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Sport scolaire Pantin

Avec son festival, l’UNSS 93 signe une victoire par K.O.

Organisée par l’UNSS de Seine-Saint-Denis avec le concours du Département, la 3e édition du festival des sports de combat s’est déroulée le 28 novembre au gymnase Maurice-Baquet de Pantin. L’occasion pour 200 collégiens et lycéens de s’initier, une journée durant, à dix disciplines. L’engouement était au rendez-vous.

La scène est cocasse. Installés sur deux petits rings pour une initiation à la boxe anglaise, les élèves enchaînent uppercuts, crochets et directs… en kimono de judo ou de karaté. Voilà qui résume assez bien l’état d’esprit du festival des sports de combat proposé pour la troisième année consécutive par l’Union nationale du sport scolaire (UNSS) de Seine-Saint-Denis, avec le soutien du Conseil départemental, au gymnase Maurice-Baquet de Pantin, mercredi 28 novembre.
Lors de cet événement, collégiens et lycéens, cette année au nombre de 200 (100 filles, 100 garçons, parité parfaite) et issus de 17 établissements scolaires, étaient invités à découvrir dix disciplines sportives, sans temps mort ou presque, à travers des ateliers animés par des profs d’EPS et des encadrants de clubs. Au menu : judo, karaté, taekwondo, boxe anglaise, lutte, muay-thaï, escrime, capoeira, aéroboxe et canne.

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La canne ? Oui, vous avez bien lu. Méconnu du grand public, ce sport de combat français, associé à la Fédération française de savate boxe française, se pratique à l’aide d’un bâton de châtaignier de 95 cm de long avec lequel le « tireur » doit toucher son adversaire. « Dans les années 1920, la canne était à la mode chez les hommes. Certains se sont mis à l’utiliser comme arme de défense », explique doctement Ludovic Petey, cadre fédéral. « J’ai tout de suite accroché parce que c’est un sport original et très rythmé », confie Joshua, 12 ans, du collège Jean-Jaurès de Saint-Ouen. Dieynaba, sa camarade de classe, trouve la pratique « plaisante, mais pas autant que le taekwondo ».

Gros succès pour le taekwondo

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Ah, le taekwondo ! Lors de cette édition, l’art martial coréen a remporté tous les suffrages. Bon nombre de jeunes sportifs interrogés ont désigné cette discipline, aux techniques de coups de pied spectaculaires, comme étant leur préférée. De l’atelier à la démonstration finale en fin de journée, la fièvre n’est jamais redescendue. Les raquettes, un accessoire d’entraînement, y sont pour beaucoup : ces sortes de grandes castagnettes en simili cuir claquent bruyamment au moindre contact et « donnent l’impression d’être un super pro », témoigne Hamza, 11 ans, en 6e au collège Travail- Langevin de Bagnolet. « Au taekwondo, on se défoule, on crie, on exulte assez facilement, admet Laure Trébouet, prof d’EPS et de taekwondo à l’ensemble scolaire Françoise-Cabrini de Noisy-le-Grand.
Samira, 13 ans, en 4e au collège Auguste-Delaune de Bobigny, fait exception : elle a eu un coup de cœur pour l’escrime qu’elle imaginait plus violent et « pas aussi intense sur le plan physique ». « J’ai senti cette année un très fort engouement de la part de nos jeunes, se réjouit Marie-Claude Fenoll, directrice de l’UNSS 93. Les compétitions départementales, académiques et nationales représentent seulement trois rendez-vous dans l’année. Ce festival donne donc la possibilité aux associations sportives de montrer une fois de plus de quoi elles sont capables. » Et de connaître, qui sait, un destin à la Jean-Marc Mormeck (boxe), Sarah Ourahmoune (boxe), Gwladys Epangue (taekwondo) ou Mélonin Noumonvi (lutte), qui ont tous fait leurs premières armes dans le sport scolaire.

Photos : @Sylvain Hitau

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