-Denis rêve de faire partie de l’aventure olympique de 2024, sifflet à la main. Portrait.

« S’il y a quelqu’un en Californie à rendre heureux en septembre si la Seine-Saint-Denis obtient les JO avec Paris, c’est bien moi ! » Depuis San Francisco -pas si loin de Los Angeles, la rivale de Paris 2024- où elle boucle son stage de fin d’études qui conclut son diplôme d’ingénieur dans le domaine environnemental, Inès El Hajem, née à Saint-Denis et grandie du côté du Blanc-Mesnil, n’oublie pas que la Seine-Saint-Denis a été son terrain de jeux d’enfance. D’abord dans son quartier blanc-mesnilois des Quatre-Tours et puis très souvent du côté du gymnase Auguste Delaune après sa découverte, à l’âge de neuf ans, du hockey sur gazon lors d’une initiation scolaire proposée par le seul club du département, le Blanc-Mesnil Sport Hockey.

Un moment dont la jeune femme se souvient encore 15 ans plus tard : « C’était dans mon école primaire. J’avais vraiment bien accroché lors de cette initiation. La personne qui a fait la présentation a su vraiment nous intéresser à ce sport qu’on ne connaissait absolument pas. Mis à part le foot auquel on jouait dans la cour, on ne connaissait pas grand-chose en matière de sport. Il nous a présenté ce sport avec gentillesse, avec passion et un profond désir de transmission. » L’homme en question, Patrice Lechoix, reste aujourd’hui un bénévole passionné de ce club créé en 1976. Et, un peu grâce à lui, Inès a rejoint les rangs du hockey à la rentrée suivante et fait son chemin, crosse en mains d’abord puis sifflet dans la poche ensuite.

Le virus de l’arbitrage

JPEG - 24.7 koCar, en plus d’être joueuse de l’équipe féminine du BMS Hockey, qui s’est maintenue en mars en deuxième division nationale du championnat en salle, elle est aussi devenue au fil des années une arbitre de niveau international. « Continuer à jouer, dit-elle, me permet de toucher la balle et de ne pas perdre la notion de jeu, ce qui est, à mon sens, très important pour arbitrer. De toute façon, je ne me vois pas ne plus jouer du tout. » Reste que le virus de l’arbitrage ne l’a plus quitté depuis qu’elle a assisté à une formation d’arbitrage interne à son club en 2007. « Arbitrer, c’est le plaisir de participer d’une manière positive au jeu », résume-t-elle.

Voilà pourquoi, même en franchissant l’Atlantique au début du printemps, elle a voulu continuer à officier comme directrice de jeu. « J’arbitre des petites ligues locales, raconte-t-elle. C’est différent de ce que je connaissais en France où j’arbitrais les premières divisions nationales. Ici, ce sont des championnats de loisir où les joueurs sont engagés et parfois physiques. Je travaille donc plus spécifiquement sur mes compétences de management sur le terrain. Il faut prendre des décisions rapidement pour assurer le bon déroulement du match. »
C’est aussi un moyen quelque part de faire avancer son ambition d’arbitrer lors des Jeux de 2024. « C’est vrai, il y a ce petit bout de rêve dans ma tête, confirme-t-elle. Mais il reste beaucoup de travail. »

Les enjeux des Jeux

Titulaire du badge d’arbitre de la Fédération Internationale, Inès El Hajem a déjà dirigé quelques compétitions de World League –les phases qualificatives pour les JO et les Mondiaux- et reste dans la boucle d’une progression internationale pour atteindre les plus hauts niveaux de l’arbitrage. « La Fédération Française de hockey sur gazon la soutient fortement dans ce sens, confirme Michel Catalano, son entraîneur et président du BMS Hockey. Elle a largement le potentiel pour y arriver. »

En attendant, Inès El Hajem verrait bien, dès septembre prochain et la décision finale du Comité International Olympique, les JO 2024 donner un grand coup d’accélérateur au développement de sa discipline comme de la Seine-Saint-Denis : « On sait tous que les JO, ce sont aussi des enjeux économiques, sociaux, et la Seine-Saint-Denis a besoin de continuer d’aller de l’avant. Il y a un gros travail qui est déjà fait sur les infrastructures mais avoir les Jeux en 2024, ce serait un immense coup de boost pour les équipements du département. Pour le hockey aussi. Au Blanc-Mesnil, notre président Michel Catalano se bat depuis des années pour faire construire un terrain de hockey sur gazon dans notre ville. Etre obligés d’aller nous entrainer à Villiers-le-Bel dans le Val d’Oise, nous empêche de faire vivre le hockey et d’intéresser de potentiels licenciés. De manière générale, les JO en France seraient aussi une belle occasion de donner de la visibilité au hockey. C’était déjà une grande réussite pour notre sport d’avoir pu diffuser les finales de Rio 2016 sur les chaines télévisées publiques, alors les Jeux chez nous… »

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