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Barbara is back !

Barbara Fonseca avait arrêté le vélo durant sept ans. Mais l’envie était trop forte et l’an dernier, elle s’est remise en selle. Après une première année plutôt réussie, elle rejoint St-Michel Auber 93 pour la saison 2019 et à 29 ans est sélectionnée en équipe de France Elite, comme deux de ses coéquipières. Joli come-back !

A huit ans, son père l’a amenée voir un cyclo-cross. « J’ai vu les garçons qui traversaient une grande flaque de boue, j’ai dit : « c’est ça que je veux faire ! » » Dès ses débuts, Barbara montre une belle ténacité et dans les courses mixtes pour enfants, elle est régulièrement devant. A 16 ans, elle continue de progresser et rêve de vivre de sa passion. Mais le cyclisme féminin est loin d’être aussi professionnalisé que chez les hommes, et à 21 ans Barbara se rend compte qu’à moins d’être dans les 15 meilleures mondiales, il n’est pas question d’en vivre… Alors elle renonce et se consacre à ses études de professeur d’EPS. Les années passent ensuite, et le vélo prend la poussière. « Je me suis consacrée à d’autres choses, d’autres activités. Mais je n’ai pas trouvé ma place. Reprendre le vélo ? Mais j’avais peur d’être nulle après tant de temps ! » Mais l’appel de la route est le plus fort, et Barbara Fonseca accroche à nouveau un dossard à son maillot. Une première saison de reprise, mais qu’elle termine avec de bonnes places.
Alors Barbara en veut plus. Malgré les difficultés à concilier son emploi du temps de professeur d’EPS avec les longs entraînements quotidiens, malgré les week-ends passés loin de ses proches, elle veut participer à de plus grandes courses. Goûter encore à l’adrénaline du moment qu’elle aime tant, l’échappée. Attendre le bon moment, le relief favorable, puis oser. Mains basses sur le guidon, appuyer comme une forcenée sur les pédales pour quitter la sécurité du peloton et tenter sa chance, en solitaire. Alors tout change. Fini le ronronnement rassurant autour des dizaines de roues qui caressent le bitume, elle n’entend que son propre souffle. Plus moyen de se cacher derrière une roue pour se protéger du vent, il faut l’affronter seule. Mais les encouragements des rares spectateurs ne sont à partager avec personne, et mètre après mètre, l’espoir d’une victoire se rapproche. Alors, malgré les jambes qui font mal, malgré le souffle court, Barbara doit tenir, tenir, tenir…

2019, direction Auber

Barbara se rapproche en fin de saison dernière de l’équipe St Michel Auber 93. « J’avais besoin d’une structure plus solide, plus ambitieuse. Sur piste lors des américaines (courses en duo), j’étais en binôme avec Océane Tessier. Elle était déjà à Auber, alors le contact s’est fait comme ça. C’est une très bonne équipe, structurée et on nous donne des moyens comparables à ceux des garçons. En plus, je connaissais déjà toutes les filles et je m’entendais bien avec toutes. » Un élément important dans ce sport certes individuel, mais qui se pratique en équipe.
L’orange et le blanc vont plutôt bien à Barbara, puisqu’elle a été sélectionnée avec sa coéquipière d’Auber, Sandrine Bideau, en équipe de France Elite pour participer à deux courses du calendrier international UCI : la Classique du Morbihan le 31 mai et le lendemain 1er juin le GP de Plumelec. Une autre fille d’Auber, Marine Strappazzon, est sélectionnée pour participer au Tour de Bretagne Féminin.

« Je pense que ce n’est pas tant pour mes résultats que pour mon attitude en course que j’ai été sélectionnée. Parfois, plutôt qu’une bonne place acquise en étant restée au chaud dans le peloton, on préfère celle qui tente l’échappée, qui se bat devant. » Et ça, ça ressemble bien à Barbara Fonseca. Dans une équipe cycliste, chacune a son rôle. Alors elle imagine que pour sa prestation sous le maillot bleu, elle devra jouer la partition « de la coéquipière au service des leaders. Cela me va tout à fait, il faut dire que lorsque j’ai repris le vélo, j’étais loin de m’imaginer sélectionnée en équipe de France ! »
Avec St Michel Auber 93, l’objectif est clairement la Coupe de France division nationale féminine par équipe. « Pour l’instant nous sommes quatrièmes. Nous pouvons espérer une place sur le podium. Et il est obligatoire d’être dans les dix ! En effet, il y aura deux divisions nationales, la 1 et la 2. Seules les dix premières seront dans la 1, pas question de la laisser échapper ! »

Photo : LusoJornal/Daniel Marques

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