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Alexandre Cassin, show bouillant

A 23 ans, ce membre du Saint-Denis US 93 tennis de table s’apprête à vivre ses premiers Jeux. Le 1er août, cet attaquant pur jus, au tempérament de feu, sera jeté dans le grand bain de la compétition, aux côtés d’Emmanuel Lebesson et de Simon Gauzy, dans l’épreuve par équipes. Petit portrait.

Explosivité, spontanéité, prise de risques : voilà des mots qui correspondent bien au jeu d’Alexandre Cassin. Le champion d’Europe 2014 et 2016 juniors, qui aura vécu cette année sa 3e saison au SDUS, ne s’économise pas au bord d’une table de ping-pong. Si l’on ne doute pas que les pongistes soient des athlètes accomplis, lui l’est encore davantage. « Au départ, je faisais du foot. Je n’ai choisi le tennis de table qu’à 9 ans, à mon arrivée en métropole », nous confiait le Guadeloupéen, natif de Basse-Terre, alors qu’il venait de signer à Saint-Denis, en 2018.
Par le passé, cette fougue pouvait avoir un revers de la médaille, le faisant sortir de certains matches. Mais le passage des années et le travail du staff de l’équipe de France mais aussi du SDUS Saint-Denis l’ont canalisé. « C’est un sanguin, c’est sûr. Après, ce n’est pas non plus Benoît Paire... Et c’est aussi ce qui fait son charme », remarque-t-on du côté du SDUS, club qu’il a contribué à maintenir encore cette saison en Pro A, avec une 6e place en championnat Elite. Une constance et une implication qui lui ont au final permis de prendre le meilleur sur Can Akkuzu et Tristan Flore, avec lesquels il était en balance pour la 3e place dans l’épreuve du par équipes.

Pige allemande

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Mais en dépit de ses 23 ans et de sa relative inexpérience, pas question pour lui de se cacher. « Pour moi, avoir de l’ambition, c’est forcément penser à une médaille. On est dans les 8 meilleures nations du monde, donc j’y crois, même si bien sûr le chemin va être long », confiait-il à son arrivée à Tokyo.
A l’en croire, le trio Lebesson-Gauzy (les deux sont d’ailleurs aussi passés par le SDUS) et lui pourrait être une bonne formule pour performer au Japon : « deux anciens avec un jeune comme moi, ça fait un bon mix. Ça peut donner quelque chose de fort », remarquait celui qui est aussi soutenu par le Département dans le cadre du dispositif Génération Jeux.
Sous ses airs de dur à tatouages (il en a toute une collection sur les bras et les épaules), Alexandre Cassin cache aussi une grande sensibilité. Le garçon a par exemple la reconnaissance du ventre : s’il part l’année prochaine à Fulda, un club de la Bundesliga, le championnat allemand, il a tenu à conserver une licence au SDUS pour y jouer les compétitions individuelles nationales. « C’est un garçon attachant. A la fin du championnat par équipes de cette année, il a tenu à nous dire à quel point Saint-Denis avait été important pour lui permettre de se relancer et d’atteindre son rêve olympique », souligne le président du SDUS tennis de table Jean-Claude Molet. A tel point qu’Alex Cassin aurait aussi déjà promis de faire les prochains Jeux de 2024 sous le maillot de Saint-Denis. En attendant, c’est show time, Cassin Time.

Christophe Lehousse
Photo (bas) : ©Nicolas Moulard

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