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Héritage J.O.P. 2024

Aire des Vents et Terrain des essences : le plein de nature pour le plus grand bonheur des habitant.e.s.

Que faire de 27 hectares de terres fatiguées et 13 autres de terres polluées entre La Courneuve et Dugny ? Le Département a décidé, à la fois, de les consacrer à un nouveau parc départemental mais aussi d’agrandir le parc Georges-Valbon. Grâce aux Jeux Paris 2024, les habitant.e.s vont gagner 33 ha en espaces naturels et en biodiversité. Les travaux qui commencent en mars vont aussi à terme permettre d’accueillir un éco-quartier.

Marcher sur l’Aire des Vents, c’est faire appel aux souvenirs. Si vous êtes, un jour, venu.e au Salon de l’aéronautique du Bourget, c’est probablement là que vous avez garé votre véhicule. Si vous êtes déjà allé.e à la Fête de l’Huma, ces dernières années, c’est dans ses allées bitumées que vous vous êtes promené.e. Au milieu des stands, guidé.e par l’asphalte pour approcher de la grande Scène, malgré la foule.

L’Aire des Vents n’a jamais été synonyme de biodiversité, mais elle va le devenir. C’est sans doute le premier exploit des Jeux Olympiques. Pour y parvenir, la Solidéo* prend en charge les futurs aménagements et principalement le Village des Médias.

Un nouveau parc départemental de 20 ha pour 2024 sur l’Aire des Vents

Le challenge en cinq résolutions :

La première, avant toute intervention : désimperméabiliser les sols. Faire en sorte que toute goutte de pluie tombant au sol rejoigne la nappe phréatique. Et ce, sans devoir passer par des réseaux enterrés et des stations d’épuration.

La deuxième : La Solidéo va bâtir un écoquartier, sur 7 ha, avec énergie biomasse, pôle de santé, écoles, crèche, gymnase et 1 000 m2 de commerces pour faire ses courses du quotidien à pied. C’est là qu’à l’été 2024, le Village des médias accueillera et logera les 2 000 journalistes et techniciens du monde entier.

La troisième : y planter des arbres par milliers et transformer 20 ha en un véritable parc départemental, très étroitement relié au Parc Georges-Valbon et à la ville de Dugny par la création de 2 entrées.

La quatrième résolution : faire disparaître la moitié des voitures qui la longent. L’actuelle avenue du Maréchal Leclerc de Hautecloque deviendra une simple route adossée à une très belle piste cyclable. Ceux qui appréciaient y venir en vélo, pourront donc revenir pédaler sur sa boucle cycliste d’1,5 km, comme à Longchamp ou au Bois de Vincennes. Ouverts aux débutants avec « petits roues » à l’arrière et aux mordus de la petite Reine.

Développer l’usage sportif et de loisirs

Pour imaginer à quoi ces m2 gagnés pourraient nous être utiles, le Département comme à son habitude ouvre le débat. Les associations sportives, les associations environnementales et les habitant.e.s du quartier et des villes voisines pourront s’exprimer. Quels rôles comptent-ils jouer dans l’animation de cette nouvelle extension ? Comment souhaitent ils voir gérer et protéger l’Aire des Vents ? Au fil de l’année, des rendez-vous leur seront proposés.

Cinquième résolution : délocaliser l’entreprise de traitement des déchets industriels Chimirec, située à proximité.

Non loin de là, le Terrain des essences va lui aussi être transformé grâce aux Jeux. Cédé au Département cette année, il va, à partir du mois prochain, commencer à être dépollué. Dépollution des sols. Dépollution des nappes phréatiques.

Le coût total des travaux (dépollution, aménagement et équipement) est pris en charge par la Solideo (12M€).

Si la Solideo finance cette dépollution impossible jusque-là, c’est qu’ici-même à l’été 2024, le terrain des essences accueillera les épreuves de tir sportifs. 15 épreuves sportives de niveau mondial y seront disputées. 340 athlètes internationaux, 170 femmes et 170 hommes réuni.e.s pour la grande fête de l’Olympisme pendant une dizaine de jours.
Une fois les Jeux terminés, la fête finie, le Terrain des Essences sera vraiment intégré au Parc Georges-Valbon.

