Catégories
Seine Saint-Denis
À suivre Saint-Denis Aubervilliers

Human2Sport, quand le spectacle sportif se réinvente…

Faire vivre le sport plus intensément au cœur des stades, c’est le défi relevé par les participants d’un concours d’innovation. Résultats à découvrir le 7 novembre lors du SATIS, le Salon des Technologies des Images et du Son, aux Docks de Paris-Saint-Denis.

JPEG - 10.7 ko

Vivre la finale du 100 mètres des JO de 2024 derrière des lunettes 3D nouvelle génération et éprouver les sensations de l’Usain Bolt du futur, c’est peut-être ce que proposeront les compétiteurs du premier Hackathon « Human2Sport » organisé pendant le 36e SATIS / Screen4All, les 6 et 7 novembre prochains aux Docks de Paris-Saint-Denis.

Organisé en Seine-Saint-Denis depuis 2017, ce salon dédié à la création et aux innovations technologiques au service des médias, du divertissement et de la communication audiovisuelle fera en effet lors de son édition 2018, une large place à la thématique « Sport et Nouvelles Images ». Un univers chamboulé en quelques années par l’apparition des nouvelles technologies. « Il y a 5 ou 6 ans, quand vous regardiez une compétition de natation et que le commentateur s’égosillait « c’est formidable, elle est en train de battre le record du monde », ça n’avait aucun intérêt pour le spectateur lambda, parce qu’il ne pouvait rien percevoir. Tout a changé ensuite avec la ligne virtuelle du record du monde affichée à l’écran », explique Stéphane Gaultier, président délégué aux nouveaux usages du Pole Média Grand Paris et l’un des instigateurs de Human2Sport –lire Human to sport.
Installé au sein de la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord à la Plaine Saint-Denis, ce réseau réunit différents professionnels de l’audiovisuel et des médias -95 entreprises et 16 organismes de formation- afin d’aider les acteurs de ce secteur dans leur mutation vers le digital.

Quarante-huit heures pour innover

Et rien de mieux donc qu’un Hackathon -un rassemblement de développeurs organisés en équipe avec l’objectif de tester une idée et de produire un prototype d’application- pour faire phosphorer de nouvelles façons de vivre le sport. « L’objectif, c’est effectivement de faire plancher pendant 48 heures, les 5 et 6 novembre, des équipes d’étudiants sur les moyens d’améliorer le spectacle sportif, de le vivre autrement que vous soyez dans un stade, une piscine, devant votre télé ou dans une fan zone. Via votre écran de téléphone ou tout autre moyen technologique », poursuit Stéphane Gaultier.

Designers, développeurs web ou toute personne ayant une idée d’utilisation d’une application au service du sport sont aussi conviés. A charge pour eux de mettre en germe, qui sait, l’application des Jeux Olympiques et Paralympiques de demain. « L’idée, c’est aussi que la perspective des Jeux de Paris 2024 puisse servir de laboratoire d’innovation à de nouvelles façons de voir le spectacle sportif qui serait ensuite mises en œuvre à Los Angeles en 2028, développe encore Stéphane Gaultier. Donc, on travaille là-dessus parce que si Los Angeles est la ville des médias et du cinéma, la Seine-Saint-Denis regorge également d’entreprises qui travaillent dans ces domaines-là. »

Un jury de haut niveau

Comme lors des JO, il y aura un podium de trois innovations primées le 7 novembre lors de la cérémonie de clôture du SATIS/Screen4All. Dans le jury du Hackathon figurent entre autres deux ex-athlètes qui ont chacun connu l’expérience olympique et mené des études d’ingénieur dans le domaine informatique : le sprinter Bruno Marie-Rose et le perchiste Romain Mesnil.
Deux parfaits experts pour prolonger cette ouverture sur le futur lors d’un grand débat prospectif. « S’il y a plein de choses à imaginer avec les nouvelles technologies, elles posent aussi des questions, conclut Stéphane Gaultier. Aujourd’hui, les joueurs de rugby sont par exemple bardés de capteurs GPS, on pourrait donc imaginer une application qui lors d’un choc indiquerait la force de la collision entre deux joueurs avec retransmission des données en direct aux spectateurs dans le stade. Mais, est-ce que les entraîneurs accepteront de divulguer des informations qui fourniraient des données sur la faiblesse momentanée d’un joueur qui vient de subir un choc ? »

Moralité : dans l’innovation aussi, tous les coups ne sont pas permis…

En savoir plus : www.human2sport.com et www.satis-expo.com/fr

à lire aussi
Seine-Saint-Denis JOP 2024

24 sites pour 2024 : le sport est en bas de chez vous !

L’accueil des Jeux olympiques et paralympiques en 2024 doit être aussi l’occasion de mettre le sport à portée de tous∙te∙s dans l’espace public. C’est l’objectif de « 24 sites pour 2024 », un dispositif qui propose au grand public des activités sportives gratuites jusqu’à la mi-juillet dans une vingtaine de villes de la Seine-Saint-Denis. Découvrez le programme !

Saint-Denis Tennis de table

Championnes de France !

Samedi 5 juin, l’équipe féminine du Saint-Denis US 93 tennis de table a remporté la finale du Championnat de France par équipe, en ne laissant aucune chance à Metz (3-0). Après leur victoire en Coupe d’Europe des clubs ETTU, les Dionysiennes ont réalisé une saison exceptionnelle.

Athlétisme Montreuil

A Montreuil, Zango égale Tamgho

Pour le retour du meeting international d’athlétisme de Montreuil, certes à huis clos mais pas sans chaleur, le Burkinabé Hugues-Fabrice Zango a fait le show au triple saut, égalant le record de l’épreuve détenu par un certain Teddy Tamgho. Côté français, Melvin Raffin, dans ce même concours de triple, et Rénelle Lamote, sur 800m, ont tous deux réalisé les minimas pour les Jeux de Tokyo.

Génération jeux Jeux olympiques et paralympiques Athlétisme

Charles-Antoine Kouakou, Né un 14 juillet

Fin août, ce sprinter de 22 ans représentera la France sur 400m aux Jeux paralympiques de Tokyo. Membre de l’association « Sport Toi Bien 93 », à destination de personnes ayant des déficiences mentales ou psychiques, cet athlète fait déjà la fierté de son ESAT du Bourget-Drancy, où il travaille à mi-temps comme jardinier. En attendant davantage, lui qui est un assoiffé de médailles.