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De retour de Rio

Mardi 23 août, les athlètes de Seine-Saint-Denis ont atterri à Charles-de-Gaulle, accueillis par une cohorte de supporters et de médias. Retrouvez les impressions de quelques uns d’entre eux.

Dimitri Bascou, médaillé de bronze 110m haies, Noisy-le-Grand

Avec votre médaille de bronze autour du cou, quel est votre sentiment alors que tant de personnes sont là pour vous accueillir ?
- C’est maintenant qu’on constate que nous sommes énormément suivis. De Rio, on ne s’en rend pas vraiment compte, on n’est pas au contact de nos supporters. Mais de les voir là, à l’aéroport, ça fait énormément plaisir et de leur faire partager cela, c’est énorme !

Quel sentiment avez-vous eu lorsque vous avez passé la ligne ?
- Je savais que j’étais troisième, je n’avais vu que deux coureurs devant moi. J’ai tout de suite compris que la médaille était là. J’ai tout de même attendu l’affichage au tableau et quand j’ai vu mon nom en troisième, j’ai explosé de joie ! C’était magique !

Vous savez déjà où vous allez l’exposer à Noisy-le-Grand cette médaille ?
- Oui bien sûr ! Je sais que là où je la poserais, chaque jour la verrais !

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Audrey Tcheuméo, médaille d’argent judo -75 kg, Villemomble sport

Quel est votre sentiment aujourd’hui, déçue de perdre en finale ou fière de rapporter une médaille d’argent ?
- Un peu des deux. C’est sûr que je partais pour l’or, mais c’est le sport. Ce jour-là, Kayla Harrison était plus forte que moi, mais j’ai fait un beau parcours dont je suis contente. Les Jeux, c’est vraiment une compétition à part.

Est-ce qu’il va y avoir une fête à Villemomble ?
- Je pense que oui. On va tout lâcher, tout évacuer, et va travailler pour revenir encore plus fort dans quatre ans à Tokyo.

Thomas Jordier, relais 4x400 m Tremblay Athlétic Club

- Avec l’équipe, on arrive aux portes de la finale, nous sommes les premiers non retenus. C’est forcément une déception mais c’était merveilleux de vivre cette expérience. Maintenant on va travailler individuellement pour aller chercher mieux dans quatre ans et dans les prochaines échéances internationales.

Souleymane Cissokho, médaillé de bronze boxe -69 kg, Top Rank Bagnolet

La qualification pour la finale vous échappe de peu, sur décision après la blessure de votre adversaire…
- C’est passé à deux doigts c’est vrai, mais on a assuré l’essentiel, la médaille est là ! On fait la fierté des nôtres.

Vous avez donné une très belle image de la boxe…
- C’est vrai qu’on a bien buzzé ! On a montré qu’on était un groupe soudé, un sport certes individuel mais avec un collectif soudé. Je suis très content pour ça.

J’imagine que vous éprouvez beaucoup de fierté…

- Oui surtout avec toutes les galères que j’ai connu avant, les blessures… Mais bon, on content de ramener six médailles, c’est un record historique pour la France. Maintenant on va faire la fête avec le Top Rank, la famille, tous ceux qui nous soutiennent !

Mehdi Marzouki, water-polo Noisy-le-Sec

Lorsque vous avez commencé le water-polo à Noisy-le-sec, avez-vous imaginé qu’un jour vous participeriez aux Jeux Olympiques ?
- Non, pas du tout ! Quand on commence à Noisy-le-Sec on pense seulement à s’amuser, à jouer un peu le week-end… C’est sûr que commencer dans le bassin Edouard-Herriot de Noisy et finalement disputer une qualif pour les quarts de finale au J.O., il y a un écart !

Vous étiez trois de Noisy-le-Sec dans cette aventure…
- Oui, Jonathan Moriamé le goal, Florian Bruzzo le sélectionneur, c’est vraiment une aventure incroyable qui restera gravée à jamais dans nos mémoires !

En plus vous avez été gâtés avec une poule très difficile… (Monténégro, Italie, USA, Espagne, Croatie, que des nations phares du water-polo ndlr.)
- C’était une poule super dure, on s’en est bien sorti, je pense qu’on aurait pu faire un quart de finale. On n’a pas réussi mais on peut être fier des matches qu’on a joués en battant notamment lors du dernier match la Croatie qui est vice-championne olympique. Donc c’est vraiment prometteur pour la suite.

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Antoinette Nana Djimou Heptathlon CA Montreuil 93

Comment vous sentez-vous après cet heptathlon qui ne s’est pas déroulé comme vous l’espériez ?
- Je me sens frustrée, je rentre sans médaille. Ce n’est pas grave, il faut oublier.

Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Je me suis trop mis la pression et ce n’était pas comme d’habitude et c’est pour ça que ça n’a pas marché. Ce n’est pas une question de mental, c’est plus physique. Est-ce qu’il y a eu une surcharge d’entraînement, les entraineurs ne savent pas encore. Il va falloir comprendre… La suite ? Rendez-vous au Décastar !


Photos : Georges Makowski et @Paris2024

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