Le Parc Georges-Valbon agrandi de 13 ha

Partagé en trois parcelles, le terrain des Essences offrira trois usages. La première servant de refuge pour la biodiversité restera inaccessible au public. Cette « réserve écologique » de 3,65 hectares aura pour vocation de protéger la faune. La seconde de même taille sera aménagée pour permettre des activités pédagogiques en lien avec la biodiversité. La troisième quant à elle sera aménagée et équipée pour la détente, le jeu et la promenade.

Que les amoureux des crapauds calamites se rassurent, cette transformation ne se fera pas sans eux. Pour préserver l’espèce, le Département et l’Armée ont déjà mené, au printemps 2019 et à l’été 2020, deux opérations de sauvetage de près de 1000 crapauds calamites.

D’autres actions complémentaires sont à l’étude. Comme la possibilité de leur créer des mares, de déplacer leurs zones de pontes dans la zone refuge, ou encore de leur aménager un habitat avec végétation et micro topographie adaptées où ils se sentiront chez eux.

*Pour rappel, la Solidéo, c’est l’une des structures qui mène de nombreux chantiers nécessaires à l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, au côté de Paris 2024 et des collectivités.

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Le 4 février 2021 visite de l’Aire des Vents et du terrain des essences dans le cadre des Jeux Olympiques et paralympiques de paris 2024. En présence notamment de Stéphane Troussel, Président du Département de la Seine-Saint-Denis, Bélaide Bedreddine, Vice-président en charge de l’écologie urbaine, Paris 2024 et la Solideo.

Ils et elles ont dit

Stéphane Troussel, président du Département de la Seine-Saint-Denis :
"Nous allons planter ici plus de 10 000 arbres. Un nouveau parc verra le jour sur l’Aire des vents et le Parc départemental Georges-Valbon sera agrandi. Au total, ce sont 33 ha qui seront rendus aux habitant.e.s pour qu’ils- elles profitent de la nature ou des activités de loisirs."

Nicolas Ferrand, directeur exécutif de la SOciété de LIvraison DEs ouvrages Olympiques (Solideo)
« Nous avons en charge de livrer 62 ouvrages pour les Jeux. Le Village des médias en est un. Nous allons ici accueillir des journalistes. C’est là où ils vont vivre pendant les JO. Ce sera l’image de la France. Nous allons leur montrer ce que nous savons faire de mieux dans un site complètement vert, nous qui sommes un grand pays constructeur. Il nous reste 34 mois et 26 jours avant la livraison. »

Gilles Poux, maire de La Courneuve :
«  Ici, sur le Terrain des Essences, il y avait des murs d’enceintes, des miradors qui enfermaient le parc Georges-Valbon. Ce terrain appartenait au ministère des Armées. Ce qui explique que son sol est extrêmement pollué. Avec cette mutation, nous allons récréer les conditions pour ce parc respire complètement ». 

Marthe Mouradian, chef du service études, accueil et nature au Département de la Seine-Saint-Denis :
« Dès le mois de mars, des travaux de dépollution vont démarrer sur le terrain des Essences. Ils concernent les sols et la nappe alluviale, où on a trouvé une couche d’hydrocarbures assez conséquente. Ces travaux vont continuer jusqu’à l’automne 2022. »

Francis Redon, président de l’association Environnement 93 :
« On travaille depuis longtemps avec le Département sur les questions environnementales. Et notamment sur les sites Natura 2000. Sur le Terrain des Essences, j’ai participé au déménagement des crapauds. Au-delà du projet environnemental, d’un point de vue de l’aménagement urbain, ce projet est intéressant. Il est bénéfique pour le Département, La Courneuve et Dugny. »

Dossier de presse pour en savoir plus sur le projet et découvrir les images de synthèse

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